L’acteur français, Lionel Abelanski, débarque demain en Israël pour notre plus grand plaisir et comme invité d’honneur du Festival Livres en scène 4, les 18 et 19 novembre au Théâtre Cameri de Tel Aviv. Le Festival Livres en Scène  qui a lieu tous les ans, revient cette année pour sa 4 ème édition et toujours pour mettre en voix la littérature française et israélienne.  Lionel Abelanski se produira sur la scène du Cameri aux côtés des acteurs israéliens Hana Laslo, Shmuel Vilozny, Sara Von Schwarze, Elisabeth Kedem et bien d’autres encore. Lionel a bien voulu répondre à nos questions par téléphone juste avant de monter dans l’avion.

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abelanski

Tel-Avivre : Bonjour Lionel comment allez vous ?

Lionel Abelanski : Très bien, écoutez, je suis très heureux de revenir en Israël, à Tel Aviv. Cette fois je ne viens pas vraiment pour travailler, je suis invité au Festival de Livres en Scène 4  aux cotés d’acteurs israéliens, on va lire Modiano, Romain Gary et Edgar Keret, alors , vous comprenez, je suis ravi.

Tel-Avivre : On est également ravi de vous voir, je ne vous cache pas qu’à la rédaction du journal, on est fan, d’autant qu’on vous a vu il n’y a pas si longtemps dans le film Barbecue (sorti en août dernier en Israël) et je dois dire que je ne vous connaissait pas dans ce type de rôle, un mec assez nerveux qui masque tout.

Lionel Abelanski : (rires) C’est vrai, je ne me mets pas facilement en colère mais je ne suis pas  non plus un mou,  je suis surtout plutôt introverti, comme on dit, je ne me raconte pas facilement.

Tel-Avivre : Je crois que vous connaissez bien Israël et Tel Aviv, à quelles occasions êtes vous déjà venu ?

Lionel Abelanski : Je suis venu, il  y a longtemps, en vacances avec mes parents, mon père a fait l’armée en Israël et est revenu en France où il a rencontré ma mère. Je suis resté longtemps sans y retourner mais Israël est un pays magnifique et quand je reviens, je retrouve ce goût de l’enfance. J’ai vu la société israélienne évoluer. C’est un pays qui déborde d’énergie, j’aime sa diversité des lieux et des paysages mais aussi des gens et des cultures. J’adore travailler en Israël, j’y ai déjà tourné 2 films d’Emanuel Nakache, “Le syndrome de Jérusalem » et « Kidon ».

Tel-Avivre : Je crois que pour le tournage de Kidon, vous avez fait la connaissance de Bar Rafaeli pour son premier film, n’est ce pas ?

Lionel Abelanski : Oui, c’est une très belle femme mais c’est aussi une vraie actrice, elle joue vraiment, elle se sent toujours très à l’aise sur le plateau, j’ai un très bon souvenir de la dernière scène du film ou on se retrouve tous, elle est vraiment tres douée.

Tel-Avivre : Quel est le trait de caractère que vous préférez chez les israéliens ?

Lionel Abelanski : J’aime leur état d’esprit général, très ouvert, vif et énergique, on peut même s’engueuler, se traiter de tous les noms,  « comme du poisson pourri » (rires) mais la forme ne prend pas des proportions démesurées, je retrouve ainsi des ambiances de mon enfance ou même sur fond de cris il y avait beaucoup d’amour.

Tel-Avivre : Quelles sont les villes israéliennes que vous préférez ?

Lionel Abelanski : J’aime évidement Tel Aviv pour son insouciance, j’aime m’y balader, et déjà pour mon premier film qui date de quelques années, j’ai beaucoup marché, car on logeait dans le nord. J’aime aussi faire du vélo sur la Tayelet mais aussi à Neve tsedek, au souk, cette ville est charmante. Mais j’aime aussi beaucoup Jérusalem et Haïfa.

Tel-Avivre : Dans un registre très différent et un peu plus intime, quel est votre lien avec le judaïsme ?

Lionel Abelanski : Mon héritage juif me vient de mon père, ma mère n’était pas juive mais ma femme est juive d’origine turc et alsacienne. Mes filles ont fait leur bat-mitzva. Vous savez pour moi, juif a longtemps voulu dire survivant de la Shoa, une partie de ma famille a été déportée, mais aujourd’hui juif signifie aussi autre chose pour moi parce que je vais à la synagogue le jour de Kippour, j’ai été aussi à pas mal de conférences sur le judaïsme, voila, je retrouve une partie de mes racines, ça m’ intéresse.

Tel-Avivre : Merci d’avoir répondu à nos questions, Lionel, on vous retrouvera donc dès demain pour le Festival de Livres en Scène au Théâtre Cameri de Tel Aviv.

Lionel Abelanski : Merci à vous, à bientôt.

Propos recueillis par H.P. pour Tel-Avivre –

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