La saison estivale a commencé à Tel-Aviv, et divers athlètes, professionnels et amateurs se frayent un chemin vers les plages pour exercer leurs passions sportives. Beaucoup d’entre eux viennent pour jouer aux « matkot » le jeu le plus populaire en Israël.

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« Les » Matkot » ont été inventées en Israël », explique Shay Gur, un joueur. « C’est un jeu que vous pratiquez avec l’autre et non contre lui ». Il mêle à la fois la défense et l’attaque. Vous devez faire vos coups de façon à ce que votre adversaire puisse renvoyer la balle exactement dans votre direction ».

Selon Liron Aharonson, « il y a peu de femmes qui jouent réellement aux matkot. Je n’y avais moi-même jamais pensé jusqu’à ce qu’ il y a quatre ou cinq ans, un ami me dise : » Viens nous allons essayer », et j’ai eu un réel coup de foudre ». Les joueurs israéliens consacrés disent que c’est amusant et que ça offre un excellent entraînement physique.

 » Ce n’est pas un sport national mais je pense qu’il va en devenir un », dit Shay Gur. « Ce n’est pas réglementé, il n’y a pas de système de points ou de parties limitées  mais c’est du vraiment du  sport qu’on peut pratiquer selon son envie. »

Yair Ace a été consacré le « roi des Matkot » .

« Je suis le meilleur joueur en Israël », dit-il. «Je connais toutes les tactiques de jeu, je joue vite, fort, je défends, j’attaque, j’apprends aux gens à jouer, mais personne ne peut m’égaler », dit-il en souriant. Amnon Nissim joue avec ses amis depuis longtemps. Avec Moris il a décidé de créer un musée avec pour exposer les différents types de raquette « matka » de toutes les périodes. Le musée se trouve sur le bas de la rue principale du quartier de Neve Tzedek, la rue Shabazi, à Tel-Aviv. Il est en réalité situé à l’intérieur de la maison de Nissim et ouvert à tous les visiteurs qui souhaitent découvrir le seul lieu au monde où demeure une collection impressionnante de matkot .

 » Les Matkot font partie de la culture israélienne », explique Nissim. « Nahum Gutman en 1932 a confectionné des matkot pour ses enfants et leur a appris à jouer, ce qui signifie que les Matkot existaient avant même la création de l’Etat d’Israël. C’est ce qu’on peut appeler un symbole national en passe de devenir un sport israélien ». Nissim, qui y joue depuis 60 ans, vit tout seul, entouré de ses Matkot, dont la plupart sont des cadeaux qu’il a reçus.

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« Avant d’être un collectionneur je suis d’abord et avant tout un joueur  passionné de Matkot,  c’est ma vie », dit-il. Le musée est gratuit parce que Nissim dit  que passion et argent ne se mélangent pas.

Dan Amsellem pour -Tel-Avivre-

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