Beaucoup de propriétaires de restaurants israéliens et fabricants de produits alimentaires préfèrent aquérir un certificat de cacherout pour leurs produits mais ils se plaignent souvent que le processus s’est transformé en un racket, avec des frais fixés au hasard, certains superviseurs exigeant de l’argent sans même visiter les lieux.

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Bayit Meshutaf, une section du parti Habayit Hayehudi, a décidé de sévir contre la corruption dans le milieu de la cacherout. Elle a mis en place une hotline anonyme pour les citoyens souhaitant signaler les superviseurs verreux qui ne font pas leur travail en toute bonne foi.

Une source au sein Bayit Meshutaf a declaré que toutes les plaintes seront examinées et que les rapports seront soumis au ministère des Services Religieux. La source a declaré que l’idée était née à la suite de nombreuses plaintes portant sur les grosses sommes que certaines entreprises avaient dû payer aux superviseurs. Selon cette même source, « le coût du certificat peut varier entre 800 et 2.000 shekels selon le superviseur et l’organisation pour laquelle il travaille « .

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« Les entreprises finissent par payer beaucoup d’argent, mais il n’existe pas de normes et de procédures officielles. De plus, les rabbins municipaux augmentent souvent les frais de supervision casher selon leur bon vouloir. » Des représentants de Bayit Meshutaf ont également signalé que certains superviseurs casher demandent à être payés en espèces, sans fournir de reçus, ce qui est clairement contraire à la loi. En outre, les superviseurs casher exigent souvent que les entreprises achetent des produits glatt cacher qui sont quatre fois plus chers que les autres produits, et insistent pour qu’ils fassent ces achats auprès de fournisseurs spécifiques.

Bayit Meshutaf affirme que son objectif est de maîtriser le chaos qui règne actuellement dans le monde de la supervision casher. « Un certificat de casherout est exigé par de nombreux Israéliens, à la fois laics et religieux, qui sont même prêts à payer des prix plus élevés pour des denrées alimentaires casher, mais cela ne doit pas encourager certains superviseurs à soutirer de l’argent malhonnêtement, il faut mettre de l’ordre dans tout cela ».

Maeva Tibi pour -Tel Avivre-

 

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