La 5e édition du Festival du film français de comédie en Israël a démarré le 14 novembre

Le festival se déroule du 14 au 30 novembre 2019 dans les principales cinémathèques du pays – Tel Aviv, Jérusalem, Haïfa, Herzliya, Sderot et Holon– au cinéma Hot d’Ashdod et au Centre culturel de Savyon. Ce ne sont pas moins de 16 films récents ou classiques qui ont été sélectionnés par le festival pour cette 5e édition ! Une programmation éclectique qui ravira tous les publics avec, cette année, des films qui révèlent avec humour les préoccupations de la société française actuelle : les différences de classes, les préjugés, l’intégration, les malentendus interculturels… 

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Le gendre de ma vie

Chaque film à sa manière tente de déconstruire les crispations autour de ces sujets brûlants et d’en proposer une vision légère, propice à des situations cocasses sur lesquelles il est salutaire de pouvoir rire. En ouverture, le festival propose de découvrir le couple hilarant formé par Michèle Laroque et Thierry Lhermitte dans « Joyeuse retraite » de Fabrice Bracq : un film qui parlera à tous les parents très certainement puisque Laroque-Lhermitte campent un couple impatient de pouvoir profiter de sa retraite et qui se voit confisquer son temps libre par les obligations familiales et la garde des petits-enfants.

Invité d’honneur du festival, le scénariste et réalisateur français Michel Leclerc présentera son film « La lutte des classes », une comédie aigre-douce qui traitent des préjugés et des différences de classe. Leila Bekhti et Edouard Baer sont un couple à l’écran : elle, brillante avocate d’origine maghrébine, lui batteur dans un groupe punk-rock, anarchiste convaincu, tentent de rester fidèles à leurs convictions idéologiques même quand leur fils semble vouloir rejoindre une école privée au détriment de l’école publique républicaine… Edouard Baer a reçu pour ce film le Prix de la meilleure interprétation masculine au Festival 2 Cinéma de Valenciennes 2019. On retrouve le même sujet dans la nouvelle comédie de Mohamed Hamidi, « Jusqu’ici tout va bien » dans lequel un chef d’entreprise (Gilles Lellouche) se voit contraint de déménager son agence de communication parisienne branchée aux milieux des cités de La Courneuve. C’est un choc de cultures : deux mondes qui n’étaient pas amenés à se côtoyer doivent apprendre à vivre-ensemble, une situation qui aboutira évidemment à des scènes plutôt comiques.

La famille est également au cœur des thèmes abordés dans les films sélectionnés par le festival : on distinguera « Le gendre de ma vie » de François Desagnat avec l’hilarant Kad Merad en père intrusif dans la vie sentimentale de ses filles, « Venise n’est pas en Italie » d’Ivan Calbérac avec Benoît Poelvoorde en père truculent qui envahit l’adolescence timide de son fils Emile, « Deux fils » de Félix Moati dont l’histoire tourne autour d’un trio familial, le père et ses deux fils, ou « Made in China », de Julien Abraham dans lequel le personnage principal (l’excellent Frédéric Chau vu dans « Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? ») incarne un jeune trentenaire fâché avec sa famille chinoise au point de prétexter avoir été adopté, jusqu’au jour où il décide de renouer avec son passé…

Citons également deux films à ne pas manquer : un ovni cinématographique, « Le daim » de Quentin Dupieux avec Jean Dujardin, obsédé par la veste en daim vintage « made in Italy » qu’il vient de s’offrir, et le film de Cédric Gallo, « Les crevettes pailletées », l’histoire d’une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition, qui se rend pourtant en Croatie pour participer aux Gay Games. Bien accueilli par le grand public et la critique en France, le film qui parvient à ne pas tomber dans le cliché du film gay festif a reçu le prix spécial du jury au Festival International du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez 2019.

Dans le volet classique du festival, il ne faut surtout pas manquer « Les Grands Ducs » de Patrice Leconte, un film culte aux répliques incisives et caustiques qu’on veut rejouer à l’envi avec le trio extraordinaire Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle, disparu cette année. Et bien sûr, on retrouvera Louis de Funès, monstre de la comédie française, dans le film de Jean Girault « L’avare », peut-être l’un des rôles les plus drôles de sa carrière.

Pour clôturer ce festival sera projeté le film de Lisa Azuelos, « Mon bébé », avec Sandrine Kiberlain, émouvante en mère nostalgique éprouvant la plus grande difficulté à voir sa fille, « son bébé », grandir et bientôt quitter le nid familial. Sandrine Kiberlain a reçu pour ce film le Prix d’Interprétation Féminine au Festival international du film de l’Alpe d’Huez 2019. Le film a également reçu le Grand Prix de ce même festival.

Tel-Avivre –

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