Une fois n’est pas coutume et aimer son pays n’interdit pas de le critiquer. En France, un scandale secoue actuellement le consistoire à propos du montant exorbitant (plusieurs dizaines de milliers d’€ dit-on),exigé pour donner le certificat de divorce (GUET) à une jeune femme dont je tairai le nom. C’est pourquoi j’ai décidé de développer les aspects les plus arbitraires de ce processus pour tenter de faire bouger les choses, un de ces faits de société qui causent des souffrances tellement douloureuses qu’elles « portent au cœur »…L’amour est enfant de Bohème qui n’a jamais connu de lois… Si tu ne m’aimes pas, je t’aime ! Mais si je t’aime, prends garde à toi … s’égosille une Carmen qui s’offre le luxe d’aimer mais de n’épouser point !
Bizet devait connaitre la condition de la femme en demande de divorce dans la religion juive . Car il faut savoir qu’en Israël, mariages comme divorces civils n’existent pas. Israël est une société qui ne connait pas la laïcité ! Par voie de conséquence vous pouvez vous y marier selon la loi de la religion juive ou vous expatrier si vous n’en êtes pas d’accord !

 

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divorce

 

En diaspora, les jeunes mariés passent d’abord par la mairie puis la synagogue. Mais le problème moral reste identique quant au divorce religieux, même après que la société vous l’ait accordé par jugement. Donc vous avez décidé de sceller votre destin à cet homme génial, intelligent, plein d’humour, bourré de qualités et d’une honnêteté intellectuelle tout à fait exceptionnelle.

« Sceller » ! (Vous ne croyiez pas si bien dire ! Vous êtes selon la définition du Petit Larousse enfermée hermétiquement par soudage … scellée comme une couronne sur une dent ! Même si vous n’en êtes pas la reine !)
Enfin, c’est l’image qu’il véhiculait alors…
Aujourd’hui, après quelques mois ou de longues années, rien ne va plus, les jeux sont faits et mal faits. C’est un escroc, un bandit qui tente de se racheter une réputation au prix de votre liberté, c’est-à-dire un cout fort élevé… C’est là qu’intervient la notion insupportable de pouvoir du mari tout puissant sur son épouse, condamnée sans jugement parce que femme à devoir attendre le bon vouloir de monsieur pour reprendre sa liberté.
Et ce chantage au divorce est plus que courant dans une religion créée par des hommes, dirigée par des hommes au service des hommes. D’ailleurs ceux-ci commencent leur journée par une prière dont une des spécificités est de se féliciter et remercier D. de ne pas les avoir fait naître femme !
Le parcours du combattant est entamé, la chasse à l’obtention du « GUET» ouverte puisque qu’il n’existe et n’existera aucune autre porte de sortie viable tant que les hommes n’assoupliront pas leur position.
On peut se demander quand, alors que de tous temps, « ILS » ont fait et refusé de toucher aux lois en général et celle-ci en particulier malgré son caractère léonin sous couvert qu’elle aurait été élaborée par D. lui-même !
« Le divorce selon la loi juive et israélienne est entériné par un acte de divorce écrit en araméen : le « GUET». Celui-ci ne s’obtient qu’avec l’accord du mari de son plein gré, et après une cérémonie rituellement fixée devant un tribunal rabbinique. Ainsi, en présence du couple, un scribe rédige à la main le texte standard du « GUET» puis il est signé par deux témoins et remis par le mari à sa femme… Elle peut ainsi se remarier religieusement après avoir attendu 90 jours (pour s’assurer qu’elle n’est pas enceinte de son premier époux). Sources : « Féminin masculin, histoires de couples et construction du genre ».
Pour information : Si la femme sans le « GUET» est une « femme perdue », en revanche même sans ce document le mari peut copuler à sa convenance avec qui lui plait, comme il l’entend sans aucun problème…
Reste une femme soumise au bon ou mauvais vouloir du mâle, (même en cas de brutalité, de mauvais traitements prouvés).
Reste une femme à la merci de l’homme qu’elle a épousé sans se rendre compte qu’avoir « lié » son sort à celui de son prince charmant d’alors n’est pas une vue de l’esprit, un agréable jeu de mots mais une réelle malédiction s’il lui venait l’idée saugrenue de vouloir rompre le carcan !.
Pour toute femme irrémédiablement décidée à lever « le drapeau noir de la révolte sur la marmite du féminisme », il est parfaitement insupportable de devoir passer par le bon vouloir d’un homme (quel qu’il soit) uniquement sous le motif qu’il est l’heureux bénéficiaire d’un sexe masculin.
Israël face au divorce : Une situation pour le moins paradoxale…
Pourquoi et comment un pays démocratique comme Israël, peut-il reconnaitre la valeur du bulletin de vote d’une femme et la soumettre pieds et poings liés à la volonté de « son seigneur et maître » ?
Pourquoi et comment un pays moderne comme Israël, en plein épanouissement peut-il, sans vergogne, profiter de la valeur du travail féminin et lui refuser la possibilité de choisir son mode de vie ?
En ce qui concerne sa sécurité… Pourquoi et comment un tout petit pays comme Israël, en « délicatesse » avec des voisins qui ne pensent qu’à le jeter à la mer, peut-il se permettre d’enrôler une « femelle » revêtue de l’uniforme de Tsahal, faire marcher au pas ce brave petit soldat le temps du service militaire et plus si conflits déclarés et lui refuser la paix des braves en son foyer ?
J’arrête là par cette dernière interrogation : Comment et pourquoi le gouvernement ne prend-il pas les choses en main ?
Serait-ce vraiment grave si Israël devenait un pays laïc dans lequel il ferait bon garder de très fortes traditions ?
Divorcer n’est déjà pas un acte facile. Même à l’amiable, il laisse des traces indélébiles au cœur de chacun, des brûlures à l’âme de l’ancien couple et des cicatrices plus que douloureuses au cœur de leurs enfants désorientés ou même perdus dans le labyrinthe d’une nouvelle configuration familiale.
Alors que dire d’un divorce qui peut durer 5, 10, 15 ans et plus dans un climat de bagarres perpétuelles ?
Une réponse s’impose :
L’existence est beaucoup trop courte pour perdre tout ce temps même si D. vous prête vie jusqu’à 120 ans…

