Pas moins de 63,5% des Israéliens sont souvent à découvert sur leurs comptes bancaires. C’est une enquête de canal 10, réalisée avec le concours de la Banque d’Israël. L’enquête  révèle que 16 % des Israéliens sont toujours à découvert, 17 %  le sont la plupart du temps et 36% le sont parfois.

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La Banque d’Israël a tenté, pour la première fois, de connaitre les raisons de ce fléau national pour pouvoir éventuellement prévenir ses dangers. Une enquête qui a essayé de déterminer le niveau de revenu et la situation géographique de ceux qui sont à découvert.

Il y a quatre ans, la dette des ménages s’élevait à 106,8 milliards de shekels. Elle a depuis  augmenté de 18% et se situe aujourd’hui à 126 milliards de shekels. La hausse des prix des logements, ainsi que des hausses plus modérées dans d’autres domaines, sont clairement un facteur majeur des problèmes de découverts bancaires.

Le fléau touche toutes les catégories de populations : Salariés, employés, locataires et propriétaires, patrons de petites entreprises, salariés à revenu faible mais aussi élevé, religieux, laïcs, les familles, les jeunes et les vieux. Les seuls ne souffrant pas beaucoup des problèmes de découvert sont les jeunes couples et les célibataires qui n ‘ont pas encore d’ hypothèque sur une maison.

En dépit de ces résultats, un rapport de OCDE montre que, dans les quatre dernières années, le coût de l’augmentation de la vie  en Israël était inférieure à celle des autres pays :  7,6%, comparativement à 9,1% dans les autres pays de l’OCDE.

D’autre part, le prix du gaz a chuté cette semaine de près de 3,7%, à 7,05 shekels le litre. Avec l’augmentation du dollar, cela signifie une baisse d’environ 16 centimes du prix du litre  à la pompe, 1,87 $.

En outre, selon la loi juive, il est interdit de payer ou d’encaisser des intérêts mais concernant le découvert bancaire, un arrangement halakhique (de la loi) spécial  appelé « iska de heter » a été envisagé.

Et pour terminer, Rabbi Eliezer Melamed de Har Braha a statué sur le fait que l’on doit couvrir son découvert avant de donner le maasser (la dîme de la charité). Cependant, il ajoute: «si on ne résiste pas à gaspiller son argent et que l’on se trouve toujours à découvert, alors on doit quand même  donner un dixième de ses revenus pour la charité,  de sorte que celle-ci  ne soit pas  moins importante que les autres produits superflus pour lesquels on est à découvert ».

par David Lichaa pour -Tel-Avivre –

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