L’Autorité Palestinienne a confirmé mardi que les soldats du Hamas ont tiré dans les jambes des militants du Fatah pendant l’opération Bordure Protectrice.

Pour recevoir nos articles au quotidien, cliquez ici

La semaine dernière, les responsables du Fatah ont annoncé que plus de 250 de leurs hommes à Gaza avaient reçu l’ordre du Hamas de ne pas quitter leurs maisons pendant les attaques. Suite à cette interdiction, les militants qui ne l’ont pas respectée ont été ciblés par les hommes du Hamas dont le chef conteste avoir ordonné les tirs.

D’après le général Adnan Damiri, porte parole des forces de sécurité palestiniennes dominées par le Fatah en Cisjordanie, les soldats désobéissants du Fatah ont reçu des tirs dans les jambes, et certains ont eu les bras ou les jambes cassées par les miliciens du Hamas.

Certains blessés sont traités dans les hôpitaux de Cisjordanie mais d’autres ont été transférés dans des hôpitaux jordaniens.

L’armée israélienne et le Shin Bet (l’agence israélienne de sécurité) ont annoncé lundi qu’ils avaient arrêtés plus de 90 miliciens du Hamas en Cisjordanie qui prévoyaient de lancer des attaques terroristes sur Israël et de renverser le gouvernement de l’Autorité Palestinienne. Pour Adnan Damiri, cette accusation n’est qu’une stratégie d’Israël pour déjouer l’unité palestinienne, car la quantité d’armes trouvées en possession des miliciens était insuffisante pour réaliser un coup d’état. De leur côté, les responsables du Hamas affirment que les tirs contre les hommes du Fatah ont probablement été effectués par des personnes agissant selon leur propre chef, et non sur les instructions de la direction du Hamas.

Par Diane Cohen pour Tel-Avivre

Print Friendly, PDF & Email

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here