par Bely pour Tel-Avivre –

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20 COMMENTS

  1. Je connais assez mal tout ce qui touche au get, mais si ce que vous dites est vrai, il est indispensable de dépoussiérer le judaïsme de manière officielle !

    Je sais qu’en Israël, il y a eu (et il y a encore) de grandes discussions sur l’idée d’intégrer ou non les mariage / divorces civils, d’intégrer le judaïsme libéral comme un courant de judaïsme reconnu officiellement par l’Etat, etc… Il est d’ailleurs assez dommage que vous n’ayez pas évoqué cela dans votre article, c’aurait permit d’avoir une vision plus juste, plus honnête de la réalité israélienne avec ses débats, ses contradiction, ses polémiques, etc…

    Le truc qui m’ennuie énormément, c’est que nous avons créé le divorce avant même les chrétiens, et c’est une marque de progrès incontestable… sauf s’il est géré comme il est géré, c’est à dire de manière profondément sexiste. Nous, Juifs, avons du pain sur la planche pour changer tout ça !

  2. J’ajoute qu’Israël reconnaît les mariages civils fait en ‘houts laarets (à l’extérieur de l’Etat)… C’est aussi un point qu’il est important de préciser alors qu’il n’est pas mentionné dans l’article.

    Et quand je parlais « d’intégrer le judaïsme libéral comme un courant de judaïsme reconnu officiellement par l’Etat », c’était concernant les conversions.

