L’an dernier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a proposé de libérer 50 prisonniers  palestiniens, retenus depuis le début des années 1990, dans le but d’obtenir des négociations de la part du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Toutefois, il a rejeté l’offre.

abbas et netanyahu

Aujourd’hui, un haut responsable palestinien a déclaré au  « Times Israël », que les Palestiniens pourraient accepter de reprendre les pourparlers avec Israël si Netanyahu libère les 107 vétérans pré-Oslo toujours en prison, dont la plupart ont du sang sur les mains. Le bureau du premier ministre n’a fait aucun commentaire sur la question.

Les commentaires officiels de l’Autorité palestinienne ont été révélés car le secrétaire d’Etat américain John Kerry se prépare à effectuer sa cinquième visite dans la région en quatre mois, pour inciter Netanyahu et Abbas à établir des négociations. Kerry doit rencontrer Netanyahu et Abbas séparément jeudi.

Pour recevoir les nouveaux articles de Tel-Avivre, une fois par jour, inscrivez-vous à notre Nouvelle Newsletter.

Le responsable palestinien, qui a demandé à ne pas être nommé, est l’un des proches collaborateurs d’Abbas. Il dit que la libération de tous les vétérans » pré-Oslo « est une exigence «stratégique» pour l’Autorité palestinienne. Il dit que leur libération pourrait s’avérer suffisante pour ramener l’Autorité Palestinienne autour de la table des négociations, mais il a refusé de le dire de façon explicite, et ne pouvait pas exclure des conditions palestiniennes supplémentaires. Dans le passé, M. Abbas a indiqué qu’il ne voulait pas reprendre les pourparlers si Israël poursuit la construction de nouvelles colonies, et les chiffres publiés dimanche ont montré une forte hausse des chantiers pour les 3 premiers mois de cette année.

Dans le cadre des efforts pour obtenir les négociations, M. Netanyahu a exprimé sa volonté de libérer 50 des prisonniers de longue date, arrêtés avant les accords d’Oslo. La libération se serait déroulée en trois étapes : 25 prisonniers, puis 15, puis 10. Les communiqués ont été subordonnés à une reprise non seulement des pourparlers entre les deux parties, mais aussi à des rencontres directes entre Abbas et Netanyahu.

Cependant, les Palestiniens ont rejeté l’idée. Selon des sources palestiniennes, la libération de 50 détenus des prisonniers  était inacceptable.

Pour recevoir les nouveaux articles de Tel-Avivre, une fois par jour, inscrivez-vous à notre Nouvelle Newsletter.

Cette proposition a été menée par le chef de l’équipe des négociation de l’OLP, Saeb Erekat et l’envoyé spécial du Premier ministre pour les négociations avec les Palestiniens, Yitzhak Molcho. Des messages ont été envoyés au roi Abdallah de Jordanie, dont le royaume a accueilli plusieurs pourparlers entre Israël et l’Autorité palestinienne. Un représentant spécial de Netanyahu est même allé à Amman pour exposer la proposition au roi.

Avant cette offre, Israël avait proposé de libérer un plus petit nombre de vétérans. Au départ,Israël projetait de libérer cinq ou six prisonniers seulement, mais ce nombre a augmenté au fil du temps. Abbas, pour sa part, a accepté de rencontrer Netanyahu, mais seulement si tous les prisonniers avant d’Oslo étaient libérés afin de lui faire part, en face-à-face, de ses conditions pour redémarrer les négociations.

Les forces de sécurité israéliennes  ne voient pas d’objection à relâcher 107 anciens combattants, en référence à la libération des 1.027 prisonniers palestiniens avec le Hamas dans le cadre de la libération de Gilad Shalit en octobre 2011.

Diane Cohen pour -Tel-Avivre-

Print Friendly, PDF & Email