Plus proche que jamais d’une longue trêve entre le Hamas et Israël?

Une source anonyme du Hamas a affirmé que ses dirigeants s’étaient réunis vendredi soir à Gaza pour discuter d’un éventuel accord de cessation des hostilités qui s’étendrait sur une longue période. Il s’agissait de la première réunion plénière du bureau politique du mouvement islamiste depuis celle tenue au Caire en 2017. Khalil al-Hayya, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré samedi qu’il y avait une réelle opportunité de mettre fin au siège de Gaza. S’exprimant depuis la mosquée Al-Salaam à Gaza, Khalil al-Hayya a déclaré que les négociations pour une longue trêve étaient en phase de finalisation…


Le haut responsable du Hamas, Khalil al-Hayya, prononce un discours lors de la prière du vendredi à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Photo: Abed Rahim Khatib / Flash 90

Tous les principaux leaders du bureau politique du Hamas sont sur le pont. Le numéro deux du Hamas, Saleh al-Aruri, qui vit au Liban sans n’avoir jamais mis un pieds à Gaza de toute sa vie car faisant l’objet de recherches par les services secrets israeliens, a franchi la frontière égyptienne jeudi avec huit autres dirigeants du Hamas basés en dehors de Gaza pour assister à cette première réunion plénière du bureau politique du Hamas depuis 2017. Ezzat al-Rishq, membre du bureau politique du Hamas, a indiqué vendredi que son mouvement « ne cherche pas la guerre » et est « déterminé à épargner à la population de Gaza un nouveau conflit ». De son coté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a annulé une visite prévue lundi en Colombie pour se concentrer sur la situation dans la bande de Gaza.

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Officiellement, on ne donne aucun détail sur la teneur de l’accord négocié avec l’aide de l’Egypte sur une trêve qui, cette fois, devrait être de longue durée entre Israël et le Hamas. Les informations  obtenues sur cet accord ne sont que spéculatives. L’accord impliquerait une cessation des hostilités du Hamas (provocations palestiniennes sur la clôture, envoi des cerfs-volants et ballons incendiaires, envoi de roquettes sur la zone frontalière) en échange tout d’abord d’un allègement du blocus imposé par l’Egypte et Israël qui permettrait à la communauté internationale de financer une série de programmes permettant d’améliorer les réseaux d’adduction d’eau et les infrastructures électriques. L’accord permettrait également un échange de prisonniers, les médias israéliens laissant entendre que le Hamas pourrait rendre les corps des deux soldats israéliens tués en 2014, Hadar Goldin et Oron Shaul à Gaza ainsi que les deux Israéliens présumés en vie et détenus par le mouvement islamiste.  Selon le journal libanais Al Akhbar, l’accord prévoirait dans un second temps l’ouverture d’un port maritime et d’un aéroport pour la bande de Gaza, mais qui seraient localisés dans la péninsule du Sinaï.

Aujourdhui, dimanche,  le cabinet de sécurité israélien se réunira dans le bunker souterrain pour statuer sur les progrès réalisés par l’émissaire de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov. Et c’est la raison pour laquelle le Premier ministre Netanyahou a annulé son déplacement en Colombie prévu cette semaine.

 

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8 Responses to Plus proche que jamais d’une longue trêve entre le Hamas et Israël?

  1. Nous avons déjà eu une quantité incalculable de trêves entre le ‘Hamas et Israël, ces trêves sont toujours violées par le ‘Hamas, à la surprise d’Israël et une trêve, de toutes façon, n’est que temporaire, par définition. Ce n’est pas une trêve dont nous avons besoin mais fin totale et définitive des hostilités, et la seule façon d’obtenir cette fin totale et définitive, c’est de combattre les organisations terroristes jusqu’au bout, jusqu’à leur destruction, sans trêve et sans répit jusqu’à ce que cet objectif soit atteint, et ensuite reprendre le plein contrôle du territoire abandonné par Israël aux Arabes, la Bande de Gaza mais aussi tous les territoires de zone B et A, ainsi que les quartiers no-go zone (les zones de non-droits que les Arabes ont créé où Israël n’ose plus mettre les pieds).

    C’est la seule façon pour avoir quelque chose de sérieux et de durable.

