Mordehaï Vanunu pourrait rejoindre la Norvège

L’ancien technicien israélien de la centrale de Dimona qui avait révélé au monde le programme nucléaire israélien en livrant des clichés à la presse britannique en 1986 pourrait rejoindre prochainement son épouse en Norvège. Exfiltré par le Mossad à Rome sur ordre de Shimon Peres et transféré en Israël où il fut condamné à 18 ans de réclusion en 1986, il a purgé sa peine en intégralité et a été libéré en 2004 mais toujours assigné à demeurer en Israël. Aujourd’hui, la Norvège a accepté de l’accueillir… 

Mordechai Vanunu Photo by Yonatan Sindel/Flash90

Mordechai Vanunu Photo by Yonatan Sindel/Flash90

Mordechai Vanunu également connu sous le nom de John Crossman est un ancien technicien nucléaire israélien mais en même temps activiste de la paix opposé aux armes de destruction massive. Il a révélé les détails du programme d’armes nucléaires d’Israël au Sunday Times en 1986. Il a ensuite été attiré en Italie, où il a été drogué et enlevé par des agents de renseignement israéliens du Mossad. Exfiltré en Israël, il a finalement été reconnu coupable dans un procès qui a eu lieu à huis clos. Il a été condamné à 18 ans de réclusion en 1986, a purgé sa peine en intégralité et a été libéré en 2004 mais les autorités israéliennes lui ont depuis interdit  de quitter le territoire. Il avait alors demandé l’asile en Norvège mais le gouvernement norvégien s’y était opposé pour ne pas détériorer ses relations avec Israël.  Mais en 2015, Vanunu s’est marié avec sa compagne norvégienne et c’est par une procédure de regroupement familial que la démarche de l’ancien technicien israelien de la centrale de Dimona semble avoir abouti. La Norvège devrait accepter de le recevoir….

Mordechai Vanunu est né à Marrakech, au Maroc  en 1954, il est le deuxième d’une famille juive orthodoxe de 11 enfants qui vivait dans le quartier juif  du Mellah où son père, Shlomo, avait une épicerie. Vanunu a étudié dans une école de l’ Alliance française. En 1963, suite à une recrudescence de l’antisémitisme au Maroc, le père vend ses affaires et la famille émigre en Israël. Au cours de leur première année en Israël, la famille vivait dans une petite cabane en bois sans électricité à Beersheba puis le père de Vanunu a acheté une petite épicerie et la famille a déménagé dans un appartement. Le père de Vanunu a consacré son temps libre à l’etude de la Thora et était considéré comme un rabbin très respecté.

Quand Mordechai Vanunu a terminé sa scolarité, ses parents l’ont envoyé en  yeshiva, mais après trois mois, il y fut retiré et dans une interview, il a déclaré : »déjà à ce stade, j’ai décidé de quitter la religion juive, mais je ne voulais pas avoir de confrontation avec mes parents car je voulais terminer mes études ».

En octobre 1971, il a été recruté dans les forces de défense israéliennes et a essayé de devenir pilote mais après avoir échoué à l’examen d’entrée, il a été envoyé au Corps d’ingénierie de combat. Après une formation de base, il a atteint le grade de sergent-major. En 1974, il s’est ensuite inscrit à l’Université de Tel-Aviv et est entré dans un cours pré-universitaire. Au cours de cette période, il a fait des petits boulots dans une maison de retraite et une boulangerie puis est entré à l’université et a étudié la physique. Après avoir échoué à deux examens à la fin de sa première année Vanunu est retourné chez ses parents à Beersheba pour reprendre des petits boulots avant de postuler pour un emploi au Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien qu’il n’a pas pu décrocher.

La plupart des agences de renseignement pensent qu’Israël avait développé des armes nucléaires dès les années 60, mais le pays a intentionnellement maintenu une « ambiguïté nucléaire».

