Le Premier ministre,  Benjamin Netanyahu a déclaré lundi qu’il rejette la demande palestinienne d’ un gel de la colonisation en vue des négociations et a souligné que du côté israélien, rien ne fait obstacle à la progression des pourparlers.

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Ses déclarations font suite au refus des Palestiniens concernant l’offre qu’il avait formulée afin de reprendre les négociations en échange de la libération des prisonniers.

S’adressant au comité des Affaires étrangères  et de la Défense à la Knesset, M. Netanyahu a dit qu’il avait pris position à propos des conditions préalables  palestiniennes, lors de sa conversation avec Kerry, le secrétaire d’Etat américain, qui doit se rendre en Israël prochainement. Il a qualifié ces préconditions d’ « obstacle infranchissable. »

Netanyahu  a souligné qu’Israël n’impose aucune condition préalable aux négociations avec les Palestiniens, et a accusé Mahmoud Abbas et la direction de l’Autorité Palestinienne de créer des conditions en sachant très bien qu’ Israël n’acceptera jamais d’excuse pour éviter des discussions. Chaque fois qu’Israël accorde une faveur aux Palestiniens, dit-il, ils ajoutent de nouvelles exigences.

Ramallah insiste sur un gel des constructions et sur la libération des prisonniers avant que les pourparlers, gelés depuis 2008, ne recommencent.

Hier, le Times Israel  a révélé que l’année dernière,  Netanyahu a offert de libérer 50 prisonniers de sécurité palestiniens de longue date, dont de nombreux condamnés pour des crimes violents, dans le but de faire revenir Abbas à la table des négociations. Les Palestiniens ont rejeté l’idée. Selon des sources palestiniennes de haut niveau, la libération de seulement 50 prisonniers était » inacceptable ». Ils ont exigé que les 107 Palestiniens incarcérés depuis avant les accords d’Oslo soient libérés avant que les pourparlers ne se poursuivent.

Lors de la réunion, présidée par Avigdor Liberman, Netanyahu a exhorté les députés réunis pour soutenir un règlement négocié : «Si nous n’entrons pas en pourparlers, ça va devenir très difficile », a t-il dit,  » l’alternative serait un Etat binational, mais c’est quelque chose que nous ne voulons pas. »

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Les paroles de Netanyahu ont donné lieu à une nouvelle déclaration la semaine dernière du ministre adjoint de la défense Danny Danon, « le gouvernement n’aurait jamais dû signer un contrat de deux États ». Le commentaire a fait scandale à Jérusalem, notamment auprès de  la ministre de la Justice Tzipi Livni, qui dirige les négociations avec les Palestiniens, appelant Netanyahu à rejeter ce qu’elle appelle le « ‘Danonisme ».

Netanyahu a annulé l’idée d’une force internationale garantissant la sécurité d’Israël dans l’éventualité de deux Etats, citant le récent retrait des Casques bleus autrichiens de l’ONU du Golan. Il a toutefois accepté le maintien des troupes internationales dans la région, mais a ajouté : « nous ne pouvons pas compter sur eux. »

Il s’est également engagé à aller de l’avant pour les colonies en Cisjordanie : » les constructions en Judée-Samarie se poursuivront, mais nous devons prendre en compte ce qui se passe autour de nous. Les implantations ne changent pas fondamentalement notre capacité à parvenir à un accord. « La vraie question est de savoir si les Palestiniens peuvent accepter l’Etat juif. »

Les chiffres officiels publiés dimanche ont montré que le logement, au premier trimestre de 2013, a presque triplé par rapport à l’année précédente.

Cependant, les fonctionnaires du ministère du Logement, l’Autorité des Terres d’Israël et la municipalité de Jérusalem ont déclaré lundi que Netanyahu avait mis un gel de facto sur la construction à Jérusalem-Est, selon un rapport de la radio de l’armée.

Caroline Haïat pour -Tel-Avivre-

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