Nicolas Sarkozy ne s’était pas exprimé aussi longuement depuis son départ de l’Elysée que ce mercredi 22 mai au Collège académique de Netanya, où il recevait un diplôme d’honneur.

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Ce retour sur le devant de la scène publique était surtout l’occasion pour l’ancien chef de l’Etat de soigner sa stature internationale.

Sarkozy s’est dit honoré par cet accueil et qu’il avait «toujours senti une grande camaraderie avec le peuple juif. Je suis fier de cette amitié. »

L’ancien président a affirmé que « Israël est à l’opposé du pessimisme, à l’opposé de baisser les bras, et en tant que tel son message est universel».

Il a ajouté qu’il se sentait engagé avec le peuple juif et a promis qu’ « en cas d’attaque, Israël ne sera pas seul. Nous ne tolérerons pas une menace contre l’existence du peuple juif et l’Etat d’Israël. »

En ce qui concerne la Syrie, il a exprimé sa désolation sur le comportement des autres pays  « le monde semble être complètement figé dans le visage de la destruction systématique d’un grand Etat et d’une grande nation. Il a fait comprendre que s’il n’en tenait qu’à lui, les choses se dérouleraient autrement au Proche-Orient.

A commencer par la Syrie où il s’est dit « frappé par l’incapacité de la France à agir », ajoutant que « l’intervention en Libye a prouvé que la machine de mort peut être stoppée ».

« Je ne peux pas accepter le génocide par le souverain. C’est triste pour moi de constater notre passivité en Europe, et regarder Israël agir seul, une frappe aérienne après l’autre. »

« Ces personnes sont en danger critique. Je veux croire que ce n’est pas encore trop tard pour prendre à Assad les armes avec lesquelles il massacre son peuple», a-t-il ajouté.

Il a également demandé que le Hezbollah libanais soit inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.

Nicolas Sarkozy a ensuite évoqué  ses relations avec le premier ministre israélien :  « Nous n’avons pas réussi à tout faire avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Nous ne pouvions pas promouvoir la paix, mais nous avons traité certaines questions difficiles, comme la libération de Gilad Shalit  « , a déclaré M. Sarkozy. Noam Shalit, le père de Gilad Shalit, était d’ailleurs présent à la cérémonie de remise des prix.

Il a ensuite continué son discours en évoquant des passages obligés dans ce genre de circonstances : la Shoah, l’antisémitisme, le soutien indéfectible au peuple juif, le dialogue israélo-palestinien, le droit à la sécurité d’Israël, etc.

Le professeur Zvi Arad, Président du collège académique de Netanya, a ajouté que Sarkozy a été l’un des dirigeants les plus importants du 21e siècle. Le maire de Netanya, Miriam Fieberg-Ikar, à quant à elle, déclaré avec enthousiasme: «  Nous vous aimons et nous vous prédisons un avenir extrêmement brillant ».

Nicolas Sarkozy a été reçu ce matin par le Président Shimon Pérès qui a déclaré ironiquement «   « Je n’ai qu’un seul reproche à vous faire, c’est de ne pas être venu avec Carla. C’est un geste impardonnable ».

Il devra ensuite rencontrer le Premier Ministre, Benjamin Netanyahu et espère également s’entretenir avec John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, de passage en Israël.

Jeremy Gozlan – pour Tel-Avivre-

 

 

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