    Ce sont des éléments qui, certes, tempèrent le caractère alarmiste de l’article, mais qui sont nécessaire pour bien comprendre à quoi peut ressembler Israël… Ce n’est pas un pays obscurantiste, c’est un pays en perpétuelle évolution, remise en question, discussion, c’est un bouillonnement de réflexions, d’expériences et d’expérimentations. Rien n’y est figé. Tout y est continuellement en mouvement.

    Cela ne doit pas nous empêcher de dénoncer des aspects sexistes du judaïsme en Israël comme à l’extérieur…

    En passant « she lo ‘assani isha » (la prière où les hommes remercient Dieu de ne pas les avoir fait femmes) et « she assani kirtsono » (la prière où les femmes remercient Dieu de les avoir faites « selon Sa volonté »), je ne suis pas certain que cette prière soit à prendre comme un propos discriminatoire envers les femmes, le judaïsme veut que l’on soit fier de ce que l’on est, et donc que les hommes soient heureux de ne pas avoir à endurer les souffrances de la grossesse et de l’accouchement, et que les femmes soient heureuses d’être des femmes parce que les femmes ont été créées par Dieu « selon Sa volonté »… Cela peut vouloir dire beaucoup de choses, par exemple que les hommes ont été créés par les anges tandis que les femmes ont été créées par Dieu Lui-(ou Elle-)même ! Qu’elles ont un rôle plus important, qu’elles sont une création plus aboutie que les hommes,…

    Bref, les interprétations sont multiples et sans doute bien plus complexes que la manière dont nous croyons comprendre cette phrase aujourd’hui, au 21è siècle, car les prières ont été faites par des ‘ha’hamim, des sages qui ont beaucoup étudié la Torah, le Talmud, le Zohar, et la Kabbale, et il est évident que le propos renvoie à quelque chose qui est connu d’eux et qui nous est totalement inconnu si nous n’avons pas fait d’étude en yeshiva…

    Là où je suis d’accord, c’est que, pour éviter toute équivoque, il aurait été plus simple et moins risqué de faire dire aux femmes « she lo ‘assani ish » (remercier Dieu de ne pas les « avoir faites hommes »), mais cela aurait risqué de diviser, de rompre le shalom (shalom : paix / shalem : parfait, c’est aussi l’un des noms de Dieu) entre les personnes des deux sexes… Enfin, bref, c’est un peu complexe et je ne peux pas développer un cours de judaïsme dans un petit commentaire (déjà que je ne suis pas rabbin, et je n’ai aucune autorité pour le faire et que, bien que j’ai étudié en yeshiva, je ne peux prétendre avoir réponse à tout ou tout connaître. Mes propos ne sont que des suppositions à partir de ce que j’ai pu connaître du judaïsme dans les yeshivot où je suis allé. J’ai fréquenté trois yeshivot : une yeshiva bresslev, une yeshiva loubavitch et une yeshiva kook.

  3. L’article dit « Serait-ce vraiment grave si Israël devenait un pays laïc dans lequel il ferait bon garder de très fortes traditions ? »

    … Mais c’est exactement ce qu’est Israël !!!

    Bely, je ne comprends pas pourquoi tu t’acharnes à présenter Israël comme il ne l’est pas ! Cela dessert complètement ton propos en le discréditant, propos concernant le get qui, s’il s’avérait être exact (je le redis, je connais très mal la halakha concernant le get), mériterait que l’on change cela !

  4. Et s’il est possible de se marier civilement en ‘houts laarets et d’être considérés comme mariés en Israël, il est possible de divorcer civilement en ‘houts laarets et de revenir divorcés en Israël et être considérés comme tel…

    Mais si la loi israélienne en matière de mariages et de divorces en Israël se base sur le get traditionnel, il y a effectivement urgence de modifier halakhiquement le get !

    Par ailleurs, autre caractéristique sexiste dans le judaïsme : un mari s’appelle « ba’al » (ce qui veut dire « propriétaire »). « Son mari à elle » se dit « haba’al shela » (son propriétaire)…

    Le propriétaire d’une maison d’appelle « ba’al habayit »…

    C’est le même mot, « ba’al » qui veut dire « propriétaire ».

