L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, fervente amie d’Israël, a démissionné: Retour sur la carrière trop brève de la comète Nikki Haley

Le président américain Donald Trump a accepté la démission surprise de l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley à l’issu d’un entretien dans le bureau ovale de la Maison Blanche. Avant d’être nommée fin novembre 2016 au poste d’ambassadrice pour représenter Washington aux Nations unies en remplacement de Samantha Power, Nikki Haley était une  jeune gouverneure républicaine de Caroline du Sud depuis 2011, fille d’immigrés indiens. Elle a été dès sa nomination, un soutien fort et indéfectible à Israël. C’est grâce à elle que les Etats-Unis ont bloqué à plusieurs reprises, des résolutions condamnant la politique israélienne vis-à-vis des territoires palestiniens. L’une des images fortes de son passage aux Nations unies restera son départ du Conseil de sécurité au moment où l’ambassadeur palestinien, Riyad Mansour, prenait la parole pour appeler à une aide internationale pour son peuple, le 15 mai 2018…


L’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley, visite le Mur des Lamentations, site le plus sacré du judaïsme, dans la vieille ville de Jérusalem, lors de sa visite en Israël le 7 juin 2017. Photo de Hadas Parush / Flash90

Soutenant une forte position pro-israélienne devant les Nations unies, elle s’est notamment impliquée sur le dossier du transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Elle a également supervisé la sortie des Etats-Unis du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en juin 2018.

Nikki Haley a été un des membres de l’administration Trump qui a pris le plus tôt une position pro-israélienne. Dès sa prise de fonction, elle avait fortement condamné l’abstention de l’administration Obama lors du vote sur la résolution du Conseil de sécurité en décembre 2016. Cette abstention avait porté un coup dur à Israël  et avait permis l’adoption de la résolution 2334, résolution déclarant illégale toute présence juive au delà des lignes d’armistice de 1949.

Déjà le 21 février 2017, Nikki Haley, qui découvrait le premier Conseil de Sécurité sur le Proche-Orient à l’ONU, avait fait la joie du premier ministre israelien Benjamin Netanyahou en déclarant: « Les discussions n’ont pas porté sur la fabrication de missiles par le Hezbollah au Liban ni sur l’argent et les armes que l’Iran fournit aux terroristes, ni sur la façon de vaincre Daech, non la réunion a été essentiellement consacrée aux critiques à l’encontre d’Israël, la vraie et la seule démocratie du Proche-Orient, je réalise donc que c’est ainsi que fonctionne le Conseil depuis des dizaines d’années mais j’affirme que les Etats-Unis ne fermeront plus les yeux et qu’ils apporteront un soutien en béton à Israël. J’affirme ici que les Etats-Unis sont résolus à s’opposer à cette tendance anti-israélienne de l’Onu ». Voilà, le ton était donné…

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Puis le 27 fevrier 2017, l’Ambassadrice Américaine aux Nations Unies, avait rencontré Simha et Léah Goldin, les parents du lieutenant Hadar Goldin, tué lors de l’opération « Bordure Protectrice » dans la Bande de Gaza en 2014 dont la dépouille est encore entre les mains du mouvement terroriste du Hamas.

En mars 2017, lors de la conférence annuelle de l’Aipac, (American Israël Public Affairs Committee), la plus grande organisation américaine pro israélienne, elle avait également  promis que le « dénigrement » de l’État hébreu aux Nations unies était « terminé ». « Tout ce que je peux vous dire, c’est que tout le monde aux Nations unies a peur de me parler de la résolution 2234 », avait affirmé l’ambassadrice, sous un tonnerre d’applaudissements. A cette époque, le secrétaire d’État américain , Rex Tillerson menaçait de se retirer du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, en soulignant qu’il boycotterait les débats du Conseil sur les violations présumées des droits de l’Homme commises par Israël et qu’il voterait contre toute résolution qui en découlerait.

En juin 2017, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley était en Israël pour une visite officielle de trois jours. Elle s’est rendu à Yad Vashem et dans la vieille ville de Jérusalem en compagnie de Danny Danon mais elle a aussi visité quelques sites de la vieille ville en privé, donc sans n’être accompagnée par aucun responsable officiel israélien. Elle avait ainsi visité le mur occidental, 50 ans, jour pour jour après qu’il ait été libéré par les forces israéliennes lors de la guerre des six jours. Lors de ses rencontres avec le président Reuven Rivlin et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, Nikki Haley leur avait confié vivre un changement de perception d’Israël au siège de l’ONU à New York, déclarant: « C’est un nouveau jour pour Israël aux Nations Unies ».

Le 15 mai 2018, lors du Conseil de sécurité de l’ONU,  et devant bloc formé par les pays arabes et les ambassadeurs européens unis derrière « la Palestine », Nikki Halley n’avait pas hésité à vanter « la retenue de l’Etat hébreu » face aux « provocations  des Gazaouis à sa frontière », sans se priver de tacler  « des Etats membres du Conseil de sécurité qui n’auraient certainement pas montré un tel discernement dans des circonstances identiques« .

