En Israël on sourit plus qu’ailleurs et si l’on ne sait pas très bien pourquoi, on sait comment !

C’est un fait avéré qu’à Jérusalem flotte un parfum spécial, un parfum subtil sorti tout droit des yechivot, ces pépinières d’étudiants auréolés de réflexions religieuses, que surveillent du coin de l’œil nombre de « Ravs », maîtres et élèves n’ayant qu’un seul but : Se poser toutes les questions possibles, ce que l’on appelle «Etudier» !

Il semblerait qu’Israël tout entière participe de cet état d’esprit et se révèle une fois de plus le lieu privilégié pour l’étude sous toutes ses formes. C’est ainsi qu’à l’Institut Weizmann de Rehovot le docteur Rony Paz et son équipe de « trouveurs » se sont interrogés… Sur des problèmes que nul ne s’était posé jusque-là ! Et en particulier sur un sujet fort intéressant,

Le sourire : Comment le cerveau l’intègre et le restitue.

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Un sourire…

Sans se rendre compte de son importance le plus souvent, c’est pourtant par un sourire que commence tout échange de rapports humains.

C’est par un sourire que se manifeste le premier « signe d’intelligence » du bébé, sa façon première de répondre aux sollicitations de sa maman.

D’où vient notre sourire, comment se forme-t-il, pourquoi s’efface-t-il, comment gérons-nous le fait de montrer par des contractions faciales un sentiment de satisfaction ?

Curiosité d’expliquer un réflexe inné génétiquement programmé… pour le provoquer chez autrui et faciliter les rapports humains.

Pour ce faire, l’équipe de l’Institut eut l’idée (encore une !) de vérifier l’activité neuronale de deux cobayes mis dans une situation donnée.

C’est ainsi qu’ils installèrent face à face deux singes séparés par une vitre opaque.

De temps en temps ils faisaient en sorte que l’opacité disparaisse pour noter comment interagissaient les deux singes pendant les quelques secondes où ils pouvaient se reconnaître.

Des expériences pour faire avancer la recherche.

Nos « trouveurs » se concentrèrent sur deux ailes cérébrales reconnues pour être impliquées dans les processus émotionnels.

Pour faire sérieux, je vous dirai qu’il s’agit de l’Amygdale ainsi qu’une région spécifique du cortex, mais j’ai bien peur de l’oublier très vite !

Cependant vous pourrez comme moi vous rafraîchir la mémoire en consultant les publications de « Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) dont résultats ci-dessous en copié-collé :

Les chercheurs ont identifié trois principales expressions faciales

1. une expression positive, sous forme d’un baiser et d’une contraction des muscles entourant les lèvres.

2. une expression menaçante, caractérisée par un haussement des sourcils et de rapides mouvements des yeux.

3. une expression neutre, observée en l’absence d’interactions sociales, quand la fenêtre était opaque ».

 

Tout cela pour en arriver à quoi ?

« Utiliser ces résultats pour mieux comprendre les maladies neuropsychiatriques à l’origine de troubles de la communication, telles que l’autisme. En effet, il a été montré que les circuits neuronaux considérés dans cette étude sont déficients chez les autistes ».

Mais surtout, et je pense que vous serez d’accord avec moi, cela me parait particulièrement important de savoir qu’un sourire en appelle un autre dans ces négociations recommencées.

Tout espoir ne serait donc pas perdu !

Alors, je vous en conjure…

Souriez, c’est peu cher payer la Paix retrouvée et c’est excellent pour la santé.

par Bely pour Tel-Avivre –

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