    En hébreu, « sa femme » se dit « ishto » (= isha shelo), mot-à-mot « sa femme », et non « son épouse » comme en anglais « his wife »…

    C’est aussi un point sexiste du judaïsme que l’on doit combattre énergiquement jusqu’à ce que cela change une fois pour toutes !

  5. Un autre point complètement sexiste, c’est la nidah ! La Torah nous dit (Vayikra, 18, 19)de ne pas avoir de relation sexuelle avec une femme nidah… Il n’est pas fait mention de ne pas lui serrer la main, de ne pas toucher un objet qu’elle a touché, de ne pas lui parler etc…
    Ce sont là des barrières rabbiniques absolument odieuses qui ont été ajoutées afin de protéger le commandement divin. Or dans la Torah, il est dit que l’on ne doit rien enlever ni rien ajouter à la Loi !

    Nous avons aussi une énorme méprise concernant l’homosexualité : Dans Vayikra 18, 22, on peut lire « Ne cohabite pas avec un homme comme avec une femme », et certain ont cru comprendre que l’on parlait de l’interdiction de l’homosexualité, comme si la phrase disait « Ne cohabite pas avec un homme », or ce n’est pas du tout ce que dit cette phrase.

  6. Certes vous représentez un site parfaitement laïc, dans un pays qui se veut être un refuge des juifs du monde.
    Le mariage est une chose très sérieuse dans notre religion et c’est la raison pour laquelle les lois y sont si strictes.
    Si cela n’avait pas été le cas il y a longtemps que le peuple juif aurait disparu, assimilé parmi les nations comme c’est cas d’environ 80% des juifs dans le monde aujourd’hui, qui n’ont plus de juif que le nom et dont les enfants ou petits enfants auront totalement oublié la racine, Et que nous ne trouverons plus de juif comme vous, entrain de à trouver les  »barrières rabbiniques » odieuses, sexiste ou autres .. puisque sans juifs plus de rabbins donc plus de barrières …
    Vous vous battez contre vous même, mais Si vous tenez absolument à couper la branche sur laquelle vous êtes assis, çà ne tiens qu’à vous.
    Que D. vous bénisse.

  7. Divorcer en Israël, un parcours du combattant pour chaque femme

    Ce qu’il faut savoir sur la Kétouba, ce contrat est un contrat civil. Il appartient donc aux parties de fixer les conditions avant de le signer.
    C’est pourquoi, je préconise que le scribe (rabbin) propse aux deux parties ce texte : M. X…… s’engage en cas de divorce avec Mlle Y…… de lui accorder, le guet dans le délai d’un mois après le prononcé de leur déparation. Faute de quoi, M. X…… autorise d’ores et déjà le Beth Din de délivrer le guet à ses lieux et place.

  8. Encore une fois la Femme est comparée à du bétail; malheureusement, force est de constater dans les pays du moyen orient….Israël compris, l’Afrique en général et d’autres pays du globe saisis par un esprit rétrograde et abject que le statut de la femme n’est guère enviable à celui d’un âne (par exemple), ou d’un esclave. Jean Ferrat le chantait si bien la Femme est l’avenir de l’Homme! Heureusement qu’il reste encore une énorme majorité de ces derniers à la considérer, à la respecter, à l’honorer et à l’aimer et à rejoindre la pensée d’Aragon sans toutefois se sentir en contradiction avec ses convictions religieuses ou athées.

    • Mariano, ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Tu portes un jugement sur Israël de toute évidence sans rien y connaître. Les femmes n’y sont certainement pas traitées comme « du bétail » ! Loin de là !

