Un vol Tel Aviv-Vienne contraint d’atterrir à Sofia après une alerte à la bombe
Après une alerte à la bombe signalée à l’approche de la Roumanie, l’équipage a préféré rejoindre Sofia plutôt que de poursuivre vers Vienne.
En bref
- Le vol OS82 d’Austrian Airlines reliait Tel Aviv à Vienne le dimanche 18 octobre.
- L’équipage a signalé une menace à la bombe à l’approche de la Roumanie.
- L’Airbus A320, avec 51 passagers et six membres d’équipage, s’est posé à Sofia à 20h42 CEST.
- Un chasseur MiG-29 bulgare a escorté l’appareil jusqu’à l’atterrissage.
Le vol OS82 d’Austrian Airlines, parti de Tel Aviv à destination de Vienne, a changé de cap vers Sofia, en Bulgarie, le dimanche 18 octobre, après le signalement d’une menace à la bombe à son bord, selon la compagnie aérienne autrichienne.
L’alerte a été transmise alors que l’appareil approchait de l’espace aérien roumain. Le ministère bulgare des transports a précisé que « pendant le vol, à la frontière avec la Roumanie, l’équipage a signalé une menace à la bombe et a décidé d’atterrir exceptionnellement à Sofia ». L’Airbus A320, immatriculé OE-LZE, comptait 51 passagers et six membres d’équipage à son bord, un chiffre confirmé à la fois par la compagnie et par les autorités bulgares.
Ce type de signalement déclenche systématiquement une intervention militaire de précaution. Un chasseur MiG-29 de l’armée de l’air bulgare a escorté l’appareil jusqu’à son atterrissage, conformément aux procédures en vigueur dans ce genre de situation.
La trajectoire minute par minute
Les données publiques de suivi aérien permettent de reconstituer la séquence de l’incident.
| Heure | Événement |
|---|---|
| 21h10 (heure locale), 20h10 à Paris | L’appareil pénètre dans l’espace aérien roumain avant de faire demi-tour vers le sud |
| Même période | Le transpondeur de l’Airbus diffuse le code 7700, signal d’urgence générale, d’après ADS-B Exchange |
| 20h42 CEST (18h42 GMT) | L’avion se pose à Sofia, selon Austrian Airlines |
Fouille de l’appareil et enquête ouverte à Sofia
Dès l’arrêt au sol, l’ensemble des occupants a quitté l’appareil. Les équipes de sécurité ont commencé à inspecter l’Airbus une trentaine de minutes après la transmission de l’alerte, d’après des informations publiées par Le Monde. Les autorités bulgares ont de leur côté mis sur pied une cellule dédiée à la gestion de l’événement et lancé des investigations pour déterminer l’origine du signalement.
Austrian Airlines a détaillé la suite prévue pour les voyageurs concernés : « Une fois la fouille de l’appareil terminée, les passagers seront réenregistrés sur d’autres vols aussi vite que possible ». Sollicité par l’agence Reuters pour un commentaire, le ministère bulgare des transports n’avait pas réagi dans l’immédiat, selon des informations rapportées par zonebourse.com.
L’immobilisation prolongée d’un appareil le temps d’une fouille complète entraîne généralement des répercussions sur la suite du programme de vols de la compagnie concernée, les équipages et les avions devant être réaffectés une fois l’inspection achevée. Pour les passagers, ce type de procédure se traduit concrètement par une attente au sol avant toute nouvelle prise en charge, le temps que les contrôles de sûreté soient menés à leur terme.
D’autres épisodes récents dans le ciel européen
Cet épisode intervient après deux autres incidents aériens survenus récemment dans la région.
- Le commandant de bord d’un vol Flydubai assurant la liaison entre Dubaï et Tel Aviv a été la cible d’une agression de son copilote fin septembre, celui-ci ayant cherché à faire piquer l’appareil vers le sol avant d’être maîtrisé.
- Quelques jours avant le déroutement du 18 octobre, la Croatie et l’Allemagne ont fait décoller des avions de chasse à la suite de l’émission involontaire d’un signal de détournement par un vol commercial assurant la liaison entre Corfou et Nuremberg.
Les sources consultées n’établissent aucun lien de cause entre ces trois épisodes distincts. Pour l’heure, ni l’identité ni les motivations de l’auteur de la menace signalée sur le vol OS82 n’ont été rendues publiques.
Photo : Alejandro Henriquez / Pexels
