Débat à la Knesset : Sans doute encore un peu plus dépressifs de ne pouvoir se comprendre, une minorité de «patients-arabo-israéliens-non-hébraïsants» exige de pouvoir consulter des psychologues arabophones, et avec lui toutes ses déclinaisons. La dépression est un malaise rencontré le plus souvent chez l’habitant d’un pays riche…

Fort est de constater que si Israël n’est pas un pays riche en soi, du moins est-il, incontestablement, un pays riche de médecins compétents pour soigner pareil symptôme.

Et si la qualité des soins dispensés à tous n’est pas remise en cause en ce qui concerne le traitement des maladies corporelles, (à de rares exceptions uniquement là pour confirmer la règle), une minorité d’israéliens arabisants se plaint amèrement de ne pas être prise en charge dans la « Langue du prophète » pour résoudre ses problèmes de psychiatrie…

medecinsIl suffit pour s’en convaincre de reprendre les propos tenus (à la Knesset puis par différents médias dont Times of Israël ) par la députée Hanin Zouabi de la ligue arabe unie qui s’en prend avec véhémence aux psychiatres et psychologues non arabisants : «Contrairement à la médecine physique, dit-elle, les soins psychologiques exigent souvent du soignant qu’il soit linguistiquement et culturellement adapté au patient. Le million et demi de citoyens arabes d’Israël représente 20 % de la population de l’État alors que seulement 2,7 % (175 au total) des psychologues cliniciens enregistrés du pays sont des arabophones de naissance.

Difficile pour la Knesset de prendre des mesures dans ce sens alors qu’elle se doit de tenir compte d’autres témoignages du genre de celui évoqué ci-après.

Besoin de médecins arabisants supplémentaire ? Encore faudrait-il réussir à abolir un tas de tabous les concernant !

« Le Dr. Katnany Auad, psychiatre principal à l’hôpital Soroka de Beer Sheva et directeur de la clinique de soins de santé psychiatrique de la ville majoritairement bédouine de Rahat, de déclarer que la stigmatisation des soins de santé mentale existe bel et bien dans la société arabe, tant chez le patient potentiel que chez le futur médecin.

« Leur culture leur enseigne qu’ils sont des médecins pour les fous », répète, dépité, le docteur Auad, ajoutant que même ses amis le traitent lui-même plus que de raison avec mépris.

Ce tabou est plus prononcé encore dans les communautés bédouines les plus pauvres du Néguev que dans les communautés arabes du Nord.

Alors… Est-ce vraiment si difficile de comprendre la manifestation indiscutablement réticente de la Knesset à soumettre au vote l’ouverture d’une nouvelle ligne de crédits pour ce faire ?

Comment ? Le système médical israélien ne ferait rien en ce qui concerne le nombre nettement insuffisant de bourses d’études attribué aux étudiants Arabes ?

Comment ? L’Etat Hébreu refuserait de prendre en compte et d’investir pour un groupe qui représente à peine 4% des étudiants en psychiatrie ?

Comment ? Le système médical israélien refuserait d’abaisser le niveau des connaissances requises pour empêcher que seuls 10% des étudiants arabes obtiennent le diplôme tant convoité… (Sic).

Comment ? Le système médical israélien s’entêterait à poursuivre une politique qui ne tiendrait pas compte de la nécessité d’accroître le nombre de psychologues arabes alors que la députée arabe préconise un système pour permettre aux candidats arabes non inclus dans les 10 % les meilleurs, d’obtenir des stages…

Comment ? Le système médical israélien refuserait de renverser la tendance et augmenter ainsi le nombre des cliniques capables de fournir les dits-stages en langue arabe ?

Et le Dr Auad de poursuivre : « Depuis que j’ai commencé à travailler en 2010 à l’hôpital, le nombre de patients arabes a considérablement augmenté, tout comme le tiers des patients qui poursuivait alors le processus jusqu’au bout est passé aujourd’hui à plus de 100 % ! » (Re-Sic) 

Ajouter à cela la déclaration d’Idit Saragusti, coordinatrice du département de la santé mentale à l’association israélienne pour les droits de l’Homme… Et le compte est bon !

« Le problème est apparu, selon elle, à la suite d’une importante réforme nationale votée en 2012, les soins de santé mentale étant alors entrés dans le domaine du service public. »

Conséquences : Certains étudiants sont devenus plus que réticents à entrer dans un marché de moins en moins lucratif, optant pour une spécialité médicale mieux adaptée au cadre d’une pratique privée.

Plus que la stigmatisation inhérente à cette spécialité médicale, le problème est qu’il n’est plus tellement excitant de commencer de telles études sachant que dans ce domaine « Le salaire équivaudra au mieux celui d’un chauffeur de bus » !

Et pourtant, et malgré tout, même dans de telles conditions… L’intérêt financier n’est pas seul à peser dans la balance du choix professionnel de tout homme de bonne volonté, l’inébranlable et légendaire vocation médicale !

Ainsi on peut saluer l’état d’esprit de l’étudiant qui termine son parcours scientifique coûte que coûte, (on ne trouvera jamais une si belle occasion de placer une telle métaphore), pour obtenir ses diplômes de médecin dans le seul & unique but de soulager le mal-être de son prochain.

Source : http://fr.timesofisrael.com/les-arabes-israeliens-deplorent-un-manque-de-personnel-medical-arabophone/

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14 COMMENTS

  1. Qu ils aillent a paris ou berlin et qu ils y restent ,la bas si tous les medecins ne parlent l arabe ,ils comprennent leurs problemes ,et ils obtiendront aussi un logement.