  9. Un peu excessif votre article dans le style de redaction
    Tous les hommes ne sont pas des malotrus et certains divorces se passent de maniere correcte
    La ketouba signee le jour du mariage est deja un acte de divorce et en israel ils forcent les maris a donner le guet et a payer une pension alimentaire
    Ce qui n est pas tout le temps le cas en france

  10. Article excessif, présomptueux, bourré de contradiction et chargé de ressentiment. Présomptueux dans sa volonté de prétendre que la vérité est laîc et que la religion juive n’a aucune base sacré puisqu' »inventé par des hommes ». Bourré de contradiction au regard de la solution proposée consistant à vouloir faire de l’état d’Israel un état laic (ce qui est d’ailleurs le cas aujourd’hui). En effet, la légitimité de l’Etat d’Israel provient uniquement de son attachement aux valeurs et traditions véhiculées par la torah. Comment justifier dans une perspective laique le déplacement des populations arabes, la souveraineté israelienne sur des territoires à majorité arabe ?
    Excessif dans sa critique du judaisme considéré par l’auteur de l’article comme une religion rétrograde, mysogine. Pour information, la prière du matin correpond à la reconnaissance à D’ de ne pas nous avoir fait femme c’est à dire d’avoir la possibiliter d’être en alliénation, davantage soumis à D’ par l’accomplissement de davantage de commandements. En tant que laic, de quoi vous plaignez vous? vous êtes libre de ne pas mettre les phylactères le matin, de prier 3 fois par jour etc… Il s’agit donc d’une religion qui alliène davantage les hommes que les femmes. Mais votre ressentiment et votre volonté de victimisation vous empêche de raisonner et de percevoir la vérité. Heureusement que la majorité des femmes ne se considèrent pas en guerre contre les hommes. Cet article ne reflète qu’une seule chose : vouloir étouffer toute pensée autre que laic et prôner la pensée unique. Vous êtes parfaitement libre de pouvoir vous marier en dehors du cadre religieux tout en demeurant juive. Vous êtes libre de considérer cette religion comme injuste mais ne venez pas nous imposer votre manière de voir le judaisme. La majorité des femmes pratiquantes sont fières de leur religion et l’acceptent dans leur intégralité.

  11. toujours les « PAUVRES FEMMES »…. et les maris bloques en israel par de vraies salopes qui ne se sont mariées a 43 ans que pour avoir un enfant a 44 ans et une « pension » a 45 ans ?… avec une pension genereuse de 1750 chql quand le mari en gagne 2500!… alors qu’elle en gagne 8000 ! … femmes qui vont au tribunal civil parce que les pensions y sont plus élevées qu’a la rabbanoute et femmes qui refusent la sortie du pays au mari pour le DC et l’enterrement de son père ?…pour qu’il ne puisse pas s’occuper de sa mère malade et âgée en france ? de revoir ses autres enfants d’un 1er mariage et connaitre ses petits enfants ? femmes qui profitent de l’incapacité du mari a comprendre et parler l hébreu au tribunal et a la rabbanoute….
    faites moi rire, si elles n’ont pas eu de guet, c’est qu’elles ne le méritent pas… et pour moi un mariage religieux était bien plus fort qu un mariage civil… la preuve, bien plus d’emmerdements ! ! !
    je n ‘ai plus qu’a attendre la mort dans ce pays de merde avec ses lois de merde, meme si en france c’est pas mieux, au moins je comprends et me fais comprendre…..

    • Bernard, ton discours misogyne me rend malade. Je comprends que tu as dû beaucoup souffrir avec une femme que tu as connu et j’en suis désolé, mais l’intelligence et la recherche d’une attitude juste et honnête veut que tu évites de faire des généralités. Alors calme ta rancœur et sers-toi de ta tête et de ton cœur pour agir avec justice au lieu de cracher ta haine.

  12. LE JUDAISME A EVOLUE SUR BIEN DES POINTS
    ET CELA EST MAGNIFIQUE . JE VEUX PARLER, PAR EXEMPLE, DE LA POLYGAMIE , DE LA PEINE DE MORT

    ALORS POURQUOI NE PAS EVOLUER SUR LE GUET?

