Israël est composé d’une mosaïque de communauté. Certaines sont connues, comme la communauté druze ou bédouine, d’autres un peu moins, comme la communauté des chrétiens maronites  (ou araméens). Elles sont pourtant la preuve, s’il en faut, qu’Israël est un état démocratique dans lequel la liberté de penser et de croyance est une évidence. Elles sont très actives et leurs représentants sont souvent les meilleurs « ambassadeurs » d’Israël…

Le Département Alyah et Intégration de la Mairie de Tel Aviv-Yafo a organisé une conférence avec Shadi Khalloul, le fondateur de l’Association des Chrétiens Maronites Israéliens. Il se définit comme un chrétien araméen sioniste. Shadi est né en Israël et vit à Jish (Gush Halav en hébreu), une petite ville de Haute-Galilée située à la frontière  du Liban.

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L’action menée par Shadi khalloul au sein de son association a une double ambition: concilier attachement à l’identité araméenne et fidélité à l’Etat hébreu. « Nous avons un patrimoine millénaire commun avec les juifs: l’araméen » déclare-t-il. « Le nom d’Aram apparaît dans la Bible, désignant à la fois le fils de Sem, petit-fils de Noé, et la région où se prolonge sa descendance, en Syrie, en Mésopotamie. Les mêmes textes qualifient d’Araméen Laban, le père de Léa et Rachel, qui épouseront Jacob et dont les enfants seront à l’origine des douze tribus d’Israël…  » poursuit-il.

 Notre peuple a subit des expulsions et des génocides des pays arabes de la région. Israël nous protège et nous met à l’abri, c’est un bel exemple de coexistence » explique Shadi Khalloul.

La vocation de Shadi est né lorsqu’il étudiait aux Etats-Unis, juste après son service militaire dans Tsahal. Lors d’un de ses cours, le conférencier lit un texte en araméen et explique aux étudiants qu’il s’agit d’une langue aujourd’hui disparue. Pour Shadi cette phrase a l’effet d’un électrochoc, l’araméen est, avec l’hébreu, sa langue maternelle, belle et bien vivante! Il décide de réagir en proposant de faire un exposé sur les chrétiens maronites à la suite duquel la plupart des étudiants lui proposent de l’aide pour promouvoir et faire connaitre sa communauté…Il abandonne son rêve américain  pour se consacrer à un autre idéal : promouvoir sa culture et sa communauté.

En Israël où il retourne vivre après ses études,  les chrétiens maronites étaient reconnus officiellement comme des arabes israéliens, ce qui pour cette communauté ne reflétait en rien leur identité. Leur souhait de se distinguer du monde arabe est une réponse aux violences dont sont victimes les chrétiens d’Orient. Et en 2014 Shadi obtient une première victoire après sa rencontre avec le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, et le ministre de l’intérieur de l’époque, Gidéon Saar qui fait passer une loi reconnaissant l’identité chrétienne maronite, comme une identité à part entière. Son fils,Jacob âgé alors de 2 ans devient le premier citoyen israélien «araméen» mais aussi le premier Araméen de l’histoire contemporaine.

«Israël est le premier pays au monde à reconnaître notre peuple», déclare alors Shadi.

Shadi Khalloul ne s’arrête pas là. L’intégration des jeunes de sa communauté dans la société israélienne est pour lui une priorité et cela passe par la possibilité pour les jeunes maronites de défendre Israël dans les rangs de Tsahal comme tous les israéliens. Shadi sait de quoi il parle puisqu’il est  le premier chrétien maronite capitaine de réserve de Tsahal.  Jusqu’en 2014, les jeunes chrétiens maronites étaient  exemptés du service militaire à l’instar des arabes israéliens. Il obtient une nouvelle victoire, dans la foulée de la reconnaissance de l’identité des chrétiens maronites, avec la possibilité pour ces jeunes de s’engager dans Tsahal sur la base du volontariat. « Israël est un état démocratique qui permet à chacun de vivre librement et en sécurité. En tant que chrétien, nous nous devons de servir notre état qui nous défend contre l’extrémisme islamiste à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël » déclare Shadi Khalloul.

« Le service militaire est une expérience unique de melting pot ou les uns et les autres apprennent à se connaitre, c’est un formidable vecteur d’intégration et d’unité nationale » poursuit-il.

Impliqué dans la vie publique israélienne, il n’hésite pas à se transformer en globe-trotter pour faire connaître sa communauté et partager son regard sur Israël, aux Etats-Unis ou encore en Europe. En septembre dernier, il est invité à rencontrer des parlementaires européens et à participer à une conférence intitulée Israël, visages de la diversité.

En Israël, ce sont des centaines de groupes de touristes d’origines juives ou non qu’il accueille dans son village auquel il fait découvrir sa communauté et Israël sous un autre regard….

Tel-Avivre –

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2 COMMENTS

  1. Bravo mais il faut demander aux maronites du Liban de faire pression sur leur gouvernement de s’engager à trpuver une voie vers la paix avec l’état d’Israël
    Dommage pour ce beau pays qu’était le Liban

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