Le dernier défi d’Israël

Faire rimer « Informatique-Cybersécurité » avec « Néguev-Ben Gourion Université » 

L’Université Ben Gourion du Néguev, (BGU), créée par mandat gouvernemental en 1969 répond comme en écho au rêve du Premier Ministre Israélien, David Ben Gourion, ce visionnaire sioniste qui avait programmé l’avenir d’un Israël-Informatique plus particulièrement vivant dans cette région.


« Aujourd’hui, (peut-on lire sur son site), BGU est une institution de recherche et d’enseignement supérieur de renommée mondiale qui a transcendé les frontières du monde universitaire pour créer un nouveau modèle d’éducation et de recherche influant sur la vie des gens dans la région du Néguev, en Israël et dans le monde…
Et c’est ainsi qu’avec près de 20 000 étudiants et des campus créés à Beer-Shéva, Sdé Boker et Eilat, BGU est devenu à ce jour le champion international incontesté en matière de recherche informatique plus particulièrement ciblée « cybersécurité ».
A ce propos, depuis quelques dix-huit mois, l’université israélienne a décidé d’intégrer la formule du « Hackathon » au cursus académique de trois départements : « Sciences de l’informatique », « Médecine » et « Management industriel ».
Une expérience avant-gardiste, quasiment unique sur le plan international ? Soit !
Mais qui oblige tout un chacun à tenter de maitriser le phénomène « Hackathon », (à commencer par prendre connaissance de la définition du mot lui-même), s’il veut avoir la moindre chance de rester compétitif dans l’air du temps…

Vous avez dit « Hackathon » ? 

Né à l’aube des années 2000, « Hackathon » est un mot formé de deux emprunts linguistiques, à savoir du mot anglais « Hack » (s’introduire dans un système) et du français, « Marathon ».
S’en suit qu’à présent le « Hackathon » désigne le fait de rassembler des dizaines voire des centaines d’informaticiens durant plusieurs jours, (le plus souvent pendant un week-end) en vue de collaborer sur des sujets de programmation informatique « pointus et innovants », (les meilleurs ou les plus rapides recevant des prix allant de la simple rétribution financière à l’accompagnement du projet reconnu comme le meilleur !).

C’est au professeur Shlomi Dolev que l’on doit pareille initiative : Partant du constat que ses étudiants, plus souvent qu’à leurs tours, préféraient suivre des cours en ligne plutôt que ses cours magistraux, il leur a donc proposé le système « Hackathon » comme carotte pédagogique. Et ça marche !
Deux témoignages choisis au hasard : Celui d’Ofir Ezrielev, un étudiant en maîtrise de sciences de l’informatique, ravi d’avoir pu tester dans les premiers la formule au sein du cours « Structure de données » et, étudiant de seconde année de licence de « Sciences de l’informatique », celui de Tal Hadad qui estime pour sa part avoir mieux intégré ses cours sur les algorithmes ou la technologie blockchain grâce à l’expérience stimulante de la compétition formule « Hackathon ».

Même si quelques sommités refusent encore de noter les étudiants selon les données « Hackathon » en lieu et place de leur enseignement traditionnel, ils sont bien obligé de constater que, mieux armés que les autres, les « Etudiants-Hackathontés » ont obtenu les premières places lors des examens finaux…

Alors pour ou contre « Hackathon » ?

A votre avis : Qu’en aurait pensé notre Ben Gourion national ?

Par Bely Landerer

Source ; https://start.lesechos.fr/continuer-etudes/master-ms-mba/en-israel-l-universite-ben-gourion-mise-sur-les-hackathons-12457.php

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