Un des développements stratégiques les plus positifs pour Israël de ces dernières années a été son amélioration marquée dans les relations avec d’importantes parties du monde arabe. Il ya trois ans, par exemple, le plus optimiste des israeliens n’aurait pas prédit une lettre comme celle qu’Israël a reçu cette semaine d’un haut fonctionnaire de l’Armée syrienne libre, lequel  a félicité Israel pour son 67e anniversaire et a exprimé l’espoir que l’année prochaine, Jour de l’Indépendance d’Israël serait célébré dans une ambassade israélienne à Damas.

Pourtant, de nombreux analystes ont mis en garde que, même si les dirigeants arabes ont tranquillement cooperé avec Israël pour des raisons de realpolitik, l’hostilité anti-Israël dans la «rue arabe» ne avait pas diminué. Ainsi, un nouveau sondage montrant que cela aussi, a sérieusement changé, venu comme un cadeau heureux le Jour de l’Indépendance.

L’Enquête de la Jeunesse Arabe ASDA’A Burson-Marsteller, qui a été menée chaque année depuis ces sept dernières années auprès de 3500 Arabes  (musulmans) de 18 à 24 ans dans 16 pays arabes en entretien face-à-face. Une des questions standard est «Selon vous quel est le plus grand obstacle au Moyen-Orient? »

Cette année, défiant une longue tradition à blâmer tous les problèmes du monde arabe sur Israël, seulement 23 pour cent des personnes interrogées ont cité le conflit israélo-palestinien comme principal obstacle de la région. En fait, le conflit arrive en quatrième position, derrière ISIS (37 pour cent), le terrorisme (32 pour cent) et le chômage (29 pour cent). Étant donné que les  personnes interrogées étaient évidemment autorisées à choisir plus d’une des 15 options (le total s’élèvant à 235 pour cent au lieu de 100), il est encore plus intéressant de noter que seulement 23 pour cent pensent le conflit soit digne d’être mentionné.

jeunesse kurde

Une comparaison avec les enquêtes précédentes montre que le chiffre accusant Israel des maux du monde arabe  a diminué lentement et régulièrement au cours des dernières années: En 2012, par exemple, il était de 27 pour cent, une différence statistiquement significative compte tenu de la marge d’erreur (1,65 pour cent) du scrutin. Mais le déclin 2015 est particulièrement remarquable du fait de  la guerre de l’été dernier contre le Hamas, une des plus douloureuse de cette décennie pour les Palestiniens. Ainsi on se serait attendu à ce que les arabes aient focalisé leur préoccupation sur cet évènement. Au lieu de cela, c’est l’effet inverse qui s’est produit.

Le sondage met également en évidence un autre fait encourageant: Les questions posées par de jeunes Arabes ne voient que leurs propres préoccupations: ISIS, le terrorisme, et le chômage, phénomènes inquiétants dont la coopération avec Israël permettrait d’en résorber les effets, et dans certains cas, c’est déjà en cours. Par exemple, la coopération israélo-égyptienne sur la lutte antiterroriste est plus intime qu’elle ne l’a jamais été a été au cours des 10 dernières années, non seulement contre le Hamas, mais aussi contre la branche ISIS dans le Sinaï, Ansar Bayt al-Maqdis. Israël et la Jordanie coopèrent étroitement sur la lutte antiterroriste ainsi, et il ya fort à parier que la coopération discrète s’étende également avec certains autres Etats arabes qui n’ont officiellement pas de relations avec Israël.

L’Egypte et Israël ont également intensifié la coopération économique et ont même partagé un stand en commun lors de la grande foire commerciale plus tôt cette année aux USA.

En bref, les questions préoccupant actuellement les jeunes Arabes sont précisément les questions les plus propices à un autre dégel des relations israélo-arabes.

Ce que le sondage montre, en un mot, est que les jeunes Arabes ont tiré la même conclusion que leurs dirigeants arabes lors de la session inaugurale du débat stratégique à Abu Dhabi l’an dernier: Israël n’est tout simplement pluss l’un des problèmes majeurs du monde arabe comme il le fut dans le passé. A présent il en revient à l’Occident d’en tirer les mêmes conclusions, sans idéologie ni suivisme.

Or Imbar pour Tel-avivre.com

 

Source: burson-marsteller

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2 COMMENTS

  1. Si l’Union Européenne pouvait analyser ce sondage, elle verrait enfin la réalité criante de cette région du monde et reconsidérerait ses positions anti-israéliennes inadmissibles

  2. La position anti-juive de l’Europe gratuite démontre de la part de l’Europe d’un racisme antisémite vieux de 2000 ans. Il faudra que les dirigeants israéliens leurs disent ouvertement ce que l’Europe est vraiment, des racistes, colonialistes, impérialistes et des criminels contre l’humanité.

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