L’unité de lutte contre la corruption de la police israélienne avait arrêté dimanche des hauts responsables  de Bezeq et deux ex-collaborateurs de Netanyahou à l’époque où le premier ministre était aussi ministre des communications. Il s’agit de Nir Hefetz, conseiller aux médias, ainsi que Shlomo Filber, nommé par Netanyahou au poste de directeur général du ministère des Communications de 2015 à 2017 et aussi de Shaul Elovitch, patron de Bezeq, de Yes et de Walla, ainsi que son épouse Iris et son fils Or sans oublier Stella Handler, la PDG du plus grand groupe de télécommunications d’Israël.

Shlomo Filber , ancien directeur général du ministère des Communications, arrive en prolongation de sa détention provisoire dans l'affaire 4000 devant le tribunal de première instance de Rishon Letzion, le 18 février 2018. Photo par Flash90
Shlomo Filber , ancien directeur général du ministère des Communications, arrive en prolongation de sa détention provisoire dans l’affaire 4000 devant le tribunal de première instance de Tel Aviv, Rishon Letzion le 18 février 2018. Photo par Flash90

Le propriétaire majoritaire de Bezeq, Shaul Elovitch, l’ancien conseiller aux médias du Premier ministre Benjamin Netanyahou, Nir Hefetz, et l’ancien directeur général du ministère des Communications, Shlomo Filber, sont donc parmi les personnalités arrêtées dimanche dans l’affaire de corruption BezeqOr et Iris Elovitch, le fils et la femme du propriétaire de Bezeq ainsi que Stella Handler, la PDG du plus grand groupe de télécommunications d’Israël ont également été arrêtés.

homme d'affaires israélien, Shaul Elovitch, demande la prolongation de sa détention provisoire dans l'affaire 4000 devant le tribunal de première instance de Rishon Letzion, le 18 février 2018. Photo par Flash90
L’homme d’affaires israélien, Shaul Elovitch, actionnaire majoritaire de Bezeq de Walla! et de Yes en détention provisoire dans l’affaire 4000 devant le tribunal de première instance de Tel Aviv,Rishon Letzion le 18 février 2018. Photo par Flash90
Stella Handler , PDG de Bezeq, arrive en prolongation de sa détention provisoire dans l'affaire 4000 devant le Magistrate's Court de Rishon Letzion, le 18 février 2018. Photo par Flash90
Stella Handler , PDG de Bezeq,  en détention provisoire dans l’affaire 4000 devant la Cour de Tel Aviv Rishon Letzion, le 18 février 2018. Photo par Flash90

L’enquête porte sur des soupçons de faveurs accordées par le gouvernement Netanyahou (intérêts économiques des trois compagnies Bezeq  Walla! et  Yes) en échange d’une couverture média bienveillante du Premier ministre mais aussi de pots de vin perçus par ses ex-collaborateurs. Les enquêteurs de la police auraient obtenu des SMS, des emails et des enregistrements  compromettants les personnes impliquées, leurs détentions provisoires devant le tribunal de première instance de Tel-Aviv devraient se prolonger jusqu’à jeudi. Selon Ynet, l’Autorité israélienne de surveillance des marchés financiers détiendrait un «témoignage en or» de l’un des suspects impliqués.

L'ancien directeur du bureau du Premier ministre, Nir Hefetz, arrive en prolongation de sa détention provisoire dans l'affaire 4000 devant le tribunal de première instance de Rishon Letzion, le 18 février 2018. Photo par Flash90
L’ancien directeur des medias du bureau du Premier ministre, Nir Hefetz, en détention provisoire dans l’affaire 4000 devant le tribunal de première instance de Tel Aviv Rishon Letzion, le 18 février 2018. Photo par Flash90

L’enquête préalable de l’autorité de surveillance des marchés financiers avait conclu à des pratiques suspectes avec la recommandation d’inculper les cadres supérieurs de Bezeq, dont Elovitch et Handler, ainsi que de hauts fonctionnaires de sa filiale (la télévision par satellite Yes), laquelle conclusion a conduit à une enquête policière.

Netanyahou n’est pour l’instant pas cité publiquement par la police mais, selon les médias israéliens, lui et sa femme Sara, proche d’Iris Elovitch (la femme du patron du groupe de Télécom) devraient être prochainement interrogés par les autorités.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou dont la police a tout de même recommandé l’inculpation il y a quelques jours  pour corruption, fraude et abus de confiance dans deux autres dossiers. a commenté cette nouvelle affaire dimanche en déclarant: « C’est une autre fausse enquête lancée sous la  pression des médias » avant de preciser :  » La chasse aux sorcières est en plein boum après que les affaires 1000 et 2000 se soient dégonflées et que l’on découvre qu’il n’y avait pas d’air du tout dans l’affaire  3000, les médias ont exercé une énorme pression pour créer un nouveau ballon 4000 (l’affaire Bezeq). Tout l’air en sortira aussi« .

Tel-Avivre- 

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7 COMMENTS

  1. […] L’unité de lutte contre la corruption de la police israélienne avait arrêté dimanche des hauts responsables  de Bezeq et deux ex-collaborateurs de Netanyahou à l’époque où le premier ministre était aussi ministre des communications. Il s’agit de Nir Hefetz, conseiller aux médias, ainsi que Shlomo Filber, nommé par Netanyahou au poste de directeur général du ministère des Communications de 2015 à 2017 et aussi de Shaul Elovitch, patron de Bezeq, de Yes et de Walla, ainsi que son épouse Iris et son fils Or sans oublier Stella Handler, la PDG du plus grand groupe de télécommunications d’Israël. Lire la suite sur tel-avivre.com […]

  2. Ce qui importe pour Israël c’est la tension sécuritaire sur la frontière nord .Sur ce sujet Bibi est comme d’habitude dans le ‘wait and see. Trop occupé aux affaire 2000 à 6000, . Il devrait demissionner pour s’en occuper complètement, et laisser une autre personnalité du Likoud aux responsabilités du pays.

  3. Jusqu’a preuve du contraire notre 1er ministres actuel est a la hauteur dans les affaires sécuritaires du pays. Si la gauche Israélienne compte le virer pour avoir le pouvoir ça va être très grave pour le pays.
    Donc attendons que les tambours de guerre du moyen orient se calment sans entraîner Israël dans une nouvelle guerre. Il sera toujours temps de régler les comptes. Il n’y aura pas prescription avant longtemps. Il est cependant plus que surprenant que le chef de la police ai du faire appel à des enquêteurs privés pour l’enquête. Reportage I24 coupé, comme par hazard , en pleine retransmision lors du debat a la Knessette.
    Il était en vacances ? Occupé à gérer les dossiers des terroristes emprisonnés qui gagnent plus que lui grâce au salaires versés aux terroristes et leurs familles ?
    N’adoptons pas la méthode française qui consiste à attaquer tous les politiques des qu’ils dérangent la presse bien pensante. Entre les agressions sexuelles et la main dans la caisse les journaux nous soulent à longueur de journées

Répondre à Nouveau rebondissement dans l’affaire 4000: La juge et l’avocat soupçonnés d’entente illicite ont été exclus du dossier | Telavivre Cancel reply

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