Trouvé par hasard en parcourant le blog de l’armée israélienne, une histoire, deux histoires, mille histoires qui se doivent de commencer par : Il était une fois !

Il était une fois un jeune homme nommé René Elhozaye.

Moitié bédouin et musulman par son père moitié suisse catholique par sa mère, de tout coeur israélien par tradition familiale, parlant quatre langues dont l’hébreu, non religieux, il fête allègrement et sans problèmes Noël, les fêtes bédouines, l’Aïd al-Adha et Pessah,
bely1D’où vient –il ?
Son père est un bédouin musulman israélien de la célèbre tribu Elhozayel installée dans le désert du Néguev avant l’indépendance d’Israël.
Venu terminer des études d’ingénieur en Suisse il y rencontre celle qui deviendra sa femme. C’est le grand amour. Le jeune couple décide de vivre en Israël, et comme dans les contes de fée, ils se marièrent y vécurent heureux et eurent de nombreux enfants.
En fait, ils en eurent quatre, une fille et trois garçons dont René.
Dès son plus jeune âge René parle allemand et anglais avec sa mère, arabe avec son père hébreu à l’école. Le voilà à la tête d’une richesse dont il n’a pas conscience tout de suite : le pouvoir de communiquer avec les autres quatre fois mieux que le premier quidam qui passe. Si l’on y ajoute la « langue des mains » il comprend le monde entier.

Comment vit-il ?

bely3Il peaufine dans l’armée ses envies humanistes en devenant, après une formation sévère, infirmier. Et c’est ainsi qu’il soigne sur le terrain même non seulement des soldats de Tsahal ou des soldats ennemis mais hommes, femmes ou enfants, des réfugiés originaires du Soudan, d’Érythrée ou de Syrie.

Où va-t-il ?
Soutenu par l’armée israélienne qui lui propose d’y faire carrière, il espère devenir médecin pour être encore plus efficace.

Et les autres, tous les autres ?

Il y a d’autres bédouins aussi méritants, d’autant plus appréciés qu’ils sont nombreux à répondre présents par rapport à leur tout petit nombre. Voyez l’histoire d’un autre d’entre eux :Ahmed Anaïm, Commandant bédouin de Tsahal.

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Les autres, tous les autres… Mériteraient pareille attention, même développement, mais ce serait vous emmener très tard, au bout de la nuit.

Une des spécificités de l’Etat d’Israël en général et Tsahal en particulier, réside dans la diversité infinie de chacun de ses membres.
La face éclairée de l’expression nauséabonde des antisémites : «Ils (les juifs) sont partout » explique très bien ce phénomène.
Qu’ils, (qu’elles) viennent des Etats Unis, d’Amérique Latine, d’Europe, même d’extrême Orient, lorsque l’appel d’Israël s’est fait impératif, tous ont entrepris la montée, l’Alya, vers la Terre Promise…
Et Tsahal a toujours eu le mérite d’être ce magma capable de jouer le rôle du lien qui les unit.
bely2Pour commencer, tous âgés de 18 ans, ils arrivent baignés de lumière, plein de rêves, bourrés de bonnes intentions. Prêts.
« Le service militaire de chaque soldat au sein de Tsahal est guidé par des valeurs fondamentales : l’amour de la patrie, l’engagement et la loyauté envers l’État d’Israël. »
Et chacun d’apporter avec lui son histoire.
Celle de cet officier engagé contre le désir de son père, de cette soldate de 19 ans experte en explosifs, de ce jeune français au sourire ravageur, de cet ingénieur, de ce juriste qui quittent leur pays et choisissent d’entrer dans les rangs de Tsahal un peu comme d’autres peuvent entrer dans les ordres…
L’histoire de ces deux jeunes militaires, Elad et Sigal, qui se rencontrent pendant leur formation d’officiers et sont assignés au même véhicule.

Pour les besoins de la cause, ils traversent ensemble le pays, font plus ample connaissance, se découvrent, s’apprécient « tombent » amoureux l’un l’autre,… Dans cette jeep qui deviendra le plus beau des carrosses …

bely4Ou Denis et Yifat…
Denis commandant de la compagnie, Yifat instructrice, qui se retrouvent dans le même bureau…
Ou bien celle des Frères Milad et Muhammad Atrash,
Tous deux arabes et musulmans, volontaires dans l’armée israélienne.
La Chance d’Israël.
Tous ces jeunes, des femmes, des hommes, tous « Des Enfants de leur Patrie » sont des parcelles agglomérées les unes aux autres, toutes ensemble, toutes différentes, qui font la richesse et la supériorité de l’armée israélienne.

 Par Bely pour Tel-Avivre-

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