Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a demandé au Premier ministre Rami Hamdallah, de former un nouveau gouvernement deux mois à peine, après l’acceptation de sa démission pour un désaccord sur l’étendue de ses pouvoirs. Hamdallah a accepté, ce qui suggère que les deux hommes aient mis au clair leurs divergences. Il dispose désormais de cinq semaines pour former un gouvernement a déclaré Nabil Abou Rdeineh, porte-parole de Mahmoud Abbas.

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La stabilité dans l’administration d’Abbas en Judée Samarie et le retour aux pourparlers de paix avec Israël parrainé par les américains ( alors qu’ils étaient gelé depuis 3 ans ) semblent enterrer un peu plus les négociations entre leFatah, qui règne en Cisjordanie et le Hamas qui règne sur la bande de Gaza. Le Hamas et le Fatah ont accepté, cette année, de former un gouvernement d’union nationale composé de technocrates d’ici le 14 Août mais les événements récents démontrent qu’Abbas fait son possible pour écarter le Hamas de toute influence en Cisjordanie.
En effet, le Hamas, qui rejette une solution négociée au conflit avec Israël, considère aussi que la nomination de Hamdallah comme premier ministre est  » illégale « . Abbas a demandé Hamdallah, un professeur de langue et de sciences politique indépendant , de former un gouvernement le 2 Juin, mais celui-ci a remis sa démission moins de trois semaines plus tard en raison de différences de vues avec ses deux adjoints nommés par le président Abbas. Plus tôt ce mois-ci, des sources palestiniennes à Ramallah ont déclaré que Hamdallah avait  présenté ses excuses à Abbas pour l’embarras créé et a exprimé son désir de rester à son poste.
Hamdallah n’a jamais parlé en public de cette décision de démissionner. Cependant, des sources proches de lui on déclaré que sa démission etait intervenue après qu’ il ait estimé que M. Abbas avait essayé de réduire ses pouvoirs en nommant deux vice-premiers ministres puissants à ses cotés.
Des efforts ont alors été déployés pour convaincre Hamdallah de faire marche arrière mais cela a échoué incitant Abbas à annoncer qu’il avait accepté sa démission. Les pays donateurs occidentaux, qui contribuent à maintenir le gouvernement palestinien en place, ont fait pression sur Mahmoud Abbas afin que le gouvernement palestinien soit piloté en toute transparence, ils considèrent Hamdallah comme un incorruptible et donc l’homme de la situation pour gérer les grosses sommes d’argents. Un haut responsable palestinien a déclaré que Hamdallah aura probablement les pleins pouvoirs pour choisir son cabinet et que sa décision de revenir peut refléter un accord avec Abbas qui lui donnerait plus de liberté pour gouverner.
Depuis une brève guerre civile en 2007 entre le Hamas et le Fatah soutenu par l’Occident dirigée par Abbas, les Palestiniens n’ont eu aucun parlement opérationnel  et aucune élection nationale.

H.P. Benhamou pour Tel-Avivre

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