Début 2020, la Suède commencera les tests de recharge par induction de camion sur une route actuellement en construction sur l’île de Gotland. Ce projet sur trois ans doit permettre de roder le dispositif qui pourrait à terme s’étendre sur tout le pays pour les véhicules lourds. La Start-Up israélienne a changé de nom, elle s’appelait Electroroad, elle s’appelle à présent Electreon.

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Avec sept mois de retard sur le calendrier initial, la Suède a démarré mi-novembre la construction de la première route de recharge par induction au monde capable de recharger des bus ou des camions électriques alors qu’ils roulent. L’expérimentation, validée par l’Administration suédoise des transports (Trafikverket), va se dérouler sur l’île de Gotland, la plus grande île du pays située au milieu de la mer Baltique. Ce projet public-privé baptisé « Smart Road Gotland », doté d’un budget de 11 millions d’euros, utilisera la technologie développée par la société israélienne Electreon, l’un des leaders mondiaux dans la technologie dynamique de transfert d’énergie par induction (DWPT). Il consiste en un banc d’essai long de 1,2 km sur une route de 4,1 km qui relie l’aéroport local au centre-ville de Visby, l’unique agglomération de l’île.

Sources d’énergies renouvelables

Des bobines de cuivre, placées 10 ​​​​​​​cm sous la chaussée, vont s’activer lorsque des véhicules électriques équipés de récepteur passeront au-dessus. En octobre dernier, Electreon a procédé à un test préliminaire sur une route de 20 ​​​​​​​m en parvenant à recharger une Renault Zoe électrique par induction avec un rendement de transfert de 91 ​​​​​​​%. Un récepteur de 12 ​​​​​​​kg suffit pour une voiture standard, avec une puissance maximale transmise par récepteur de 25 ​​​​​​​kW. Les bus et camions pourront en avoir jusqu’à cinq. Smart Road Gotland compte s’appuyer sur les sources d’énergies d’origine renouvelable dont dispose l’île (solaire, thermique et éolien).

Démarrage début 2020

Les premiers tests auront lieu début 2020 avec un camion-remorque électrique, suivi d’un bus électrique à partir de mai ​​​​​​​2020. Les essais seront menés pendant trois ans en toutes saisons dans des conditions variées : la route contient des sections droites, des courbes et est adjacente à un rond-point, ce qui permet d’observer le fonctionnement du système lorsque les véhicules doivent accélérer et réduire leur vitesse. Ce galop d’essai permettra de juger de l’intérêt de cette technologie, qui, si elle s’avère concluante, pourrait amener la Suède à déployer 2 ​​​​​​​000 ​​​​​​​km de routes électriques à destination des véhicules lourds (camions et bus), un projet d’environ 3 ​​​​​​​milliards d’euros.

Source – Actu-Transport Logistique

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