    RECONNAISSONS QUE NOS RABBINS LOIN D ETRE A L’IMAGE IDYLLIQUE DES  » GRANDS » DU TALMUD SONT DES PERSONNES QUI CROIENT CONNAITRE LE MONDE MAIS N EN CONNAISSENT QUE SA DIMENSION PRIMITIVE A TRAVERS LA BIBLE

    DANS LE JUDAISME LA FEMME EST LARGEMENT DEVALORISEE

    • Pas d’accord avec toi, Brami, quand tu parles de rabbins qui ne connaissent que la « dimension primitive » du monde à travers la Bible.

      La Torah est bien loin d’être primitive, encore faut-il se donner la peine de comprendre ce qu’elle dit !

      Les hommes ont interprété bien trop souvent ses mots en utilisant un regard erroné, biaisé par interprétation empreinte de certains réflexes propres à leur époque.

      Ce qui était primitif n’était pas la Torah, mais bien l’approche de celle-ci par ces hommes !

  13. Tant qu’on y est, pourquoi ne pas faire évoluer aussi le shabbath puisque la bible est « primitive » ? Pourquoi ne pas accordé la conversion au premier venu? Arrêtons ces discours inutiles et superficiels (pour rester poli) tendant à désacraliser ce que nous considérons comme l’essence du peuple juif. Sagissant du guet, les rabbins s’inspirent uniquement des propos de nos sages du talmud trouvant leur inspiration dans notre sainte torah. Mais Brami doit sans doute connaître parfaitement les textes de nos codificateurs. Il est pafaitement capable d’écrire un nouveau code de loi puisque plus compétent que les grands maîtres tels que rabbi yossef caro ou le baal hatourim. Malheureusement, nous sommes polués par des gens qui s’improvisent docteurs de la loi sans rien connaître. Concernant la dévalorisation de la femme, que Brami aille voir la place de la femme dans les couples juifs religieux, qu’il aille sonder ces femmes. Il constatera que la femme est considérée pour elle même, qu’elle obtient toute la considération de son mari et de ses enfants et qu’elle n’est pas considérée uniquement pour son corps ou l’argent qu’elle apporte au foyer. Bien entendu, il existe des exceptions mais on est loin des taux de violence conjugales constatés dans les milieux non religieux.

    • Karmi, tu confonds « bible » et « religion ».

      La religion est faite par les hommes. Ceux qui ont interprété ce qui est permis (moutar) et ce qui est interdit (assour) sont des hommes, des rabbins qui ont donné leur interprétation des versets de la Torah, interprétations souvent influencée par la perception des choses à leur époque. Ce qu’ils ont fait, eux, sont la religion. Penses-tu qu’il y ait un lien entre l’interdiction d’allumer l’électricité, prendre la voiture ou l’ascenseur et le shabbath ? Faire du feu était interdit à l’époque parce que c’était beaucoup plus long et laborieux qu’aujourd’hui avec un briquet, allumer la lumière avec un interrupteur, gravir les hauteurs avec un ascenseur, etc… Quand à l’interdiction de prendre sa voiture, elle découle de deux interdictions shabbatiques : l’interdiction de faire du feu et de faire travailler des êtres vivants. Faire du feu n’est plus un travail dans la voiture puisqu’il suffit de tourner la clé de contact, quant au fait de ne pas faire travailler un être vivant, c’était valable quand nous utilisions des animaux pour tirer nos caravanes, mais il n’y a plus d’animaux pour porter nos affaires dans les voitures…

      Dieu n’a jamais voulu que nous restions accrochés à une interdiction sans la comprendre et quelque soient les circonstances. Il faut comprendre qu’Il nous a donné la Torah qui comprend des interdictions et que, sauf pour les ‘hok, nous devons comprendre le sens de ce qu’Il nous ordonne, et lorsqu’Il nous a donné la Torah, il a été très clair sur ce qui est interdit le shabbat ! Il n’aurait jamais interdit la voiture, l’ascenseur ou l’interrupteur ! Il faut être logique, il ne s’agit pas là de travaux. Et si ces actions sont toujours considérées comme interdites le shabbat, c’est uniquement à cause des rabbanim qui ont voulu établir des barrières afin de nous éloigner du risque d’enfreindre les prescriptions de la Torah…

      Seulement Dieu avait anticipé les barrières. C’est ce pourquoi Il nous a dit de ne rien ajouter et de ne rien retirer à la Loi qu’il nous donne.

