La date du 1er Juillet fixée par Netanyahou pour assoir la souveraineté israélienne sur 30% de la Judée Samarie approchant, la pression monte et pousse Israël, les palestiniens, les institutions internationales dans leur retranchement, mettant en exergue les dissensions concernant les actions à mettre en oeuvre.

Aux Etats-Unis, l’administration Trump, pourtant à l’origine du Plan de paix, envoie des signaux mitigés. Après avoir donné son feu vert, les responsables américains ont rappelé à Israël que leur soutien de principe s’inscrit dans le contexte de leur plan qui appelle également à la création d’un État palestinien et au gel de toute expansion des implantations israéliennes. L’équipe du président américain a entamé ce mardi des discussions pour savoir s’ils donneront le feu vert définitif à Netanyahou.

En Europe, plus de 1080 parlementaires de 25 pays ont signé une pétition contre la mise en oeuvre de l’application de la souveraineté israélienne mettant en garde sur les implications en matière de stabilité dans la région. Néanmoins le consensus ne semble pas être de mise au sein de l’Europe.

« Je crains que nous soyons encore une fois dans une posture incantatoire, regrette un sénateur dans un interview à France CultureOn affiche une volonté de réagir et de ne pas accepter un fait accompli, et après il ne se passe rien. Par ailleurs, la première chose est de savoir si avant d’agir, tous les pays européens seront d’accords pour le faire. Et si c’est le cas, qu’est-ce que l’Europe entend entreprendre ? il ajoute : ne me posez pas de questions sur les modalités de cette riposte ! Je serais prêt à me contenter de ce discours, si derrière le rideau, ce n’était pas le vide sidéral ! »

Le Hamas menace de reprendre ses attaques terroristes tandis que les palestiniens de la rue se disent préoccupés par la perte de leur emploi et plutôt indifférents aux intentions d’Israël. Selon une enquête réalisée par un institut de sondage palestinien, 81% de la population est inquiète pour son emploi et l’incapacité à recevoir des soins médicaux dans le contexte de la crise du COVID, 31 % soutiennent une lutte armée tandis que 65 % craignent un affrontement avec Israël.

La Jordanie s’oppose vivement à « l’annexion » laquelle renforcera le Hamas » affirme le roi de Jordanie. Le Ministre jordanien des Affaires Étrangères a déclaré:  » Nous mettons en garde contre les graves conséquences de la décision d’annexion sur l’effort pour parvenir à la paix régionales et sur les relations israélo-jordaniennes. »

En Israël , le gouvernement d’unité est divisé sur la question. Gantz s’oppose officiellement à  » une annexion unilatérale et sans consentement de la Jordanie ». Il a également insisté sur le fait que toute annexion ne peut se faire qu’en étant une partie intégrante du plan de paix américain.

Le chef d’état-major de Tsahal lors de sa visite hier des unités de blindés et de Nahal a informé les soldats qu’ils devaient se tenir prêt à une période difficile à venir en Judée Samarie à l’ombre du Corona, nous devons rester en forme et vigilant a-t-il déclaré.

Tel-Avivre

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