Coup de théâtre : Lieberman ne rejoindra pas le gouvernement Netanyahou

Avigdor Lieberman, le ministre des affaires étrangères du gouvernent sortant a décidé de faire parti de l’opposition et donc, de ne pas participer au nouveau gouvernement, mettant ainsi fin à un partenariat de plusieurs années avec le Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu. «Je suis heureux que nous ayons choisi nos principes plutôt que des portefeuilles », a déclaré Lieberman lors d’une réunion de son  parti Ysrael Beteinou à Jérusalem.

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Lieberman et Netanyahu ont parcouru ensemble un long chemin politique qui a commencé à s’effilocher l’an dernier. En Octobre 2012, les deux hommes ont annoncé qu’ils s’allieraient pour les élections de Janvier 2013. Il ont effectivement formé un seul parti : Le Likoud Beitenou.

La victoire électorale de 2013 a vu le retour Netanyahou comme Premier ministre qui  a donné  le ministère des Affaires étrangères à Lieberman. Mais les deux leaders se sont officiellement séparés en Juillet de l’année dernière pour aborder chacun pour soi les élections législatives de 2015. Yisrael Beitenou n’a remporté que six sièges, en baisse de 13 mandats.

Quoi qu’il en soit, Lieberman qui pouvait faire parti de ce futur gouvernement n’est plus le bienvenu ou alors ne veut plus faire de concessions, il a déclaré  : « Le gouvernement qui se profile n’est pas une union nationale, mais un gouvernement qui sent l’opportunisme ».

Lieberman  a aussi fustigé la disparition du très controversé projet de loi sur la nationalité, une loi qui aurait légalement défini Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. « Ce gouvernement n’a pas l’intention de renverser le régime du Hamas », a-t-il aussi lancé.

Le chef d’Yisrael Beitenou a également critiqué l’accord signé avec le parti UTJ (Judaïsme Unifié de la Torah)  qui se traduira par l’annulation de nombreuses réformes convenues dans la dernière Knesset. Le parti du Judaïsme Unifié de la Torah a obtenu du premier ministre le gel de certaines réformes menées par le gouvernement précédent qui brimaient les ultra-orthodoxes israéliens, des désavantages socio-économiques,  la réforme sur la conversion au judaïsme et surtout la loi sur la conscription universelle qui voyait pour la première fois les Haredis enrôlés dans l’armée israélienne.

Avec le départ de Yisrael Beytnetnu, Netanyahou se retrouve maintenant avec seulement 61 sièges à la Knesset sur des 120 soit une majorité, certes, mais très courte pour gouverner confortablement.

Fera t-il appel à Herzog, le leader du parti de l’Union Sioniste pour former un gouvernement « d’unité nationale »?

C’est peu probable, cela avait été évoqué il y a quelques semaines, mais vite démenti par les uns et les autres.

Pendant ce temps, le leader du Shas Aryeh Deri a déclaré lundi que Netanyahu devrait présenter au Président Rivlin un gouvernement de seulement 61 députés. « Tous les membres de la coalition doivent surmonter leurs différences. Parfois, une  petite  coalition homogène est préférable à une large majorité désunie, » a-t-il ajouté.

par Roger Haddad pour Tel-Avivre – 

 

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