Deux chercheurs israéliennes, qui ont mené une étude sur les bactéries magnétiques et les organismes unicellulaires qui ressemblent à des bactéries, sont en lice pour un prix de 100.000 de dollars de la part de l’Organisation des Nations Unies et de L’Oréal. Les prix seront attribués en mars prochain et les candidats proviennent de dizaines de pays à travers le monde.

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Mardi, le comité israélien L’Oréal-UNESCO a confirmé la participation de deux candidates israéliennes: Natalie Zetoony, qui travaille sur un projet visant à développer une façon d’utiliser « des bactéries magnétiques », à l’Université Ben Gourion, et Adit Naor, qui étudie l’échange de gènes chez les archées halophiles (organismes unicellulaires qui ressemblent à des bactéries, mais qui ne le sont pas), à l’Université de Tel Aviv.

Le Prix féminin de la science aide les femmes scientifiques, en particulier les épouses et  les mères à poursuivre leur travail en dépit des pressions et des charges familiales.

Cinq femmes du monde entier sont choisies chaque année par un jury international composé de scientifiques du progrès dans les sciences de la vie et du génie des matériaux, les gagnantes obtiennent 100.000 dollars pour soutenir leur recherche. En outre, le programme octroie des bourses à 15 jeunes chercheurs travaillant sur des projets avancés. Les bourses, d’une valeur de 40,000 dollars sont étalées sur deux ans.

Au cours des 15 dernières années, il y a eu 64 lauréates de 30 pays différents et des bourses ont été accordées à plus de 1.200 femmes dans 103 pays.

Zetoony et Naor ont reçu leurs nominations à la soirée de gala à Tel-Aviv mardi soir. Zetoony étudie les bactéries magnétotactiques. Résidant principalement dans l’eau, ces bactéries non porteuses de maladies ont leurs propres aimants internes. Les bactéries ont été découvertes en 1975 et c’est seulement maintenant que les scientifiques, comme Zetoony, tentent de comprendre ce qu’il faut faire avec elles. Zetoony estime que les bactéries sont utiles pour un certain nombre de paramètres industriels et médicaux, tels que le développement d’outils nano-magnétiques pour construire des nano-ordinateurs et le traitement du cancer et d’autres maladies.

La recherche de Naor se concentre sur les archées, les organismes qui ressemblent à des bactéries dans la forme, la taille et le comportement, mais n’en sont pas. Naor étudie une souche particulière d’archées qui vit dans la mer Morte (la teinte rosâtre parfois observée dans la Mer Morte est causée par ces bactéries). Ces archées ont une capacité unique à échanger des gènes. L’échange a lieu entre les archées et beaucoup d’autres structures de gènes selon la recherche de Naor. En substance, le processus est une forme de sélection naturelle en direct. Les implications de ce processus pour un usage médical pourraient être importantes.

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Nava Ravid, le président de L’Oréal-Israël, a salué le choix de Zetoony et Naor comme candidates. « Les scientifiques sont curieux, toujours en quête de la vérité, sont compétitifs et ambitieux dans leur recherche. Toute personne peut développer ces compétences et  toute différenciation entre hommes et femmes dans cette veine est un mythe. Les deux femmes choisies par le comité représenteront Israël à la compétition internationale l’année prochaine. »

 

Dan Amsellem pour-Tel-Avivre-

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