Les autorités égyptiennes ont lancé, jeudi 8 janvier, la seconde phase de l’établissement d’une zone tampon à la frontière avec la bande de Gaza. Cent maisons ont été évacuées et douze dynamitées, vendredi. L’armée a prévu de détruire, en quelques jours, 1 220 habitations accueillant 2 044 familles dans l’une des zones les plus peuplées du nord de la péninsule du Sinaï. Dans plusieurs mois, Rafah et certains villages alentours devraient être rayés de la carte. Le gouverneur de la province du Nord-Sinaï, le général Abdelfattah Harhour, l’a admis, mercredi, devant la presse et a annoncé qu’« une nouvelle ville de Rafah existera » hors de la zone tampon.

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Aucune manifestation n’est prévue ni ne semble s’organiser en France ou en Europe ou dans le Moyen-Orient. Aucune condamnation de l’ONU à l’exception de « quelques postillons d’Amnesty international » laquelle aurait souhaité que les gazaouis soient prévenus un peu plus tôt.

Rafah a été au cœur de l’opération de sécurisation de la péninsule lancée par l’armée en 2013 contre l’insurrection djihadiste. La ville est habitée par des tribus dont les ramifications vont au-delà de la frontière, jusqu’à Rafah la Palestinienne, et dans toute la bande de Gaza. Israël a donné à l’Egypte son feu vert pour déployer ses troupes, blindés et hélicoptères Apache dans la zone démilitarisée prévue dans l’accord israélo-égyptien de mars 1979. La destruction de plus de 1 600 tunnels a réduit drastiquement le terrorisme dans le Sinai.

Or Embar pour Tel-avivre.com

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