Vanunu avait entendu parler par un ami de son frère d’emplois bien payés dans le Negev. En 1976, Vanunu postule pour au Centre de recherche nucléaire du Negev au sud de Dimona. Après une longue entrevue avec l’agent de sécurité de l’établissement, il est accepté pour la formation. Il signe alors un contrat interdisant la divulgation de documents de sécurité sensibles et promet de ne visiter aucun pays arabe ou communiste pendant cinq ans après son éventuel depart de l’entreprise. Il suit alors une formation intensive en physique, en chimie, en mathématiques et aussi en anglais  puis est employé en tant que technicien de la centrale nucléaire. En 1979, il s’inscrit en parallèle à l’Université Ben-Gurion dans le Negev à Beersheba. Au départ, il voulait étudier l’ingénierie, mais est vite passé  à l’économie, et a également commencé des cours de philosophie grecque. À l’automne 1980, il part visiter l’Europe, Londres, Amsterdam, l’Allemagne et la Scandinavie  puis  la Grèce et  les îles grecques avec un ami canadien. Après son retour en Israël, il achete un appartement à Beersheba. À l’été 1983, il repart en voyage de trois mois aux États-Unis et au Canada avec un ami. À cette époque, ses vues politiques commencent à changer se déplaçant de  la droite vers le centre, puis vers la gauche, il devient de plus en plus critique vis a vis de la politique du gouvernement israélien et fait campagne pour l’égalité des droits pour les Arabes israéliens. En mars 1984, il forme un groupe gauchiste appelé «Campus» avec cinq étudiants arabes et quatre étudiants juifs et commence alors a développer un ressentiment particulier pour ce qu’il considérait comme la domination de la société israélienne par les juifs ashkénazes et donc la discrimination des Juifs Séfarades. Selon Le Jerusalem Post, ses sentiments anti-Ashkenazes se sont transformés en sentiments anti-juifs et anti-israéliens, et il est devenu le principal défenseur des étudiants arabes sur le campus. Dans son dossier de sécurité au Centre de recherche nucléaire du Negev, il a été noté qu’il avait présenté des «croyances de gauche et pro-arabes». En mai 1984, il a été interrogé par le chef de la sécurité à Dimona et un avocat  probablement du Shin Bet puis  a été renvoyé avec un avertissement sévère sur la divulgation de toute information non autorisée. En juillet 1984, il est parti pour la France pendant deux semaines avec un groupe d’étudiants  juifs français à Paris et, à son retour, il a été interrogé à nouveau. En 1985, Vanunu aurait rejoint le Parti communiste israélien et  repris son emploi. C’est là qu’il a clandestinement pris 57 photographies des installations nucléaires. Le 10 septembre 1986, Vanunu s’est rendu à Londres et  en violation de son accord de non-divulgation, il a révélé au Sunday Times sa connaissance du programme nucléaire israélien, y compris les photographies qu’il avait secrètement prises sur le site de Dimona.

Tel-Avivre – avec Wikipedia –

 

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7 Responses to Mordehaï Vanunu pourrait rejoindre la Norvège

  1. Je pense qu il y a beaucoup trop de vanunu en Israel , la  » goche  » occupe des places sensibles et strategiques .

  2. Je souhaite que ce salopard en bave dans son nouveau pays d’accueil , la Norvège
    Comment a-t-il pu trahir le pays qui l’a protégé, nourri, instruit ? Aucune reconnaissance .

  3. Qu’il dégage d’Israël, il pollue l’air par sa seule présence

  4. Il sera bien au pays des Traîtres…. Quisling en fut un prodigieux!
    Il a fini pendu…Vanunu n’a pas eu cette chance pour nous…

  5. MORT VANUNU LE SALAUD ET VA BRULER EN ENFER SALAUPARD

  6. TA TETE RESSEMBLE A UNE TETE DE NAZI

  7. Ce traitre et connard va rejoindre la Norvège qu’elle se méfie un traitre reste un
    Traitre enfin il vanunu foutre la paix ce creuvard

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