Trois hommes sont accusés d’avoir monnayé de faux documents, « signés par un psychiatre », pour que les membres de la communauté haredi déroge au service militaire.

Haredi and Soldier praying

Les trois hommes sont suspectés d’être à l’origine d’une vaste fraude, qui aurait couté 10 millions de shekels à l’Etat selon les conclusions de l’enquête  menée par l’Unité Centrale de police.

Trois hommes ultra-orthodoxes âgés entre 20 et 30 ans, sont accusés d’avoir trompé les autorités nationales. Ils aideraient depuis deux ans des membres de la communauté haredi, à ne pas faire leur service militaire. Comment ? En leur fournissant des documents qui prouvent leur inaptitude à faire l’armée.

En plus de cette dérogation, la sécurité sociale devaient leur  verser chaque mois de l’argent.

Selon les détails du rapport, le trio faisait payer leur prestation 1500 shekels. Une fois le paiement effectué, le client devait se référer à un psychiatre, chargé de lui diagnostiquer un handicap. Le document était ensuite remis à l’Armée de Défense Israélienne.

Le trio fournissait également ces faux papiers à des gens plus âgés, aux quatre coins d’Israël. Le prix de ces documents variaient entre 1500 et 50 000 shekels. Les clients les présentaient à l’Institut National des assurances d’Israël, qui se voyait contrainte de leur reverser entre 4500 et 7000 shekels!

A cause de cette fraude, l’Etat aurait reversé des millions de shekels à ces clients haredi. Au cours de l’investigation, les enquêteurs se sont entretenus avec 20 mineurs et 40 adultes, qui ont eu recours à ces services frauduleux. Presque tous ont avoué.

Le trio a été arrêté au mois d’Octobre. Seulement un seul d’entre eux a avoué son crime. Les deux autres ont revendiqué leur droit au silence. Par ailleurs, leur avocat, a nié toutes les charges en bloc. Aujourd’hui, la police tente d’inciter le Procureur général à les faire comparaitre au tribunal.

Dimanche, pour deux d’entre eux, la Cour a demandé le rallongement de leur détention provisoire. Le troisième a été libéré de son « assignation à domicile ».

par Elsa Benaiche pour Tel-Avivre 

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