Trois cent employés du géant pharmaceutique israélien, Teva, numéro un mondial des médicaments génériques, ont manifesté ce dimanche en bloquant les rues de Jérusalem près du bureau du Premier ministre. Certains se sont barricadés dans l’usine pendant que d’autres ont brulé des pneus  pour protester contre le plan de restructuration annoncé jeudi par son nouveau patron, Kare Schultz. L’entreprise va supprimer, sur deux ans, 14 000 emplois dans le monde soit 25% des effectifs et 1750 emplois en Israël sur les 7 000 emplois dans le pays. 

travailleurs de la société Teva protestent contre le plan de l'entreprise visant à licencier des centaines d'employés, devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 décembre 2017. Photo de Yonatan Sindel / Flash90
Les employes de la société Teva protestent contre le plan de l’entreprise visant à licencier des centaines d’employés, devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 décembre 2017. Photo de Yonatan Sindel / Flash90

Certains employés  se sont barricadés dans l’usine tandis que d’autres ont incendié des pneus à l’extérieur de celle-ci. Le président du syndicat des travailleurs de l’usine de Teva à Jérusalem, Itzik Ben Simon, a déclaré : « Nous ne sommes qu’au début de la lutte, si nous ne trouvons pas de solution, nous continuerons à nous barricader » avant de préciser : «  »Nous allons mettre en place une tente de protestation à l’extérieur de l’usine, nous laisserons les femmes et les enfants partir à 16 heures mais  seul le Premier ministre pourra faire libérer la direction de l’usine. »

Netanyahou a organisé en urgence  une réunion du cabinet au cours de laquelle il a déclaré qu’il rencontrerait le PDG de Teva en compagnie des ministres des finances et de l’économie. « Le premier objectif est de minimiser les dommages subis par les employés, le second est d’empêcher la fermeture de l’usine de Jérusalem et le troisième sera de s’assurer que Teva reste une société israélienne », a déclaré le Premier ministre.

Des manifestations ont également eu lieu ce dimanche dans les usines de Teva à Ashdod, Kfar Saba, Petah Tikva et Netanya. Le syndicat le plus puissant du pays (la Histadrout) a même organisé une grève de solidarité de quatre heures ce dimanche matin (08H00 à 12H00) à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv pour dénoncer la suppression des emplois en Israël et des grèves de « solidarité » avec les salariés de Teva sont attendues dans tous les secteurs de la société, compagnies d’assurance, banques, ministères etc…,  a menacé la Histadrout.

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4 COMMENTS

  1. ces employés sont vraiment à plaindre, eux; c’est une catastrophe;c’est cruel; ils ne méritent pas cela; il devrait y avoir des plans de formation ou voir comment ils peuvent trouver un nouvel emploi, avant licenciement. Israël n’est pas les USA.

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