Benjamin Netanyahu prend position sur la question du service militaire de la communauté harédi. Tout comme le parti Habait Hayehoudi, il ne voit pas l’intérêt de sanctionner les harédim qui ne font pas leur service Militaire. Encore une question qui oppose Yair Lapid, Président du parti Yesh Atid et Benjamin Netanyahu, Président du Likoud, deux partis aux idées radicalement différentes et pourtant rassemblés dans la même coalition. 

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« Je n’enverrai personne de la communauté harédi en prison parce qu’il étudie la Torah »a t-il récemment déclaré, en réponse à une question de Gershon Mesika, Maire du Conseil régional de Samarie.

Alors que le parti Yesh Atid veut sanctionner les harédim, les leaders de cette communauté s’inquiètent. Pour eux, c’est une solution contre-productive qui aboutira, à terme, à une diminution du nombre de ‘harédim dans l’armée.

Selon les harédim (kippa noire), l’étude de la Torah contribue directement à la défense de l’État d’Israël. Une vision, cependant, différente des religieux sionistes (Kippa tricotée) qui combinent étude du judaïsme et service militaire.

Comme l’explique Aryeh Deri, Membre de la Knesset et du parti Shas (parti religieux ultra-orthodoxe): « Je crois profondément qu’une personne qui étudie du  matin au soir, contribue autant à la défense nationale qu’un soldat ».

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Mais la loi Tal est arrivée à expiration.

Explications : La Knesset adopte la loi Tal le 23 juillet 2002, une loi qui stipule que les étudiants de Yeshiva seront exemptés de service militaire, s’ils remplissent certaines conditions. Mais ce compromis a très souvent fait polémique. En cause ? Cette loi porterait atteinte au principe même d’égalité. Les étudiants issus de  Yeshiva qui étudient à temps plein soulèvent un autre problème: le taux de chômage. En effet, la grande majorité d’entre eux ne recherche pas un emploi, et n’ont pas les bases académiques requises pour intégrer le marché du travail. Et le service militaire, comme le travail restent les meilleures manières de s’intégrer, et évitent de stigmatiser les harédim.

Naftali Bennett  fait ,d’ailleurs, de l’emploi, la priorité de cette nouvelle législation.

par Elsa Benaiche pour Tel-Avivre –

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