Croissance, consommation, chômage, bourse, etc.: durant l’année juive écoulée, les indicateurs économiques ont oscillé entre le vert et le rouge.

L’année juive 5774 avait bien démarré pour l’économie israélienne : l’exploitation des nouveaux puits de gaz permettait à Israël d’entrevoir son indépendance énergétique, l’afflux de capitaux étrangers confirmait qu’Israël était un placement sûr pour les investisseurs, l’arrivée massive de touristes étrangers annonçait de nouveaux records, etc.

 

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C’était sans compter sur les turbulences internationales et régionales qui allaient aussi secouer Israël : le ralentissement de l’économie mondiale et le conflit militaire avec la bande de Gaza vont brouiller les cartes de l’économie israélienne, la dépossédant de certains de ses atouts, comme tourisme, high tech, consommation privée, etc.

Vert : L’Emploi et la Bourse au beau fixe

Malgré le ralentissement de l’activité économique et la guerre à Gaza, le marché de l’emploi s’est stabilisé avec un faible chômage tout au long des douze derniers mois. En août dernier, le taux de chômage était à 6,4% et la courbe reste tournée vers le bas. En revanche, le faible chômage s’accompagne d’une augmentation des effectifs des salariés travaillant à temps partiel : dorénavant, 800.000 israéliens travaillent à temps partiel, soit un salarié sur quatre.

Comme le marché de l’emploi, le marché financier aussi a fait preuve d’une vitalité exceptionnelle en 5774 : l’indice TA-25 a fait un bond de 22%, contre 5% l’an dernier. Le volume moyen des transactions s’est élevé à 1,2 milliard de shekels par jour, soit une hausse de 6% par rapport à l’année précédente.

Orange : La croissance en dents de scie

5774 aura été une année en dents de scie pour la croissance de l’économie israélienne. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au dernier trimestre 2013, le PIB a progressé au taux annuel de 2,5%, puis la croissance s’est accélérée au premier trimestre de 2014 (2,7%), pour se ralentir à nouveau au second trimestre de 2014 (1,5%). Au cours des douze derniers mois, l’économie israélienne a connu une croissance de 2,3% contre 3% pour la même période de l’an passé.

Deux facteurs principaux expliquent le ralentissement de la croissance de l’économie israélienne. Jusqu’au début de l’été, c’était le ralentissement mondial et un shekel trop fort qui handicapaient les exportations de marchandises israéliennes. Depuis l’été, c’est la guerre à Gaza qui a freiné la consommation des ménages ainsi que l’activité économique d’Israël, notamment dans les secteurs du tourisme, du commerce et de l’agriculture.

Rouge : Investissements et consommation en berne

Le recul des investissements dans l’économie israélienne a commencé bien avant le déclenchement de la guerre à Gaza au début de juillet. Au cours du premier semestre 2104, les investissements en capital fixe (construction de logements et équipements industriels) ont baissé de 4,4% en rythme annuel, après une hausse de 5,4% au semestre précédente.

Côté consommation aussi, 5774 a été l’année de la morosité. Jadis moteur de la croissance israélienne, la consommation par habitant a augmenté d’un tout petit 0,6% au premier semestre de 2014 ; c’est un net ralentissement comparé à la hausse de la consommation enregistrée au premier semestre de cette année (2,3%) et au second semestre de 2013(1,5%).

par Jacques Bendelac – IsraelValley –

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