C’est au 125 rue Dizingoff , dans son tout nouveau  café  Hevrouta (ou Social Food), que nous avons rencontré  Asaf  Ben Ezra.  Asaf  vient de lancer un  concept novateur dans le domaine de la restauration:  le « café social ».

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Tel-Avivre : Bonjour Asaf ! Parlez-nous du concept de hevrouta.

Asaf Ben Ezra : L’idée est simple. Les prix indiqués sur tous nos produits sont nos prix coûtants et c’est au client de décider combien nous allons gagner. Par exemple, nous vendons le café expresso 3,5 shekels, le client peut décider de l’acheter 4,5, 8… shekels, c’est lui qui choisit sont prix d’achat.

Notre concept consiste à offrir des produits frais, de qualité et variés accessibles au plus grand nombre. Pour vous donner une idée avant de choisir la marque de café que nous allions proposer, nous avons fait des « blind test de gout » (tests de goût à l’aveugle) dans la rue et évidement nous avons choisi le meilleur goût. Nous voulons que nos produits : café , sandwiches , quiches , lasagnes, gâteaux comptent parmi les meilleurs du marché.

Bref, au lieu de cibler 200-300 clients et faire 300 % de marge sur chacun, nous avons décidé d’avoir un grand nombre de clients à un petit prix. C’est plus social , plus juste . Fondamentalement, il s’agit de notre concept .

Tel-Avivre : Et comment vous est venu cette idée?

Asaf  : Comme beaucoup de Tel Avivi, j’aime m’asseoir aux terrasses de café, prendre un verre avec des amis. Le problème c’est que le coût de la vie est très élevé. Avec le mouvement social de 2011, j’ai eu envie de réfléchir à un autre concept de café, bon sympa et abordable et puis le temps est passé… et une nuit, je me suis levé à 2h00 du matin avec les idées claires comme de l’eau de roche!

Tel-Avivre  : Vous aviez déjà une expérience dans la restauration?

Asaf : Non. J’aime l’idée et le concept me passionne. C’est ce qui m’a donné le courage de me lancer et puis, je me suis donné les moyens de combler mon manque d’expérience…en m’entourant de professionnels expérimentés!

Tel-Avivre  : Vous ne craignez pas que les gens profitent du système. Est-ce que ce n’est pas un peu risqué?

Asaf : Nous expliquons à chaque personne  notre concept. Nous proposons nos produits à leur coût de revient,  plus deux shekels pour couvrir notre salaire , les tasses, le loyer , l’électricité. Pour un  Americano, notre coût est de 4 nis, un morceau de gâteau au chocolat pour 14.5 nis, le Jus d’orange 4.5 nis. Certains clients font semblant de ne pas comprendre mais on sent bien qu’ils ne sont pas vraiment à l’aise. Mais si quelqu’un en difficulté ne peut rien rajouter, il paye le prix brut, c’est l’idée!

Tel-Avivre : Donc pour vous le plus difficile n’est pas d’éduquer les gens à votre concept ?

Asaf : Non pour moi le plus grand défi est de faire venir les gens!  Dès que les personnes nous connaissent, testent nos produits, ils reviennent!  Nous sommes ouvert (seulement)  depuis un mois et nous avons déjà des clients réguliers qui viennent trois fois par jour – matin , midi , et soir .  Je trouve ça génial!

Ce qui m’ennui le plus, c’est de ne pas être cru, lorsqu’on explique notre concept !

Tel-Avivre  : Asaf, vous avez d’autres projets?

Nous aimerions pouvoir nous développer sur l’ensemble d’Israël puis à l’étranger … Pour l’instant Asaf va traduire son menu en plusieurs langues dont le francais!

Et pour vous mettre en appétit,  quelques images…

social tunisian sand social food sweet

 

Nina Sitbon pour Tel-Avivre.com

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3 COMMENTS

  1. vue les salaires en israele tres bas il faudrait vauter une loi que le lait le pain et les produis de consomations courantes ne soit pas augmanter

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