Avant que de rejoindre Israël petit retour en arrière.  Il a été dit quelque part que le plus gros vendeur de hot-dogs serait non seulement juif mais végétarien. Ceci posé, qui a dit que le vendeur d’un quelconque produit alimentaire (ou d’autres obédiences) devait le consommer? Toujours dans les particularismes, on peut envisager les difficultés pour un juif traditionaliste ou religieux de manger des saucisses faites d’un mélange de bœuf et de porc. Dito pour un musulman. Dito ou pire pour un végétarien s’il est juif ou musulman ! Inutile de chercher à l’appâter, le combat est perdu d’avance.

hotdogPour un juif, un musulman, un végétarien sans doute mais restent tout de même suffisamment d’amateurs pour que plus de 15 milliards- 419 millions et 120 mille de ces saucisses, qui peuvent atteindre 25 cm de long, soient vendues chaque année à travers les Etats-Unis soit… 450 à la seconde ! Ce qui n’est d’ailleurs pas grand-chose comparés aux 49 milliards d’hamburgers… Pour ne parler que des américains mais l’Europe, la France et autres sociétés de « mal ou bonne bouffe » ne sont pas à la traîne, c’est le moins que l’on puisse dire..

Juste pour le fun, une rapide réponse à la quadruple question à propos du produit en question : De quoi est-il composé, d’où vient-il, comment a-t-il atterri aux Amériques et pourquoi ce nom bizarre de « Hot-dog », (chien chaud), pour un banal sandwich ?  

« Le terme « saucisse » proviendrait du latin salsus (sel), en référence aux morceaux de viandes tranchés et salés pour la conservation. 1500 ans avant JC, les Babyloniens et les Chinois mangeaient déjà des saucisses. Homère en fait même mention dans « L’Odyssée ».
Au Moyen Âge, la saucisse se développe partout dans le monde : les pays les plus chauds (Italie, Espagne, sud de la France…), produisent des saucisses sèches (pour des raisons de conservation) alors que les pays du nord (Allemagne, Autriche, Danemark…) se spécialisent dans la saucisse fraîche à cuire. Parmi ces saucisses, celle de Francfort va connaître un grand destin. Fabriquée à base de chair de bœuf et de porc (tirée des muscles) auxquelles on ajoute des épices (ail, coriandre, moutarde, muscade, poivre, sel…), elle est ensuite fumée et cuite. L’immigration des Allemands à la fin du XIXe siècle a certainement répandu cette saucisse dans toute l’Amérique. 

La légende dit qu’un vendeur de saucisses new-yorkais, qui avait l’habitude de servir les saucisses chaudes en donnant à ses clients une paire de gants en plastique pour éviter qu’ils ne se brûlent, manqua un jour de gants et demanda à un boulanger de lui fabriquer rapidement des petits pains blancs sur lesquels il déposa la saucisse. Une autre version relate qu’en 1904, lors d’une foire organisée en Louisiane, un exposant Bavarois, Anton Feuchtwanger, aidé de son beau-frère boulanger, présenta les saucisses chaudes dans un morceau de pain, pour les transporter d’un bout à l’autre de l’exposition, sans se brûler. 

Ce qui est certain, c’est qu’en 1871 déjà, un boucher d’origine allemande, Charles Feltman, servait des saucisses dans du pain, dans son kiosque de Coney Island, petite station balnéaire de New-York.

Quant au terme « hot-dog », il viendrait d’une suite de déformations. Tout commencerait à cause du chien apporté également par les immigrants allemands : le teckel. Cet animal, souvent comparé à une saucisse, aurait donné son nom à la saucisse vendue dans la rue, pour railler l’origine douteuse de la viande. »

Mais attention le voyage du hot-dog ne s’arrête pas là ! 

Profitant de la vague du « cacher le Pessah et autres cacherout à la mode de chez nous », de nouvelles façons de penser le hot-dog font leur apparition.

« En Israël, pays aux innombrables croyances, le nouveau culte du végétalisme, version radicale du végétarisme, draine de plus en plus de fidèles au point d’être reconnu par l’armée.

Les végétaliens (ou vegans en anglais), non seulement ne mangent pas de viande, mais, à la différence des végétariens, rejettent le lait, les œufs, le miel et tous les aliments provenant du règne animal. Beaucoup d’entre eux en font autant un mode d’alimentation qu’un mode de vie et refusent de se vêtir de cuir et d’utiliser des cosmétiques testés sur des animaux. » nous explique Omri Paz, organisateur du festival « Vegan Fest ».

C’est ainsi que profitant de cette grand-messe végétalienne « les stands de hot-dogs à base de petit pois, de chawarmas de tofu, et de goulashs de seitan, un substitut de viande à base de protéine de blé font une entrée fracassante et continuent joyeusement leur petit bout de chemin.

Sans parler qu’Israël pourrait bien devenir le 1er exportateur mondial de saucisses mixtes : Cacher et Hallal, le nouveau marché du hot-dog dont les saucisses sont remplacées par des falafels fait florès !

On trouve désormais sur tous les trottoirs de New-York comme partout à travers le monde ces descendants des premiers hot-dog si gras, si lourds même s’il faut l’avouer, délicieux au palais mais tellement nocifs pour les hanches.

http://www.club-sandwich.net/articles/l-histoire-du-hot-dog-105.php

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/2014/10/israel-terre-promise-des-vegetaliens.html

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