Après le 11septembre et pendant une quinzaine d’années, l’Islam dit radical – d’abord sous le nom d’Al- Qaïda, puis celui de l’Etat islamique (dont l’acronyme est Daesh), toujours avec l’aide de la Confrérie des Frères musulmans – a réussi à s’emparer de territoires importants en Afrique et au Moyen Orient, avec des puits de pétrole, des réserves bancaires et de l’armement lourd, en Libye, en Syrie et en Irak. Ces razzias ou prises de guerre sainte permettront à cet état islamique de perdurer et le rapprochent de son objectif final, le Califat mondial.

isis alquaida

Le régime politique imposé par l’Islam radical est conforme à la « sharia’h », mode de gouvernance en Islam, puisque de nombreux états musulmans l’appliquent, notamment l’Arabie saoudite et l’Iran. Les méthodes d’information employées par cet Etat islamique semblent brutales – des vidéos virales de décapitations de fidèles récalcitrants ou d’infidèles chrétiens, kurdes, yézidis ou autres – mais elles sont bougrement efficaces. Elles terrorisent le spectateur quel qu’il soit, et le paralysent, tout en stimulant le recrutement de futurs djihadistes. Car le combat mené est global. L’Islam radical ne cesse de s’étendre et de se renforcer, attirant des recrues via l’internet, dans le monde entier.
Le djihad mondial vise l’Occident, le judaïsme et la liberté individuelle et de pensée. Il s’amplifie car il rencontre peu ou pas de résistance. Bien souvent, le Jihad trouve des alliés parmi les « infidèles », notamment des gauches européennes, qui cherchent à briller en s’immisçant dans cette lutte mal comprise.

« Le terrorisme islamiste ne fait que commencer. C’est un phénomène en pleine expansion, et il faudra sans doute des années pour renverser la tendance », estime le procureur espagnol Javier Zaragoza, spécialiste du djihadisme, qui craint particulièrement la convergence d’Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI). « L’Etat Islamiste a été fondé par une ancienne faction d’Al-Qaïda en Irak. Il s’est taillé une assise territoriale en Irak et en Syrie et dispose d’environ 40 à 50 000 combattants, ainsi que d’une structure de pouvoir propre. Les financements aussi ont beaucoup évolué depuis les débuts d’Al-Qaïda. Or ces ressources propres, économiques et énergétiques pourraient encore croître si les conquêtes territoriales vont au-delà de régions d’Irak et de Syrie, notamment en Libye, un pays producteur de pétrole. Si un jour cet Etat tombe entre les mains d’une organisation terroriste, elle pourra se financer sans problème. Il faut éviter que l’EI avance et fonde des États terroristes avec tous les moyens des anciennes structures étatiques ce qui confirmerait encore davantage ma théorie sur l’émergence d’un problème à long terme ».

par Albert Soued pour -Tel-Avivre –

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