A l’opposé des quatorze autres membres du Conseil, qui avaient condamné l’usage disproportionné de la force par Israël et demandé la tenue d’une enquête indépendante, Mme Haley avait souligné la responsabilité de « l’organisation terroriste Hamas » qui « a incité à la violence pendant des années, bien avant-même que les Etats-Unis ne décident de déplacer leur ambassade à Jérusalem ». L’ambassadrice Haley avait alors souligné   « une réalité historique » et « un élément-clé pour parvenir à un accord de paix ».

Alors lorsque Riyad Mansour, l’l’ambassadeur palestinien, est venu plaider une fois de plus devant le Conseil de sécurité de l’ONU la « protection internationale pour son peuple », Nikki Haley, a  ostensiblement  montré sa désapprobation en tournant les talons.

En juin 2018, encore sous l’égide de Haley, les États-Unis ont claqué les portes du Conseil des droits de l’homme de l’ONU en accusant l’institution basée à Genève d’ »hypocrisie » et de parti pris contre Israël.

« Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie », avait lancé devant la presse à Washington l’ambassadrice américaine à l’ONU, aux côtés du secrétaire d’Etat Mike Pompeo qui ont tous deux avaient précisé que les Etats-Unis resteraient un héraut des droits de l’homme dans le monde. « Pendant trop longtemps, le Conseil des droits de l’homme a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et a été un cloaque de partis pris politiques », avait expliqué Nikki Haley.

Outre, son action au Moyen-orient, l’ex-ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley, s’est aussi distinguée en portant une ligne dure contre la Corée du Nord et l’Iran, les deux autres dossiers de politique étrangère du gouvernement Trump.

Tel-Avivre – la rédaction 

 

 

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10 Responses to L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, fervente amie d’Israël, a démissionné: Retour sur la carrière trop brève de la comète Nikki Haley

  1. L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, fervente amie d’Israël, a démissionné: retour sur la carrière trop brève de la comète Nikki Haley

    Le départ de cette grande dame et sincère amie de l’ETAT NATION JUIF-ISRAËL, nous laisse SEUL face aux élucubrations et aux déclarations haineuses de certains membres de l’ONU. Cette organisation internationale, que le Général de Gaulle traitait de MACHIN, est actuellement investie entre les mains d’états non-démocratiques, dont le chantage et les pétrodollars font la loi actuellement.

    Tout ce bas monde est aidé par la Russie, comme il a été par l’Union soviétique pour remplacer l’identité des Cisjordaniens par une désignation fantoche appelée palestiniens.

  2. Très grand Merci et reconnaissance éternelle pour toujours Madame
    Vous incarnez ce qu’il y a de plus beau , de plus juste , de plus vrai de votre belle démocratie américaine
    Vous êtes Madame le meilleur défenseur d’Israël avec notre tres grand Ben Gourion et notre héroïque Menahem Bégin nos héros qui n’hésitaient pas comme vous de donner des leçons à ces dictateurs patrons de l’ONU
    Avec vous et le Président Trump les États Unis sont redevenus la grande puissance défenseur dès vraies valeurs de vérité de justice et de liberté
    Merci encore et que Hachem vous bénisse
    God Bless America

  3. Que de regrets après avoir appris votre démission. Vous resterai maintenant et à jamais, La seule Amie véritable d’ISRAEL et peuple juif.
    Que D. IEU VOUS BÉNISSE. AMEN.

  4. KOL AKAVOD Madame NIKKI HALEY
    d’Israel Nous vous souhaitons que des Joies, Bonheur et Bonne Chance
    MAZAL TOV, LEHAIM
    MERCI POUR TOUTES VOS ACTIONS DE VERITE EN FAVEUR D’ISRAEL

    Que HACHEM VOUS PROTEGE, AMEN.

    CORDIAL CHALOM.

  5. Claude David Frankforter

    Connaît on la vraie raison/motivation de son départ ?

  6. Une très grande perte pour Israël. Quel dommage

  7. une grande dame qui défendait avec fermeté et courage la cause du peuple d’Israël

  8. une grande dame qui défendait avec fermeté et courage la cause du peuple juif

  9. Dommage : cette grande dame aura marqué son empreinte dans ce concert des nations désunies où le mensonge et l’hypocrisie règnent en maîtres où au milieu des aveugles le borgne est roi.Merci Madame HALLEY POUR VOTRE LABEUR INLASSABLE ET LES VALEURS QUE VOUS VOUS ETES EFFORCEE DE SAUVEGARDER DANS CETTE ARENE…
    L’histoire d’ISRAEL se souviendra de vous ! Encore merci. Reposez-vous bien et revenez-nous vite.

  10. À mon avis, elle se prépare pour les prochaines élections des états Unis à prendre la relève du président actuel Donald Trump. Kol hakavod. 👍🤓✨

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