La Haute Cour de Justice israélienne tient pour la deuxieme journée consécutive une audience sur les pétitions déposées contre l’éligibilité du Premier ministre Benjamin Netanyahou à former un gouvernement en raison de son inculpation pour corruption et aussi contre les accords de coalitions entre le Likoud et le parti Bleu Blanc…

Onze juges de la Cour suprême d’Israël ont commencé à examiner dimanche 3 mai si Benjamin Netanyahou, accusé de « corruption », « fraude » et « abus de confiance », peut légitimement accéder aux fonctions de premier ministre. La cour examine également aujourd’hui les objections formulées contre l’accord de coalition signé le 20 avril entre le Likoud et le parti Bleu Blanc qui, selon les critiques, violent des éléments essentiels du régime constitutionnel israélien.

Ces onze juges rendront leur arrêt avant jeudi 7 mai, échéance fixée à la Knesset pour approuver la création du 5e gouvernement Netanyahou, faute de quoi il serait automatiquement annulé. Ils savent qu’en invalidant le cabinet actuel, ils renverraient les Israéliens aux urnes alors que le pays tente de se relever de la profonde crise causée par le Covid-19.

La Cour suprême a indiqué qu’elle pourrait annuler certaines clauses de l’accord d’unité signé par le Likoud et Bleu Blanc qui seraient jugées en contradiction avec plusieurs lois constitutionnelles, comme par exemple la tenue d’élections dans trois ans, alors que la loi prévoit une mandature de quatre ans, ou le gel des nominations à la tête des services publics pour six mois.

L’accord signé il y a deux semaines prévoit que Netanyahou soit Premier ministre pendant 18 mois, suivi par Benny Gantz pour une période équivalente. Les deux hommes s’engagent également à discuter, à partir de juillet, du projet d’annexion de la vallée du Jourdain et des implantations juives en Judée Samarie.

Les délibérations de dimanche ont porté sur la légitimité pour Benjamin Netanyahu de diriger le prochain gouvernement alors qu’il a été mis en examen pour corruption, malversation et abus de confiance dans une série d’affaires. Son procès, qui devait s’ouvrir mi-mars, a été repoussé à la mi-mai en raison des mesures anticoronavirus.

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