Yonathan Halimi, le fils de Sarah s’est jusqu’à présent peu exprimé sur les médias. Mais suite à la décision de la cour de cassation,Yonathan a décidé de sortir de l’ombre. Il a accepté de nous rencontrer et d’évoquer la mémoire de sa mère, la « décision de justice », les éventuels recours…

Tel Avivre: Bonjour Yonathan, tout d’abord merci d’avoir accepté cette rencontre zoom, Nous savons que c’est très compliqué émotionnellement…

Yonathan: C’est très difficile, mais après la décision prise par la cours de cassation, je me devais de parler parce que, face à une telle injustice, la mobilisation se doit d’être générale et pas seulement communautaire. Ce déni de justice doit aussi mobiliser la population francaise, car l’impunité est un danger mortel.

Tel Avivre: avant de revenir sur cette décision de justice incompréhensible, nous souhaitons rendre hommage à votre mère z »l. Pouvez nous parler d’elle, de la femme, de la mère, de son parcours de vie

Yonathan : les medias présentent souvent ma mère comme une vieille femme mais elle n’était pas vieille, elle n’avait que 65 ans, elle était dynamique et avait des projets. Elle est née en France, y a grandi et étudié. Ses parents sont venus d’Algérie avant sa naissance. Ma mère était une femme pourvue d’une grande sensibilité, de beaucoup de générosité, elle s’intéressait à l’autre…elle était médecin et directrice d’une crèche, rue Vieille du Temple dans le Marais. Elle aimait les enfants, elle a voulu consacrer sa vie à ces petits êtres qui, selon elle, dont dotés de beaucoup de sensibilité et d’intelligence, et méritent de l’attention et du respect. J’avais 7/8 ans quand nous nous sommes installés 30 rue de Vaucouleur dans le quartier de Belleville, j’en ai aujourd’hui 40. Cela faisait donc longtemps, très longtemps qu’elle vivait dans cet appartement. À l’époque, ce n’était pas le Belleville que l’on connaît aujourd’hui. On vivait, juifs et musulmans, dans une bonne entente.

Tel Avivre: Concernant « l’affaire » que souhaitez vous dire?

Yonathan: J’ai beaucoup de questions, beaucoup de pourquoi sans réponse. Pourquoi n’a t-on pas mené d’enquête ? Pourquoi consommer du cannabis, n’est non seulement pas considéré comme un fait aggravant mais comme une circonstance atténuante pour cet asssassin? Pourquoi n’ayant jamais eu d’antécédent psychiatrique,  a-t-on estimé que cette fois il a été en proie à une « bouffée délirante » qui a « aboli son discernement » alors que la cour a finalement retenu le caractère antisémite du crime. Une antinomie selon moi. Et  pourquoi aujourd’hui ne prend-il aucun traitement médical? Pourquoi la déclaration du docteur Bensoussan,  qui l’avait expertisé comme irresponsable et qui a ensuite déclaré devant 50 personnes s’être trompé, n’a -t-elle pas été enregistrée et prise en compte. Pourquoi?….L’impunité qui vient d’être donnée au crime est un danger mortel pour tous.

Tel Avivre: Existe-t-il encore des recours?

Yonathan: du point de vue juridique, les avocats planchent sur le sujet. Ce que je sais, c’est que le débat doit rester vivant quelque soit le recours judiciaire. Je suis très touché par la mobilisation de toute la communaute juive. C’est le seul moyen de faire changer les choses. Tous ceux qui veulent nous soutenir et se mobiliser à nos côtés, sont invités à nous rejoindre sur la page facebook:

Yonathan Halimi et le groupe Agissons Pour Sarah Halimi

A Sarah Halimi z »l

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1 COMMENT

  1. Yonathan Halimi a tout à fait raison il faut mobiliser les gens pour une justice équitable pour tous ; les mus eux sont toujours ou détraqués ou sous l’ effet de la drogue ; il faut une justice pour la défense et le droit pour les Juifs comme pour les autres ; il faut stopper l’islamisme racisme antisémite et anti Juif ; nos gouvernements nationaux et européen sont le 4 ième reish cela doit cesser .

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