  14. ATTENTION !!! TRES IMPORTANT !!!!

    L’article de Bely ci dessus fait gravement erreur !

    Je me suis renseigné et il s’avère que le guett était sexiste à l’origine parce qu’une femme avait besoin de l’accord de son mari pour divorcer alors que le mari n’avait pas besoin de l’accord de son épouse, il pouvait divorcer quand il le voulait. Mais ce n’est plus le cas depuis près de 1000 ans !

    Voici ce que j’ai trouvé sur un site ‘habbad (loubavitch) : « Ceci changea il y a environ 1000 ans lorsque le célèbre érudit allemand, Rabbénou Guerchom « Lumière de la Diaspora » interdit qu’un homme divorce de son épouse sans l’accord de cette dernière. »

    Lien : http://www.fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/1161382/jewish/Le-divorce-juif-en-bref.htm

    Une chacune des deux personnes constituant le couple doit accorder à l’autre le guett pour qu’il puisse avoir lieu.

    Maintenant, il est certain qu’on ne peut pas faire une formule pour tous les cas, et si un homme bat son épouse, cogne leurs enfants ou commet des viols, ce sont là des circonstances où l’accord du mari ne peut être requis.

    • Ami, tu oublies deux éléments essentiels dans ton raisonnement. Tout d’abords, les lois ou barrières édictés par les rabbins ne sont pas forcément issus d’interprétations libres du texte mais d’une transmission orale par ceux là même qui nous ont transmis la torah écrite (ou la bible si tu préfères). D’autres part, je te recommande de lire le talmud avec attention et pas superficiellement pour percevoir la sagesse extraordinaire de ces rabbins bien supérieure à la nôtre de l’avis des plus grands penseurs juifs de notre siècle (Levinas, Buber, Leibovitz…). Ceci justifie qu’on leur accorde notre confiance pour savoir ce qui est bien ou mauvais pour nous. Troisième erreur : le chabbath est considéré comme un hoq et s’il s’agissait uniquement de repos physique (comme tu le prétends), il aurait été classé dans une autre catégorie de commandement. Il s’agit d’une libération physique, matériel et spirituel. Ne plus être esclave des objets mais de d’ uniquement. Je suis mal à l’aise dans cette explication après t’avoir dit que c’est un hoq mais ce dont je suis certain, c’est que ta perception du shabbath est totalement erronée. Quatrième erreur associé à la réduction du chabbath au repos physique ou relatif à un environnement précis: pour prendre ton exemple, la torah interdit le feu Exode 35:3 « Vous n’allumerez point de feu, dans aucune de vos demeures, le jour du shabbat ». Or, il y a un certain flou par rapport à la traduction du mot « feu » et nos rabbins ont considéré qu’une étincelle était apparenté à du feu. Non par plaisir masochiste mais pour préserver l’homme d’une trasgression biblique de la parole divine. Donc, lorsque tu allumes la lumière, il y a de fortes chances que tu transgresses un interdit biblique.

      Un point d’accord tout de même: nous ne devons pas nous satisfaire de faire sans comprendre. Mais si nous ne sommes pas en mesure de comprendre, nous devrions avoir la sagesse suffisante de nous fier aux avis de rabbins plus sages que nous ou du moins d’essayer d’étudier leur raisonnement.

      Ce qui m’interpelle et me choque dans ton discours, c’est que tu emploies le nom de l’éternel plusieurs fois à l’appui de ton raisonnement. Il s’agit de pulsions autocratique. Qui peux légitimement être assurer que ce qu’il pense est bien la volonté de l’éternel. Tu remarqueras que je n’ai jamais employé le nom divin à l’appui de mon raisonnement.

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