Selon certaines sources, les américains envisageraient la possibilité de relâcher Jonathan Pollard, pour garantir la poursuite des pourparlers israélo-palestiniens. 

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Jonathan Pollard est un ancien Membre de la marine américaine, accusé d’avoir fourni en 1985 des documents hautement sensibles à Israël. Jonathan Pollard croupit toujours en prison aux Etats Unis et encore aujourd’hui, la libération de l’espion israélien condamné à la prison à vie, est un sujet de discorde entre les États-Unis et Israël.

Dimanche, la radio  israélienne faisait part des craintes au sujet des négociations de paix en cours. Alors que les pourparlers de paix menacent d’imploser, les États-Unis jouent leur dernière carte: la libération de Jonathan Pollard. D’après des sources diplomatiques occidentales, les États-Unis chercheraient une proposition, suffisamment intéressante, pour convaincre le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu d’élargir la libération de prisonniers arabes israéliens.

L’Autorité palestinienne a récemment publié une liste de 30 prisonniers palestiniens détenus dans des prisons israéliennes, dont 16 sont arabes israéliens. Pour l’Autorité palestinienne, la réussite des négociations de paix en cours dépend de la libération de ces prisonniers. Samedi, Mahmoud Abbas avait annoncé que si la libération d’un quatrième et dernier contingent de 26 détenus par Israël venait à échouer, les palestiniens agiraient à leur guise sur la scène internationale.

« Nous attendons la libération du quatrième groupe de prisonniers, comme convenu avec les israéliens », ont déclaré des membres du Comité central du Fatah. Avant d’ajouter: « Ce que nous disons, c’est qu’en décidant de ne pas les relâcher, Israël viole les termes de notre accord, et nous autorise de cette manière à agir comme bon nous semble au regard des normes imposées par les accords internationaux ».

Avant la reprise des pourparlers israélo-palestiniens sous l’égide des États-Unis, Benjamin Netanyahu avait accepté la libération de 104 prisonniers palestiniens en plusieurs fois, en fonction de la poursuite et de la progression des négociations.

Cependant, la radio a tout de même précisé, qu’il n’était pas sûr que Barack Obama accepte de relâcher de Jonathan Pollard. 

par Jean-Philippe Touati pour Tel-Avivre –

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3 COMMENTS

  1. Jonathan Pollard sûr d’abord; et Israël voit pour les prisonniers ensuite.
    Ce que proposent les USA à Israel est un marchandage des plus ignobles. Vu leur tendance au révisionnisme, cela n’est même plus étonnant!
    Il n’y a rien à attendre ni d’Obama, ni de Kerry qui veulent redorer leur blason contre la vie des israéliens.

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