Israël vient d’annoncer aujourd’hui qu’il enverrait une délégation au Caire, la semaine prochaine, pour assister  au  pourparlers indirects avec le Hamas afin de consolider la trêve à Gaza, même si un ministre israelien vient d’annoncer que cela ne servirait probablement à rien.

caire

L’Egypte, qui a joué un rôle clé dans les négociations, avait d’abord invité les deux parties à reprendre les pourparlers mercredi 24 septembre, mais, veille du nouvel an juif oblige, ceux ci ont été décalés à la semaine prochaine.

Un accord mettant fin à la guerre de Gaza, signé le 26 août dernier, prévoyait une reprise des négociations sous un mois pour évoquer les demandes palestiniennes plutôt démesurées, notamment la construction d’un port et celui d’un aéroport à Gaza ainsi que l’échange de prisonniers palestiniens contre les dépouilles des soldats israéliens, Hadar Goldin  et  Oron Shaul  tués dans l’opération de militaire à gaza.

Un ministre israélien proche du Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré que les pourparlers avaient peu de chances de parvenir à un résultat. « Je n’ai pas de grands espoirs tant que le Hamas ne sera pas d’accord pour démilitariser la bande de Gaza », a déclaré le ministre des Affaires stratégiques Youval Steinitz aux journalistes au début de la réunion hebdomadaire du cabinet.

Ces négociations doivent débuter deux jours après des discussions entre Fatah et Hamas prévues en Egypte  pour tenter de sauver leur gouvernement d’union. Avant de négocier avec les Israéliens, les deux rivaux doivent se retrouver au Caire lundi pour sauver leur accord de réconciliation conclu en avril qui a donné naissance début juin à un gouvernement d’union formé de technocrates.

Les observateurs disent que le résultat des pourparlers de la trêve de la semaine prochaine dépendra en grande partie de ce qui est convenu à la réunion Hamas-Fatah , qui décidera de ​​la future gouvernance de la bande de Gaza par le gouvernement de consensus national basé à Ramallah.

S’ouvrira également à New York, mercredi 24 septembre, l’Assemblée générale de l’ONU, où le président palestinien et chef du Fatah,  Mahmoud Abbas, a bien l’intention de faire adopter une résolution demandant la fin, d’ici trois ans, de l’occupation israélienne.

Vendredi dernier, Abbas a rencontré à Paris le président François Hollande qui a indiqué qu’une résolution sur « la solution du conflit » israélo-palestinien serait présentée au Conseil de Sécurité.

Un veto américain est fort probable et dans ce cas, Abbas  essaiera d’adhérer à la Cour pénale internationale, ce qui lui permettrait de poursuivre les  israéliens pour « crimes de guerre ».

 

 

 

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