Début de semaine prochaine, une nouvelle libération de prisonniers palestiniens est prévue. Cette décision fait partie d’un plan de libération en quatre étapes qu’Israël a approuvé dans le cadre de la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens négociée par le Secrétaire d’Etat américain John Kerry .

Parmi ceux qui doivent être libérés on trouve en autres Salim Suleiman Mohammed et Ibrahim Adam Jumaa, emprisonnés en 1988 pour avoir lancé des cocktails Molotov sur un bus près de Jéricho, tuant un soldat israélien, une femme et ses trois enfants mais aussi Jamal Khaled Ibrahim Abu Mukhsan, emprisonné en 1991 pour avoir poignardé à mort Shlomo Yehiyeh et aussi Ahmed Awad Ali Camil, de Jénine emprisonné en 1994 pour le meurtre de cinq Israéliens.

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La population israélienne avait plébiscité la libération du soldat Guilat Shalit en échange de la libération de plus de 1000 prisonniers palestiniens sanguinaires parce que c’est dans les principes et les valeurs de l’Etat d’Israël de ne jamais abandonner un de siens, qui plus est, un soldat, et que pour le peuple juif, sauver une vie revient à sauver l’humanité toute entière.

Il n’empêche que, cette fois, les choses sont différentes , le gouvernement israélien s’est engagé à quatre libérations successives de prisonniers soit 104 terroristes ayant du sang sur les mains et il semble peu probable que le gouvernement revienne sur cette décision. Pourtant la question de la libération des prisonniers est de plus en plus controversé en Israël et pour cause, il ne s’agit plus de sauver un soldat israelien mais de coopérer aux négociations de paix avec des palestiniens qui, c’est un euphémisme ne montrent pas vraiment de volontés qui peuvent égaler de tels sacrifices. Alors la société israélienne s’emporte et surtout les mamans endeuillées dont la douleur les poussent à exiger la fin des futures libérations de prisonniers. Elles vont une fois de plus essayer de porter un recours à la Cour Suprême. Mercredi dernier, Rivka Mandel, une mère endeuillée était assise dans une salle du Parlement israélien tenant des photos encadrées de ses enfants assassinés . Elle est venue protesté dans le cadre d’une nouvelle organisation appelée « Le Cri de la Mère», qui vise à empêcher le gouvernement israélien de libérer plus de prisonniers palestiniens. Elle a déclaré aux médias : « Les prisonniers qui sont libérés vont tuer à nouveau, si quelqu’un a tué déjà six personnes est qu’il est libéré, il va tuer à nouveau ».

A la Knesset, les mères ont rencontré les législateurs et le ministre adjoint de la Défense, Danny Danon, qui a été un adversaire déclaré de la libération des prisonniers face au Premier ministre Benjamin Netanyahu . «Beaucoup de ministres qui ont voté en faveur de la libération des prisonniers me disent qu’ils voteraient différemment aujourd’hui », a déclaré Danon aux mères endeuillées. «Je demande que le Premier ministre gèle la libération des prisonniers immédiatement et rouvre une nouvelle discussion ».

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« Au lieu d’apporter une photo de mon fils, j’ai pensé à mettre un cadre vide sans photo » a dit Zahava Gilmore, dont le fils a été tué à Eish Kodesh en 2001 alors qu’il travaillait comme gardien dans un bureau de la sécurité sociale dans Jérusalem-Est. «Ce cadre sans photo montre tous les israéliens qui seront tués dans le futur si ces libérations de prisonniers venaient à se poursuivre ».

par H.P. Benhamou pour Tel-Avivre –

 

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