Marc Eisenberg président de l’association Qualita et le Docteur Joseph Zrihen ont décidé de lancer Israël Tsedaka by Qualita, avec une grande journée unique de dons destinés aux olim francophones, le 8 mars, veille de Pourim.

« L’alyah n’immunise pas contre les accidents de la vie. »

Plus de 1000 familles francophones avec enfants vivent sous le seuil de pauvreté ainsi que des personnes âgées démunies et isolées.

L’intégration des juifs de France, pour laquelle se bat Qualita depuis sa création, est plus souvent confrontée qu’on ne l’imagine, à des événements dont il est difficile de se relever dans un nouveau pays où on n’a plus ses anciens repères.

Nous avons rencontrés Marc Eisenberg, président de Qualita, et le docteur Joseph Zrihen qui ont décidé de lancer en Israël Tsedaka by Qualita, avec une grande journée unique de dons destinés aux olim francophones en précarité, le 8 mars, veille de Pourim.

Comment est né ce projet d’Israël Tsedaka by Qualita ?

Marc Eisenberg : A l’heure où le monde entier ferme ses frontières, l’Etat d’Israël est le seul à tant investir dans l’intégration des nouveaux immigrants. Pourtant nous avons identifié, avec nos partenaires municipaux et du Ministère des Affaires Sociales, plus de 1000 familles francophones en Israël se trouvant dans une situation de précarité. Des familles qui, fraichement arrivées dans le pays et sans la maitrise de la langue, ne savent pas vers qui se tourner pour demander de l’aide.

Jo Zrihen, pourquoi avez-vous pris en charge le projet d’Israël Tsedaka by Qualita ?

Jo Zrihen : Nous avons découvert, à la création de Qualita, que les problèmes sociaux faisaient partie intégrante des difficultés des olim francophones. Pour certains, ces difficultés préexistaient en France. Pour d’autres, des petits obstacles successifs ont entrainé des situations d’urgence. Un remboursement maladie qui n’arrive pas, un litige avec un propriétaire qui s’envenime, ou bien encore une séparation, un licenciement… Des situations dont on pourrait se relever avec un réseau social et un moral solide, mais qui peuvent être amplifiées dans un pays dont on ne maitrise pas encore bien le fonctionnement.

De nombreuses associations travaillent déjà avec ces familles francophones ?

Marc Eisenberg : Les associations font un travail formidable sur le terrain. La société civile, en Israël, est incroyablement active dans ces domaines-là. Mais elles ont, elles aussi, besoin d’aide pour prendre en charge un plus grand nombre d’Olim. Cette opération Israel Tsedaka by Qualita doit fédérer, réveiller les consciences et aboutir à la création d’un fonds d’urgence dont les sommes seront reversées à la fois aux associations qui s’occupent d’aider les olim mais aussi directement aux familles, selon les situations.

Israël Tsedaka by Qualita a été conçu comme une journée unique de dons, le 8 mars ?

Jo Zrihen : Il ne s’agit pas d’une opération unique mais d’une prise de conscience réelle et d’un engagement sur la durée. D’abord, aider les olim à se nourrir, régler les situations d’urgence, et à retrouver leur dignité. Ensuite les accompagner dans un processus de reconstruction, pour une meilleure intégration dans leur nouveau pays.

Marc Eisenberg : Nous avons besoin de tout le monde. Chacun doit, dès à présent et jusqu’au 8 mars, date à laquelle aura lieu la grande journée de collecte, donner à son échelle. Par ailleurs, chaque shekel ou euro donné sera doublé par des mécènes qui se sont engagés. Ainsi, si vous donnez 100 shekels, une famille en recevra 200 mais cela ne vous en coûtera que 64 grâce à la déduction fiscale. Et, de la même manière, 100 euros vous en coûtera 34, mais 200 iront à une famille. Parce que, comme le dit Emmanuel Levinas, « le moi devant autrui est infiniment responsable ». Nous ne pouvons rester les bras croisés.

Chacun a le devoir de donner à quelqu’un de beaucoup moins chanceux que lui.
Chacun doit toujours donner quelque chose à quelqu’un qui a un peu moins que lui.

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