king georgesOn ne peut pas vraiment connaître Tel Aviv sans avoir vu la rue King Georges. On la nomme indifféremment en anglais ou en hébreu rue « Georges Hamelekh ». Elle regroupe un peu tout ce qui fait Tel Aviv : la jeunesse, des artistes, un côté occidental branché doublé d’un ton oriental, la modernité, la mode, à tous les prix, du bruit … aussi, des punks, la communauté gay, des cafés et restaurants branchés et même un peu d’espaces de détente.

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Au premier abord elle peut sembler quelconque à celui qui la visite pour la première fois, elle est pourtant l’épicentre du centre de Tel Aviv. Partant sur son versant sud de la bruyante Allenby, elle est également située au croisement de la rue Sheinkin connue pour accueillir une partie de la communauté gay de Tel Aviv. Mais c’est via la rue King Georges qu’on accède par la grande entrée au parc Gan Méïr (du nom de Méïr Dizengoff) où se trouve le centre communautaire LGBT. On trouve également à l’intérieur du parc un grand espace pour enfants ainsi qu’un lieu réservé aux chiens – ce qui est particulièrement important à Tel Aviv compte tenu du nombre de chiens par habitant. Puis la rue King Georges croise la rue Bograshov et quelques mètres plus loin la rue Dizengoff, au niveau du centre commercial Dizengoff. On est en plein centre de la ville. Enfin elle remonte jusqu’au Kikar Masaryk (la place Masaryk) juste à côté de la grande rue Ibn Gvirol.

king georges streetQuiconque a mis les pieds à Tel Aviv est forcément passé par la rue King Georges et y a sans doute manger un morceau. Quiconque veut visiter Tel Aviv doit s’y rendre pour mesurer l’atmosphère du centre ville. Mais peu savent en revanche qui est King Georges, le roi Georges. La plupart des Tel Aviviens l’ignorent aussi. Dans un restaurant très branché de la rue, qui se nomme lui-même volontairement Restaurant King Georges, une photo d’un roi a été accrochée et le tableau indique « King Georges ». Mais le comble a voulu que le restaurant se trompe d’époque.
En effet, le portrait accroché au mur du restaurant représente un roi coiffé d’une perruque type du 17e siècle et paré des habits de l’époque. Or le roi Georges qui a laissé son nom à la rue ne date pas de cette époque, il s’agit du souverain du Royaume-Uni Georges V, qui régnait à l’époque du mandat britannique sur le futur territoire israélien. Georges V est né en 1865 et décédé en 1936, il ne portait pas la perruque…

King Georges VChemin nommé Somayil par lequel passait les voyageurs et les bédouins du désert avant la construction de Tel Aviv, la rue, construite dans les années 20 (reliant la rue Allenby qui l’a précédée et la rue Bograshov construite aussi dans les années 20 pour accueillir les réfugiés juifs de Jaffa chassés par les émeutes arabes), se nommait à l’origine rue Carmel. Elle menait en effet, et mène toujours, au marché (shouk) extérieur : le Shouk Hacarmel. Son nom fut changé en 1935 en l’honneur du jubilé d’argent du roi Georges V, et il l’est resté depuis. Toutefois, la partie du shouk Hacarmel, a conservé son nom de rue Carmel.

A noter également qu’on trouve sur la rue King Georges le musée de l’Etzel (en hébreu l’Irgoun Tsvaï Leumi), l’organisation paramilitaire qui faisait pendant à la Haganah à l’époque de la lutte pour l’indépendance.

En somme, King Georges est une rue incontournable à Tel Aviv.

Tel-avivre.com – par  Misha Uzan

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