Pourtant elle n’avait en rien démérité jusque-là, cette « Tempête de sable », titre du film qui raconte l’histoire d’une mère et de sa fille en lutte contre les traditions arabes, ancestrales et conservatrices d’un village bédouin à la frontière jordano-israélienne. Bien au contraire, cette « Tempête de sable » avait rapporté jeudi dernier à la réalisatrice, Elite Sakser, le prix du meilleur film israélien de l’année à la dite-cérémonie des Ophir, (l’équivalent israélien du « César » français) et, cerise sur le gâteau, un billet pour Los-Angeles où l’heureuse élue se devra de défendre son film pour espérer décrocher l’Oscar du meilleur film étranger.

miri2Dommage ! Décidément, rien n’est jamais parfait… Mais peut-on lui donner tort ? La cérémonie s’achevait lorsque Mme Miri Regev, ministre de la Culture, choisit de quitter la salle pour ne pas entendre Tamer Nafar, ce rappeur israélo-arabe rythmer les mots d’une chanson de Mahmoud Darwish.  Ce dernier, membre de l’OLP, décédé il y a huit ans, n’avait cessé de revendiquer tant la défense de la terre et du “peuple palestinien” que de dénoncer avec virulence le sionisme des israéliens…

Doit-on lui donner tort ou admirer sa détermination, la force de ses convictions ?

« J’ai beaucoup de tolérance pour autrui sauf pour ceux, (tel ce Mahmoud Darwish), qui souhaitent éliminer mon peuple ou mon pays » a publié la ministre sur sa page Facebook après la soirée.

« Je peux être d’accord avec lui lorsqu’il dit qu’il y a une identité arabe, et je ne veux pas l’éliminer.
En revanche, lorsqu’il vante le fait de « manger la chair du peuple juif », ni moi ni personne ne peut le tolérer »
Reste à espérer qu’elle soit entendue, la tolérance n’ayant jamais prôné l’ère du « n’importe quoi » tellement dangereux pour la démocratie…Reste aussi à espérer, que de son côté, le film remporte le 26 février prochain, à Los Angeles, l’Oscar du meilleur film étranger, ce qui serait une superbe première….

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6 COMMENTS

  1. Tout à fait d’accord avec la ministre.Elle a très bien fait de quitter la salle .le problème est bien là , nous juifs n’avons AUCUNE haine à l’égard des arabes mais la réciproque n’est pas vraie .

  2. Non seulement j’aurais fait comme elle, mais je me serais tourné vers le public en disant: « Je veux pas entendre les propos « à vomir » de cet individu ni même l’apercevoir.

    Ce n’est pas de l’art (mot qui lui est étrangé) qu’il pratique, c’est la culture de la haine PAR LE MENSONGE.

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