Une erreur dans l’administration pendant les jours pêle-mêle de la guerre israélo-arabe de 1948 a conduit un soldat israélien déchu, qui a été enterré à Tel-Aviv, à être considéré comme « manquant à l’appel » pendant les 65 dernières années.

le-soldat-inconnu

Léon Solomonovitch a été tué dans la bataille pour Ashdod par les forces égyptiennes durant les périodes de confinement. Le mois prochain, une pierre tombale à son nom sera érigée en son honneur, mais sa famille proche ne sera pas présente.

Solomonovitch, né en 1921 à Galati, en Roumanie, était ambulancier durant la guerre d’Indépendance. Il a été convoqué pour rejoindre les forces combattantes dans la lutte contre les Égyptiens le long de la côte. Il était difficile d’y accéder : le Givati et les Brigades du Néguev ont échoué dans leurs tnetatives de contrecarrer le progrès des Egyptiens et se retirèrent sous un feu qui a coûté la vie à 15 soldats.

« L’un des soldats a été évacué de la zone dans un état critique, il est mort plus tard à l’hôpital », a déclaré le lieutenant– Gen Gabi Almshali. « Le rapport compte 14 morts, plus le soldat blessé qui est décédé ensuite. Cinq soldats ont été identifiés dans la journée après la bataille et enterrés dans Nitzanim, pour être ensuite transférés dans un charnier au cimetière de Nahalat Itzhak. Il y avait neuf autres corps. Le nom de Léon Solomonovitch était absent du rapport « .

Les neuf corps ont été transportés dans un cimetière de Tel-Aviv où ils ont été enterrés dans une fosse commune portant leurs noms. Solomonovitch a été déclaré manquant, sans que l’on ne sache quoi que ce soit à son sujet. Personne n’est venu déclarer son absence ni entamé de recherches. Sa mère, qui est arrivée en Israël en tant que touriste pour venir voir son seul enfant, est retournée en Roumanie. Son frère, qui vivait boulevard Chen à Tel-Aviv, est décédé il y a quelques années ; son fils et son épouse ont quitté le pays et sont retournés en Roumanie.

Tout récemment, les archivistes d’IDF, spécialisés dans les soldats MIA, ont décidé de se pencher sur le cas. Ils sont alors tombés sur des documents indiquant que Solomonovitch se trouvait parmi les personnes tuées dans la bataille et qu’il avait été enterré dans la fosse commune de Nahalat Yitzhak. Un autre rapport de l’époque indique que les corps étaient mutilés et à des stades avancés de décomposition lorsque qu’ils furent enterrés.

Le mois prochain, la Brigade du Néguev va ajouter le nom de Solomonovitch au monument comportant les noms des soldats tombés au combat. « A défaut de la présence de ses parents, nous serons là pour lui comme une vraie famille», dit Almshali. « Maintenant nous sommes en mesure de comprendre ce qui s’est vraiment passé là-bas, pour transmettre ce que les participants ne pouvaient pas voir. »

Max Tordjman pour Tel-Avivre-

Print Friendly, PDF & Email

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here