Polémique: le ministère de la Santé veut marquer d’une étiquette rouge les produits alimentaires nocifs pour la santé. Les fabricants s’y opposent. La polémique fait rage en Israël autour de la vente de produits alimentaires qui contiendraient des additifs nocifs pour la santé : le ministre de la Santé veut les marquer d’une étiquette rouge, alors que la filière de l’agroalimentaire s’y oppose farouchement. Et les consommateurs ? Ils sont majoritairement pour.

alimets.

ÉTIQUETTE ROUGE

Les fabricants israéliens d’agroalimentaire ne décolèrent pas. Le ministère de la Santé veut les obliger à mettre en garde le consommateur contre les additifs alimentaires les plus nocifs pour la santé, comme sucre, sel ou matières grasses. Lundi dernier, la « Commission pour une Alimentation saine » (dite aussi la “Commission du Sucre”) a remis ses recommandations au ministre de la Santé : d’ici à janvier 2018, les aliments nocifs devront être marqués d’un point rouge, les autres d’une étiquette verte.

Ces derniers jours, une équipe d’experts du ministère de la Santé peaufine la liste des produits alimentaires sur lesquels devront figurer des signes distinctifs, positifs ou négatifs. Selon certaines estimations, plus de la moitié (51%) des produits alimentaires fabriqués en Israël recevront une étiquette rouge, pour avertir le consommateur de leur nocivité. Par ailleurs, les additifs mauvais pour la santé devront figurer clairement sur l’étiquetage pour mieux renseigner le consommateur.

MODÈLE SCANDINAVE

Israël imite ainsi le modèle des pays scandinaves qui disposent d’une réglementation stricte en matière d’étiquetage des produits alimentaires. Par exemple, la Suède a des lois très sévères à propos de la santé, de l’hygiène et de l’étiquetage, et dispose de capacités sophistiquées pour évaluer la qualité d’un produit. Mêmes règles d’étiquetage strictes au Danemark et en Norvège.

En Europe continentale, ce sont souvent les produits sans marque, ou de marque du distributeur, qui proposent une qualité supérieure à celle des produits de marque. De nombreuses chaînes de distribution ont fait leur différence non seulement en abaissant les prix, mais aussi en vendant des produits biologiques, naturels ou sans additif alimentaire nocif. C’est le cas de l’enseigne Albert Heijn aux Pays Bas, comme des supermarchés U ou Leclerc en France, pour ne citer que quelques exemples.

LE CONSOMMATEUR APPLAUDIT

Il est vrai que la majorité des consommateurs israéliens approuvent la décision du ministère de la Santé de marquer d’une étiquette rouge les produits nocifs ; ils se disent même disposés à les éviter lors de leurs achats. C’est ce qui ressort d’un sondage que vient de réaliser l’institut Midgam.

Les résultats du sondage sont sans équivoque : 93% des Israéliens se disent favorables à « un étiquetage spécial pour désigner les produits alimentaires nocifs pour la santé ». 86% d’entre eux ont même affirmé que si un tel étiquetage existait, ils en tiendraient compte dans leur décision d’achat.

Jacques Bendelac IsraelValley

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5 COMMENTS

  1. ce sera parfait. La santé coûte déjà assez cher aux israéliens pour en rajouter une couche avec des consommations de produits nocifs et ultra chers. Les sucres les graisses et le sel sont des poisons pour l’arthrose et l’ostéoporose.On s’en rend compte avec les années.
    et quand on voit déjà certains israéliens et certaines israéliennes monter dans les bus, il n’y a pas photo. On voit que leur consommation alimentaire a été et est loin d’être parfaite; Un israélien occupe deux places de bus à lui tout seul.

  2. Excellente idée que d’apposer une étiquette rouge sur les produits nocifs. On se moque royalement de la réaction des fabricants dont le but est de faire de l’argent sur le dos des israéliens en bonne santé.

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