Pour tout individu handicapé de naissance ou après accident, ce qui était quasiment impossible il y a encore quelques années est devenu à présent à la portée de tout un chacun. Ou « presque ».

rewalk1Petit rappel des faits à commencer par le plus symbolique : Juliano Pinto un jeune homme de 29 ans, paraplégique, ceint de son « exosquelette » s’extrait de son fauteuil, se lève, s’avance, seul, debout. A lui l’honneur de donner le coup d’envoi de la Coupe du Monde de football un certain 12 juin 2014. Coup d’envoi ? Pas seulement !
Plutôt magnifique coup de pied dans le nid des idées préconçues, des images qui associent pour toujours un paralysé à son fauteuil. Fort de cet exemple, aujourd’hui, plusieurs centaines de ces appareils mis sur le marché en 2013 ont été vendus dans le monde : « Premier marché cible de l’entreprise : les Etats-Unis, où 273.000 personnes souffrent d’une blessure à la moelle épinière, dont 42.000 vétérans de guerre, partiellement ou totalement paraplégiques », suivi, pour ne pas dire ex æquo avec Israël, toutes proportions gardées..Mais ce coup de bluff est le résultat de moult années de recherche…Il faut remonter bien avant des chercheurs dirigés par le médecin brésilien Miguel Nicolelis qui avaient mis au point « une combinaison composée d’un exosquelette à base de tiges motorisées, d’un ordinateur et d’un casque à électrodes.
« C’était la première fois qu’un exosquelette était contrôlé par l’activité cérébrale et offrait un feed-back aux patients », avait fait valoir son initiateur. Mais ce dispositif, baptisé « BRA-Santos », qui avait reçu 14 millions de dollars du gouvernement brésilien, restait très largement expérimental ».

Il suffisait d’y penser pour que l’impensable se réalise !

Le pionner dans ce domaine est sans conteste «  le ReWalk, un exosquelette robotisé portable qui permet aux individus ayant un handicap des membres inférieurs de se tenir debout et de marcher. Et les circonstances de cette invention ne sont pas neutres, loin de là…
Né en Israël, ReWalk avait été conçu par la start-up ArgoMedical Technologies, le nom d’origine de l’entreprise, basée sur le parc industriel de Yokneam Illit, près de Haïfa. Mais sa conception, elle l’a devait à un homme exceptionnel, têtu, tenace, «Amit Goffer ». Cet homme avait été titulaire d’un doctorat d’ingénierie électrique de l’Institut Technion, le « MIT ». Ancien collaborateur de la société Elscint, spécialisée dans l’imagerie médicale, il avait fondé Odin Medical Technologies (qu’il cédera à Medtronic), avant de devenir tétraplégique suite à un accident de quad survenu en 1997. Quatre ans plus tard, il créait la start-up Argo pour développer une combinaison bionique permettant à certains paralysés de remarcher.

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Il suffisait d’y penser … Facile à dire, plus difficile à vulgariser !

Pas facile quand on sait que ce vêtement robot n’est pas encore d’un coût, (70.000 $), à la portée du premier hémiplégique qui passe ni même de sa compagnie d’assurance! Mais peu à peu les choses commencent à bouger…
L’industrie s’empare du produit. Exemple : « Aux côtés de l’israélien ReWalk et de l’américain Ekso Biotics, c’est le marché du handicape soulagé par les « exosquelettes » que visent le japonais Cyberdyne ou le français Wandercraft. (Ce dernier, lauréat du concours d’innovation EDF Pulse l’an dernier, vise une mise sur le marché en 2017.)

Après le « Beaucoup mieux que rien» et le « Ce n’est vraiment pas juste » à quand le règne du « Tout est possible » ?

Pourquoi cette réflexion ? Parce que les choses étant ce qu’elles sont, «  c’est dur, dur » de devoir conclure ainsi mais impossible d’y échapper …
Créateur de ce concept merveilleux, notre malheureux Amit Goffer, ne maîtrisant pas suffisamment bras et mains, ne put jamais utiliser le ReWalk à son profit…

par Bely pour Tel-Avivre –

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