    Chaque trêve permet au ‘Hamas de se réapprovisionner, de mettre au point de nouvelles stratégies, et d’attaquer une nouvelle fois par surprise Israël. Ce ne serait pas aussi grave si la vie de citoyens israéliens n’était pas menacé par ces organisations terroristes et par ces trêves qui ne profitent qu’à elles. Il ne faut pas jouer avec ça mais y mettre un terme définitif et le plus rapidement possible.

    Tolérance 0 pour le ‘Hamas et toutes les organisations terroristes. Il faut les combattre jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. Rejetons les trêves, au contraire, s’ils réclament une trêve, poursuivons avec encore plus de détermination jusqu’à atteindre l’objectif qui est 0 organisation terroriste.

    • … ensuite reprenons le contrôle, réinstallons-nous sur ces territoires et prévenons toute formation d’organisations terroristes grâce au Shin Beth et interdisons toute forme d’appel à la haine et au meurtre. Là, nous aurons gagné !

      • Une trêve n’est jamais longue avec le ‘Hamas, et il ne faut à aucun prix considérer que le ‘Hamas est une organisation légitime. Il s’agit d’une organisation terroriste, et le terrorisme n’est jamais légitime. Il doit être combattu, pas toléré sous certaines conditions.

        Laisser exister le ‘Hamas et d’autres organisations terroristes est une violation claire de l’éthique !

  2. Jeremie etsesjeremiades

    P. U.. t. A.i. n une longue trêve comme avec l’Iran et à la fin de la trêve y a quoi ?

  3. Entièrement d’accord avec les commentaires qui précèdent.
    J’ajoute que reprendre des propos anonymes n’a aucun sens ni le moindre intérêt de la part de Tel-Avivre. Je pensais ce média moins naïf. À moins que ce ne soit un moyen d’attirer les crédules (autrement dit vendre du papier pour un journal.)
    Je me désabonnerai si ce genre d’article se renouvelle. L’holocauste et sa négation par beaucoup de ses victimes n’a apparemment pas suffit à ouvrir les yeux de certains. Je me permets de dire cela car je ne suis pas juif et je ne supporte pas cet aveuglement coupable.

  4. Les commentaires de « Ami Artsi ; Jérémie ; Lucas » sont très pertinents et je partage leurs visions des choses. Je ne suis ni Officiers de l’état Major de Tsahal ni même Israélien.

    Il faudrait que le Gouvernement Israélien et de l’executif de l’armée aient un minimum de discernement et soient visionnaires, car à qui profite la trêve ?, si ce n’est à nos ennemis, à ceux qui ont jurés et prétés serment devant leur vénéré Profète que l’état Hébreu disparaîtra, que tous les Juifs seront anéantis !!

    Ce serait donc une grave erreur de signer un accord de trêve partiel. Le Hamas et les organisations terroristes savent que le temps jouerait en leur faveur.
    Avec le temps il vont se réapprovisionner en armement, construire des infrastructures encore plus résistantes et performantes, construites des nouveaux tunnels, il est même mentionné plus haut la construction d’un aéroport. Qui dit aéroport dit avion, non ? En clair nos ennemis auraient des nouveaux moyens pour viser le territoire d’Israël par les Airs.

    ********** NON À LA TRÊVE **********

  5. The term “cease-fire” is a misinterpretation of the terms in Arabic that the Palestinian Arab leaders use when they when they refer to a temporary halt in fighting: hudna, tahadia and hudaybiyyah, all of which mean ​​continued war after a respite for rearmament.

    • Hudna connotes only a tactical pause intended for rearmament in the war between Islamic forces and non-Islamic forces. The authoritative Islamic Encyclopedia (London, 1922) defines hudna as a “temporary treaty” that can be approved or abrogated by Islamic religious leaders, depending on whether or not it serves the interests of Islam. A hudna cannot last for more than 10 years.
    • Tahadia is a temporary halt in hostile activity that can be violated at any time
    • Hudaybiyyah is an understanding that there will be no fighting for 10 years named for the “treaty of Hudaybiyyah” in 628 AD.
    The Islamic Encyclopedia mentions the hudaybia treaty as the “ultimate hudna.”

    Hudna, tahadia and hudaybiyyah – the only options on the table with Hamas – do not compare to the mu’ahada treaty of peace that Egypt signed with Israel in 1979, or the mu’ahada treaty of peace that Jordan signed with Israel in 1994.

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