Depuis ce matin avant le lever du soleil, les juifs observants jeûnent pour commémorer l’intervention héroïque de la reine Esther qui a sauvé le peuple juif de l’anéantissement ordonné par Aman. Les faits datent de l’époque de l’empire perse qui remonte à l’exil babylonien (destruction du Premier Temple de Jérusalem)  jusqu’à la construction du Second Temple. Si Hanouka est le dernier miracle à l’époque du Beth Hamikdach, Pourim a été le premier grand miracle en-dehors d’Israël. Nos Sages nous enseignent que la délivrance de Pourim, s’est accompagnée d’un renouvellement de l’engagement des Juifs de se conformer aux traditions pour (re)découvrir la vraie réalité du monde qui se cache derriere les apparences. Et c’est sans doute pour transcender les apparences du monde que l’on a coutume de se déguiser et de boire jusqu’à l’ivresse…

Photo de Matanya Tausig / Flash90
Photo de Matanya Tausig / Flash90

Au cinquième siècle avant notre ère, le juif Mardochée s’attire la colère d’Haman, premier dignitaire de l’Empire perse, en refusant de s’incliner devant lui. Pour se venger, Haman rédige un décret d’extermination de tous les juifs de l’Empire. Le tirage au sort ( « pour » signifie sort, « pourim » des sorts (destins en hébreu) est alors utilisé pour définir la date propice au massacre, finalement fixée au 13e jour du mois d’adar du calendrier hébraïque. Mardochée fut le tuteur de la reine Esther,  avant qu’elle ne devienne reine de Perse. C’est lui qui avait encouragé la jeune Esther à cacher ses origines juives à son futur époux. Pour sauver son peuple de l’extermination, la reine Esther organise un festin durant lequel elle révèle enfin ses origines juives au roi, au péril de sa vie. Face à cet acte courageux, le roi autorise les juifs à se défendre des assaillants envoyés par Haman et le fait pendre ce dernier à la potence que celui-ci réservait à Mardochée.

Mais pourquoi se déguise-t-on  à Pourim ?

La fête de Pourim commémore donc le miracle qui sauva les juifs de l’extermination au Ve siècle avant notre ère. Ces événements relatés dans le Livre d’Esther sont célébrés sur deux jours, les 13e et 14e jours du mois d’Adar de l’année hébraïque (qui tombe en février ou mars selon les années). Cette année c’est le 28 février et le 1er mars. Le premier jour est marqué par le jeûne. Le second fait place à de nombreuses réjouissances: repas festifs commémorant les banquets décrits dans le Livre d’Esther, échange de nourriture entre amis et membres de la famille, dons aux pauvres, sans oublier le carnaval, les masques, les déguisements, les parades costumées.

À la fin du jeûne, la tradition veut que les gens se déguisent et célèbrent cette fête dans la joie, et même l’ivresse jusqu’à ne plus pouvoir différencier le bien du mal.

« Le monde est un masque qui cache une réalité plus profonde. Mais c’est un masque unique: il cache mais il révèle; il est opaque mais il est transparent.’’ Rav Akiva Tatz, Worldmask – Le Masque du monde.

Cliquez ici pour lire la suite de l’article « Bas les masques » de Yehouda Guenassia 

 

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3 COMMENTS

  1. […] Depuis ce matin avant le lever du soleil, les juifs observants jeûnent pour commémorer l’intervention héroïque de la reine Esther qui a sauvé le peuple juif de l’anéantissement ordonné par Aman. Les faits datent de l’époque de l’empire perse qui remonte à l’exil babylonien (destruction du Premier Temple de Jérusalem)  jusqu’à la construction du Second Temple. Si Hanouka est le dernier miracle à l’époque du Beth Hamikdach, Pourim a été le premier grand miracle en-dehors d’Israël. Nos Sages nous enseignent que la délivrance de Pourim, s’est accompagnée d’un renouvellement de l’engagement des Juifs de se conformer aux traditions pour (re)découvrir la vraie réalité du monde qui se cache derriere les apparences. Et c’est sans doute pour transcender les apparences du monde que l’on a coutume de se déguiser et de boire jusqu’à l’ivresse… Lire la suite sur tel-avivre.com […]

  2. C’ EST POUR SE SOUVENIR
    POUR BIEN COMPRENDRE, VOIR LE CELEBRE OPERA DE VERDI  » NABUCO » TOUT Y EST RELATE LE CHOEUR DS ESCLAVES JUIFS ET LA DELIVRANCE DU JOUG PERSE OU BABYLONIEN
    BENJAMIN DJEBALI

  3. En fait en aucune circonstance nous ne devons boire jusqu’à l’ivresse et encore moins jusqu’au delirium tremens qui nous mettrait en maladie…. D’ailleurs l’ivresse décrit bien l’état joyeux et non point un état de soûlographie totale…. l homme religieux peut être heureux mais se comporter comme un pochard jamais…. Arour Aman et Baroukh Mordekhai sont 2 expressions qui ont la même guematria … Il suffit donc d’un seul et simple verre pour pouvoir confondre les deux et continuer a garder en tete le reste des mitsvot qui nous incombe d’accomplir : on doit boire de l’alcool pour être joyeux et jamais pour rouler sous la table a l’image d’un porc se vautrant dans sa fange …. l’homme doit être au dessus de l’animal et non point se rabaisser plus bas que lui ! De plus il vaut mieux garder l’esprit clair la nuit de Pourim pour pouvoir écouter chaque mot de la Meguila Esther a la prière du matin car avec la gueule de bois la concentration ne serait pas suffisante pour répondre a cette Mitsvah d’écoute qui nous est demandée…

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