Et en avant la musique grand spectacle. En un temps où le plus petit témoignage d’amitié prend une dimension exceptionnelle, remercions André Rieu de ne pas oublier Israël à l’instar de tous les pays à travers le monde qu’il a inscrit pour promouvoir son spectacle. Remercions-le d’avoir laissé le drapeau bleu et blanc au milieu de tous les autres drapeaux, que l’on puisse penser que son épouse, élevée dans une famille de résistants, y soit pour quelque chose n’y change rien (sa belle-mère n’avait pas hésité une seconde à prendre tous les risques possibles pour cacher chez les uns et les autres moult familles juives, leur apporter des coupons de nourriture, suivre leur parcours et tenter de les réunir lorsque par exception, tous n’avaient pas été assassinés par les nazis).

andre-rieu.

Lui est né le 01 octobre 1949 à Maastricht, en Hollande. Il a grandi au sein d’une famille de musiciens, son père dirigeait lui aussi un grand orchestre. Il commence à apprendre le violon et développe une véritable passion pour cet instrument dès l’âge de 5 ans. Très doué il s’inscrit au conservatoire de Bruxelles en 1974 et y remporte le premier prix. Etudes terminées, il intègre l’orchestre symphonique du Limbourg, mais c’est d’être à la tête du sien qui le fait rêver !
Remercions André Rieu d’apporter une musique légère, une musique sans façons, une musique qui ne vous prend pas la tête pas plus qu’elle ne se prend au sérieux, une musique servie tout de même depuis 1987 par le « Johann Strauss Orkest » un groupe de musiciens avec lequel il s’est ouvert le chemin qui mène au succès.
Sa force : Ne pas hésiter à mêler un extrait d’une symphonie de Beethoven et une chanson populaire. Et tant pis pour les puristes….
Son interprétation personnelle, une espèce de vulgarisation de la musique classique, en particulier à propos des valses, lui ouvre depuis longtemps déjà, tous horizons confondus, le cœur de gens simples qui achètent ses disques, le suivent en concert appréciant les costumes, les ballons, les effets de lumières multicolores et ne rechignent pas à acheter tous les à-côtés mercantiles vendus en parallèle dans la salle ou sur son site internet. Et tout cela avec la douceur d’un sourire à contretemps. Car en fait André Rieu, ce qui ne gâte rien est un redoutable homme d’affaires qui gère sa musique comme d’autres un site à la mode, un commerce florissant ou une industrie à la pointe du succès.
Il a fait des valses viennoises un véritable business : 1 nouvel album, des dizaines de millions de disques vendus, des dizaines de tournées par an, toutes plus triomphales les unes que les autres tout autour du monde, on peut admettre qu’il circule dans son jet privé, roule en voiture de luxe et possède un château. André Rieu est à la tête d’une « holding-familiale » des plus sympathiques. Outre son épouse Marjory qui travaille à ses côtés depuis le début, André a fait appel à son frère Jean-Philippe, ancien chef d’orchestre, véritable homme à tout faire de la boutique. C’est lui qui gère les films de promotion. Lui aussi qui le conseille dans ses choix artistiques et lui compose même des mélodies. Pendant les vacances, c’était son fils Pierre, il y a quelques années pris en stage qui apprenait le rôle de directeur technique. Tout ce petit monde réuni à Maastricht, au « Château », une demeure du XIVème siècle dans laquelle le violoniste a installé le QG de son entreprise. C’est là que toutes les décisions se prennent. C’est là aussi que les services commerciaux veillent à la bonne vente des produits dérivés. Car, sur son site Internet (andrerieu.com), on ne trouve pas que des disques, des vidéos ou des DVD. Il est possible de commander des assiettes, des tasses à café, des cravates, des boutons de manchette, j’en passe et des meilleurs et même d’acheter ses billets de concert, conseil appuyé de commentaires sur les spectateurs qui payent « leurs billets beaucoup trop chers auprès d’agences, sur des sites d’intermédiaires douteux qui proposent des billets à un prix nettement supérieur au prix normal ou même de faux billets qui n’ont aucune valeur » (Sic).
Le plus fort, peut-être, c’est d’avoir mis en ligne un site de voyages sur lequel on trouve cette invite : « Profitez du concert d’André Rieu pour passer un agréable séjour dans un hôtel tout proche » !
Cologne, déjà complet en avril, Salzburg, Ljubljana, Zagreb en mai, Prague et Vienne en juin, etc. Bizarre…. Pourquoi rien en Israël. Allons, ne gâchons pas notre plaisir. Mieux vaut profiter du moment présent et se laisser emporter…C’est une valse !

par Bely Landerer – Tel-Avivre –

Concert à Tel-Aviv les 3 – 4 – 5 et 7 avril 2018

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2 COMMENTS

  1. Il peut se faire boycotter par les pays arabes c est pas c est dégénérée qui vont remplir les salles philharmoniques à part leur chansons de merde oum kelssoum

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