  2. Ce serait plus productif pour le pays des médecins Francophones ou Hispanophones combien de olims quitte Israël à cause de ce grave problème ??? Et j’ajouterais que l’état d’Israël à sa langue qui est l’hébreu et que ceux qui refusent de l’appendre aillent voir ailleurs ! ! !

  3. Je pense qu’en attendant de faire en sorte que l’arabe soit effectivement, je veux dire dans les faits et coutumes , une des langues officielles de l’Etat d’Israel, ne pourrait on pas engager des interprètes. De plus, On pourrait s’inspirer des expériences héritées de l’ethnopsychiatrie. Je trouve cela à la fois juste, et passionnant.

  4. et pourquoi les arabes n’apprendraient-ils pas l’hébreu pour expliquer leurs problèmes. Pourquoi serait-ce toujours aux autres de s’adapter à leurs problèmes pour les résoudre. oh que voilà une mentalité d’assisté!

  5. Ces …, n’ont rien à exiger, rien à revendiquer, rien à demander. Quand aux soins gratuits pour les mendiants d’Israël, c’est en Arabie saoudite ou au Qatar, qu’ils doivent aller, ou alors, et bien mieux que ça, à Alep en Syrie, là on rase et on soigne gratis les nécessiteux et les mendigots pas parigots réunis en assemblée plénière. Ha l’Arabie, ses oasis, ses palmiers, son havre de paix, ses gents joyeux, son charme et sa délicatesse, ses droits de l’homme et ses jolies femmes en string qui sépare de belles fesses rebondies sur des plages dorées de sable blanc, Arabie, chère Arabie, l’est pas belle la vie en Arabie, hein bibi?

  6. Comme toujours,vous oublier,que pour certains il ete la avant votre arrivé.oui un pays qui se dit démocratique,a la pointe de tout.riche!!!! ne soit pas capable d’avoir des médecins qui parle arabe.mais comme vous dites l’intéré financier passe avant tout.chez nous il et obligatoire de venir en aide a son prochain,quant on et médecin.je connez des médecins Israelien,qui travaille dans les hopitos hisraeliens ((avec l’aide de gens dont je fait partit qui donnes de l’argents affin q’ils puisse soignier les palestiniens ))qui chez eux nont pas la possibilité.oui ces médecins appliques ce qui et leur métier.la mamie qui fait des fautes.

  7. L’attardée, grand mère, avant le Peuple Juif, il y avait rien et pendant et avec le Peuple Juif, il y avait des gens jaloux de ce Peuple, comme aujourd’hui d’ailleurs…!!! La richesse actuelle, se sont les Juifs qu’ils les ont créé, Dans la société Arabe, cette population, était inculte aujourd’hui encore, comme vous, mais cela tout le monde le sait sauve vous……!

  8. HE LA CONNE DE SERVICE, je m’adresse à Suzanne Rey bien entendu, toujours autant de fautes, et toujours autant de conneries sur le Net. Je t’ai proposé un voyage aller simple à Gaza, qu’est ce que tu attends pour sauter sur l’occasion. Là bas, il y a tes amis, qui vont te dorloter, continue à leur envoyer de l’argent, ils adorent cela, et puis tu seras soignée, gratos, dans le service de psychiatrie qu’ils ont très largement développé, même si tu ne parles pas l’arabe, car là-bas, il y a plus de dingues, que de gens intelligents et sensés. Tu verras, tu sauteras……de joie, ou plutôt sur une mine, car je suis sûr que tu sauteras, et cette fois j’espère que ce sera pour de bon, car je te dis au plaisir de ne plus te revoir. Espèce d’abrutie ! On en a marre de tes diatribes qui sont toujours dirigées contre le seul et unique pays, qui mérite la peine de rester sur cette terre, laquelle ne tourne plus rondement. Vas et évite de cracher ton venin sur notre pays ISRAEL – HAI/HAI ISRAEL HAI ….

  9. Je ne comprends pas qu’on la laisse degueuler de telles inepties…..c’est sur que si l’on trouve des psy qui parlent l’arabe comme elle s’exprime en français , ils ne sont pas prêts d’être soignés…

  10. Pour revenir au sujet initial, dans une psychothérapie on a davantage de chances d’arriver au cœur de ses émotions si on peut parler sa langue maternelle, tandis que si on parle une langue étrangère, automatiquement on se distancie, on reste dans le mental… et on tourne en rond.
    Si des patients arabes sont assez évolués pour recourir à des « médecins pour les fous », autant les aider dans cette démarche… les vrais fous, eux, ne peuvent pas être traités.

  11. Tous les dirigeants arabes vont se faire soigner hors de chez eux.
    Faut cesser de raconter n ‘importe quoi.
    Ils restent et demeurent incapables d’evoluer et leurs criteres moyenageux fera d’eux des gens dependants du reste du monde

  12. Je suis stupéfait par le racisme de certains commentaires.Je connais le docteur Awad. Il parle parfaitement l’hébreu.Quand il était en poste à Sdérot il a soigné avec dévouement les Israéliens victimes de stress post-traumatique à la suite des bombardements du Hamas.

  13. Je connais le docteur Awad. Il parle parfaitement l’hébreu.Quand il était en poste à Sdérot il a soigné avec dévouement les Israéliens victimes de stress post-traumatique à la suite des bombardements du Hamas.

  14. A Rome on vit comme les romains, en Israel on parle hébreu.Ceux qui refutent et refusent ce fait , doivent se rendre d’URGENCE en pays ARABE .Leur place n’est PLUS en Israel .

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