Nahlaot à JérusalemSi vous venez en vacances en Israël, vous  irez peut être passer une journée à Jérusalem. La visite de la veille ville est bien sûr un incontournable, mais Jérusalem s’étend bien au delà de la vieille ville … Voici une idée de balade hors des sentiers battus que vous propose Rafi Izbicki, guide professionnel.

Parmi les quartiers les plus visités en cette période celui de Nahlaot à Jérusalem. Les odeurs du souk(marché) juif de Mahané Yéhouda et les nombreux visiteurs  contrastent avec la population locale (déjà couché pour avoir la force de se lever à temps pour les selihots, qui débutent le 7 août). Mahané Israël est le 6e quartier créé en dehors des murailles de Jérusalem. A Jérusalem, tout le monde vivait à l’intérieur des murailles jusqu’en 1857 et ce  n’est qu’à partir de 1860 que les hiérosolymitains commenceront à habiter extra muros après que Moshé Montéfiore ait obtenu la permission du sultan ottoman de construire hors des murailles de Jérusalem. Jusqu’en 1987 Nahlaot (héritages en français), est plutôt délabré mais tout comme dans le quartier de Nevé Tsédek à Tel Aviv, la mairie décide d’investir dans la rénovation de ce dernier.

Parmi les synagogues du quartier, celle de Hessed verahamim, fondée en 1925 par des juifs d’origine irakienne, dotée de vitraux presque identiques aux vitraux de Chagall (de la synagogue de l’hôpital Hadassah) et une magnifique porte en argent. En haut de cette porte, une merveilleuse peinture du mur occidental (des lamentations).

Itzhak Armoza,un boucher d’origine irakienne acheta le terrain et y fit construire une synagogue. Armoza avait une association de charité et chaque vendredi avant le chabbat, il fournissait de la nourriture aux pauvres sur la grande place du quartier. On raconte que tant qu’Armoza régnait sur le quartier, plus personne ne mourrait de faim et les bouchers, réputés pour être des bagarreurs, ont cessé de se disputer et ont concentré leurs efforts sur le don et la charité.

En continuant à déambuler dans les petites ruelles on arrive au puits du quartier de Mazkéret Moshé du nom de Mazkéret MoshéMoshé Montefiore. Chaque pâté de 10 maisons environ avait une cour intérieure et un puits. Sur le puits, on mettait une grosse et lourde pierre pour que les animaux n’aient pas la mauvaise idée d’y mettre leurs museaux. Au numéro 1 de la rue « Rav Arié », on peut observer la demeure du Rav Arié Lévin qui passait tous ses chabbats à visiter les prisonniers juifs, pionniers combattants, incarcérés dans les prisons britanniques. On raconte qu’un jour cet homme d’une modestie extrême, qui a vécu toute sa vie dans un appartement de 2 pièces, est allé chez le médecin , avec son épouse souffrant du pied, et a dit: « Docteur nous avons mal au pied de ma femme ».

Parmi les familles célèbres du quartier, la famille Banaï, une famille d’artistes et de chanteurs qui ont fait leurs Alyah d’Iran dans les années 1880. Après avoir habité dans la vieille ville , ils sont passés à la rue Agass au marché mahané yéhouda ou ils avaient un stand de fruits et légumes. Le regard bon et bienveillant de Myriam la maîtresse de maison rassurait tous les commerçants. Au souk on peut acheter des fruits et des légumes mais aussi de la halva (sésame ) parfumée ou un jus de fruit fraîchement pressé chez Azouri, ce juif yéménite qui vous expliquera les bienfaits de chaque fruit.Nous traversons la rue Jaffa et la voie ferrée (tramway depuis 2011) et nous arrivons sur un mur en brique rouge directement importé de Pologne au 18e siècle et identique à celui du Beth midrach (centre d’études) des gours (mouvement hassidique) en Pologne. Le 3e Rabbi de Gour le Imré Emet échappant au griffes nazis, rejoindra la Palestine ,décédera dans le quartier de Mahané Yehouda, compte tenu de la guerre d’indépendance qui bat son plein, les disciples ne pourront pas enterrer leur maître au mont des oliviers, et ce dernier serra enterré sur place derrière ce mur de briques rouges. Nous traverserons le quartier ultra orthodoxe de Méa shéarim avec des hassidims au manteau noir ou rayé (doré et noir)affublé de chapeaux noirs ou en fourrure et iront écouté les selihots à or hahaym ou convergent des centaines de juifs,religieux ou laïcs venus des 4 coins du pays.

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Rafi Izbicki pour Tel-Avivre-

Guide professionnel du ministère du tourisme depuis 1989, enseignant et examinateur dans différentes écoles de guides.Il est titulaire d’une licence et d’un diplôme d’enseignant en études d’Israël et se fera un plaisir de vous guider dans tous le pays à pied ou en voiture,contactez le au 00972–50-5863988 ou depuis Israël 050-5863988

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