Concours de généalogie au musée de Tel-Aviv

Quand Deryn Klein, 11 ans, étudiante en cinquième année à l’academy juive de San Diego en Californie (GMLS), a commencé ses recherches sur son origine, elle a eu un choc total.

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«J’ai découvert que mon arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père était le premier rabbin de Palestine », a déclaré Klein, se référant à Avraham Wolfensohn, un juge talmudique et chef de la communauté ashkénaze à Safed, au milieu du 19 ème siècle. «Grace au concours,  j’en sais beaucoup plus sur ma famille, auparavant je ne m’étais jamais préoccupée du passé de mes ancêtres. »

Klein et plus de 12.000 autres enfants provenant de 76 institutions juives à travers le monde, ont exploré leurs origines familiales et exposé le parcours de leurs ancêtres à travers des installations artistiques dans une exposition intitulée «l’histoire de ma famille»à Beit Hatfutsot, le Musée du peuple juif à Tel-Aviv, géré par l’École internationale d’études du peuple juif. L’institution est financée par le ministère de l’Education d’Israël ainsi que des donateurs et des organismes privés, à la fois en Israël et à l’étranger. Un panel de juges de la communauté juive mondiale a sélectionné 36 lauréats du monde entier, des États-Unis, d’Israël, d’Amérique latine, d’Australie, d’Espagne et d’autres pays, et les gagnants sont venus en Israël pour la cérémonie d’exposition la semaine dernière.

Deryn Klein, un étudiant de cinquième année à partir de San Diego, CA, regarde par dessus son oeuvre primée pour «l'histoire de ma famille», un concours organisé par le Beit Hatfutsot, le Musée du Peuple Juif (crédit photo: Leeor Bronis / Horaires d'Israël)

L’objectif du concours est d’amener les enfants et leurs parents à s’interroger sur leur identité juive, selon Shelley Kedar, directeur de l’École internationale d’études du peuple juif. Lorsque le programme a commencé il y a 17 ans,  les créateurs ont essayé de trouver des moyens novateurs pour inciter les gens à  s’intéresser à leurs racines.

« Nous avons constaté que la seule chose que les gens aiment vraiment faire, c’est parler d’eux », a déclaré Kedar. « Nous avons donc imaginé qu’ils pourraient entamer des recherches sur leur propre histoire et peut être découvrir quelque chose sur leur famille qu’ils ne connaissaient pas. »

Les étudiants doivent compléter un album dans lequel ils décrivent sept générations d’histoire familiale, avec des photos et des biographies détaillées de leurs ancêtres.

Pour Roni Heimberg, 12 ans, la gagnante de Shoham en Israël, le projet  fut pour elle l’occasion de découvrir que du côté de son père, beaucoup ont passé des années dans un camp de concentration nazi pendant la Shoah. Son père, Rami Heimberg, dit avoir appris de nouvelles choses sur sa famille en travaillant avec sa fille.

«Nous avons fait beaucoup de recherches, notamment sur les années qu’ils ont passé  en Pologne », a déclaré Heimberg.

Le projet de la lauréate Roni Heimberg était un petit train en bois, semblable à ceux utilisés pour le transport des déportés vers les camps pendant la Shoah. Le côté gauche représente la famille de son père déportée, tandis que le côté droit représente la famille de sa mère, qui a fui l’Holocauste en Argentine, où ils ont construit une nouvelle vie prometteuse.

Pour la remise des prix, les gagnants de l’étranger se sont rendus en Israël pendant une semaine, accompagnés de leurs parents. Le financement du programme n »a couvert que les billets d’avion pour les enfants.

Les parents de Gianni Mizrahi, 10 ans, le gagnant de San Diego, ont dit qu’ils n’auraient manqué pour rien au monde de voir leur fils accepter un prix. Gianni a réalisé pour la circonstance une grande mosaïque en « hai « - le mot hébreu pour «vie» – couverte de petites fenêtres. Une fois ouvertes, elles libèrent de courtes histoires audio sur sa famille.

«Ce fut quelque chose de vraiment unique et différent pour moi», a dit le garçon. « C’est mon arbre généalogique, je suis lié aux juifs du monde entier.  »

Dan Amsellem pour -Tel-Avivre-

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