Huit jours avant le scrutin, le leader de Yesh Atid, Yaïr Lapid, opte pour une stratégie d’élimination de Kahol Lavan du paysage.

Selon les derniers sondages le parti de Gantz, Kahol Lavan, passerait de justesse le seuil de blocage avec 4 ou 5 mandats.

Fort de ces sondages mettant en exergue la fragilité de la position du part Kahol Lavan, le centre d’appel de Yesh Atid mène depuis quelques jours une vaste campagne de dissuasion auprès des électeurs potentiels de centre gauche. L’argument mis en avant par les équipes de Yesh Atid: si Kahol Lavan passe, alors il y aura un revirement de certains des membres de la liste en faveur de Netanyahu. Affirmation rejetée avec véhémence par Kahol Lavan.

La stratégie de Lapid n’est pas sans risque. Plusieurs partis du centre gauche sont dans la même situation que Kahol Lavan, c’est a dire a la limite du seuil de blocage. Et rien n’assure qu’une telle campagne de « pompage des votes » ne puisse nuire à d’autres partis que Kahol Lavan en dissuadant des électeurs potentiels de voter pour un parti de gauche ou en les décidant en faveur de … l’abstention.

Hors, si un ou plusieurs partis du centre gauche restent en dessous du seuil de blocage cela pourrait permettre à Netanyahu d’atteindre plus facilement les 61 sièges, dont il est déjà très proche selon les mêmes sondages.

De son côté, Beny Gantz affirme que son parti atteindra au minimum les 5 sièges. Lors d’un interview, il a évoqué les allégations selon lesquelles, son parti rejoindrait Netanyahu au lendemain des élections et les a fermement réfuté. « Cette histoire est terminée, je ne siègerai plus avec Netanyahu. C’est une rumeur qui est diffusée pour semer le doute et nous nuire. Je suis déterminé à continuer à servir les intérêts de l’État d’Israël. Je ne siègerai pas avec Netanyahu » a t il déclaré.

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